D. AUTRES CAUSES DE MORTALITÉ
En dehors de ces trois grandes causes de mortalité, nous relevons dans nos obsérvations un certain nombre de faits (12 cas) où la mort est due à des causes diverses
1° Trois fois la mort a été due à l'apparition d’une fistule gastrique (obs. 13 et 11) ou duodénale (obs. 24). Nous étudierons, au chapitre des complications, les conditions dans lesquelles apparaissent ces fistules et celles de leur prophylaxie. Leur gravité doit être retenue, ainsi que le fait qu’il s’agissait de cas où on avait laissé un drainage au contact d’une suture peu satisfaisante.
20 Dans 4 cas, la mort a été observée à la suite de
ERÉTAANES
complications suppuratives localisées : abcès du Douglas (obs. 42), abcès de la fosse iliaque (obs. 48), abcès du foie (obs. 21), parotidite suppurée (obs. 16).
3° Dans 2 cas, la mort a été due à une hémorragie gastrique ou duodénale post-opératoire (un moœælena, une hématémèse).
4° Une mort au 3° jour a été la conséquence d’une éviscéralion post-opératoire.
5° Dans une dernière observativn publiée par DESs- JACQUES à la Société de Chirurgie de Lyon, la mort enfin a été la conséquence d’une occlusion post-opératoire due à l’agglutination des anses grêles au contact de l’orifice de drainage sus-pubien. Nous avons une autre observation (n° 54), où la mort a été due à une occlusion de l’intestin grêle, due à l’agglutination des anses grêles au contact de l’incision iliaque qui avait été pratiquée par suite d’une erreur de diagnostic, et par laquelle on avait laissé un drain plongeant dans le Douglas. Nous dicuterons dans le chapitre des complications post-opératoires la question de ces occlusions et du rôle du drainage sus-pubien. Nous n’y voulons pas insister ici.
De cette étude des conditions et des causes de la mortalité post-opératoire, on peut tirer quelques conclusions :
1° En premier lieu, il est intéressant de noter la période des suites opératoires où se produisent les complications pouvant aboutir à la mort. L’étude du graphique ct-yoint montre qu’il existe trois sommets sur là courbe de {a mortalité. Un premier dans la période post-opératoire immédiate : ce sont les morts
dites par shock, du premier au troisième jour. Un deuxième à la fin de la première semaine, et qui correspond aux péritonites diffusantes progressives. En-
S Ce
Rx 2:
Causes de mortalité
fin, un troisième autour de la quatrième semaine : il s’agit là de complications secondaires, la plupart du temps suppuratives, parfois de fistules ou d’occlusion. De ces trois périodes, la première est évidemment la plus dangereuse, et l’on peut dire que, dans la majorité des cas, les opérés d’ulcère perforé qui ont passé la première semaine, évolueront vers la guérison. 2° L’étude des causes des mortalités, d'autre part, montre que parmi elles il en est qui sont la rançon de