‹ Résultats immédiats et éloignés des interventions pour ulcères gastro-duodénaux perforés (D'après les malades du service de garde de l'Hôtel-de-Dieu de Lyon)Chapitre 35 sur 65 · B. SHOCK OPÉRATOIRE · texte numérisé non relu

B. SHOCK OPÉRATOIRE

Le shock opératoire est la deuxième cause de mort par ordre de fréquence. Nous publions 8 cas de mort par shock opératoire. Il s'agissait de malades à l’état général si gravement atteint que 3 d’entre eux (obs. 10, 45 et 3) sont morts pendant l'intervention. Les autres moururent quelques heures après, ou le jour même de l'intervention. C’est là, la rançon de la chirurgie d’urgence faite dans des conditions générales défectueuses. On peut seulement se demander quelle a été la part de l’anesthésie, dans de tels cas, dans le shock opératoire, et si une pratique plus large de l’anesthésie locale chez de tels sujets, opérés tard, ne pourrait pas diminuer cette proportion.

Dans ce groupe, nous n’avons pas constaté, comme plusieurs auteurs, STENBUCK, de New-York, en particulier, que l’âge ait été un facteur très important de

mortalité. Aucun de nos malades n'avait plus de 50 ans. Nous croyons qu’il s’agit de malades vus très tardivement après leur perforation, dans des conditions générales de résistance défectueuse, et chez qui le degré avancé des lésions péritonéales rendait fatale toute intervention, si bénigne et si rapide fut-elle. Ces morts relèvent donc en réalité de la péritonite, et, comme les précédentes, sont à porter au passif du diagnostic trop tardivement fait.

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