‹ Résultats immédiats et éloignés des interventions pour ulcères gastro-duodénaux perforés (D'après les malades du service de garde de l'Hôtel-de-Dieu de Lyon)Chapitre 53 sur 65 · LA DÉGÉNÉRESCENCE MALIGNE SECONDAIRE · texte numérisé non relu

LA DÉGÉNÉRESCENCE MALIGNE SECONDAIRE

Dans deux cas, enfin, la mort est survenue consécu-

tivement à une dégénérescence maligne de lPulcère. Il

faut noter que dans un ce ces cas il n’est pas sûr qu’il se soit agi d’un ulcère banal perforé. En raison de l’induration très particulière, on avait fait, au moment de l'intervention pour perforation, des réserves sur la nature cancéreuse possible. La longue évolution de ce malade (5 ans) fait penser qu’il s’est peut être agi d'emblée d’un de ces ulcéro-cancers à marche lente sur lesquels l'Ecole lyonnaise a particulièrement insisté. Cet accident pourrait justifier la pratique de la pylorectomie d’urgence dans les cas suspects, lorsque l’état général le permet, ce qui donnerait quelque chance d'éviter l’évolution ultérieure du néoplasme. En tous cas, si la pylorectomie d'emblée est impossible, il est alors évidemment indiqué dans un deuxième temps opératoire, de réintervenir à froid et d’enlever

par gastrectomie large la lésion suspecte.

c) Accidents tardifs indépendants de la « maladie ulcéreuse »

Si les symptômes douleurs et vomissements doivent tout d’abord faire penser aux hypothèses précédentes, il faut néanmoins envisager d’autres diagnostics : Nous allons étudier les différentes complications qui peuvent venir troubler les suites éloignées de nos malades, en dehors de toute réapparition d’ulcère.

Nous envisagerons successivement :

1° La non évacuation du bouton ; 2° Les sténoses de la bouche de gastro-entérostomie ; 3° Les occlusions éloignées par péritonite plastique ;.

4 Les éventrations tardives.

troubles qui rentrent dans la classe de simples complications tardives de l’acte opératoire, non de la maladie causale.

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