L’HOMME ET LES ANIMAUX CONSIDÉRÉS COMME MOTEURS
La quantité de travail que l'homme et les animaux peuvent développer par jour, sans nuire à leur santé, devient un maximum si l'effort (K en kilogrammes), la vitesse du point d'application (C en
FORCES ANIMALES
mètres par seconde) et le nombre T des heures de travail par jour ont de certaines valeurs. Cette quantité de travail journalier est
W = 3600 K C T kilogrammes-mètres
Les valeurs les plus avantageuses K C T pour lo travail journalier dépendent et de l'individu et de la nature de son activité; elles sont rapportées dans le tableau suivant qui donne des appréciations moyennes. La durée moyenne du travail journalier est T — 8 heures.
Individus.
Poids.
Machine.
KC
Kilofrimmrs.
Kilogrsm.
.Mitre*
Kilugrmêt
sans machine ....
au levier
à la manivelle ....
Homme ,
au manège
à la roue
24° à la roue mon-
tante
sans machine ....
Cheval . .
au manège
sans machino ....
Pœuf. . .
au manège
( sans machine ....
Mulet . .
au manège
( sans machine ....
Ane. . .
J au manège
Si la durée du travail journalier est de Z heures et la vitesse de travail V mètres par seconde, on trouve l’effort P qu’un moteur animé peut vaincre approximativement par l’expression suivante, établie par Gerstner:
P ■= ^2 — —j (2 K kilogrammes
La quantité de travail journalier devient dans ce cas :
W -= 3600 P V Z kilogrammes-mètres
FORCES ANIMALES
Pour un travail qui a lieu avec la vitesse moyenne C et qui est seulement de peu de durée, on peut porter en compte V = C et Z = O, et alors l'effet P devient:
P = 2 K kilogrammes
Dans le calcul des cabestans et des grues, on peut porter à 16 kilogrammes l'effort de l’ouvrier contre la manivelle.
Pour un travail qui a lieu avec une très petite vitesse et qui est de peu de durée, on peut porter en compte V = o, Z — 0, et on obtient :