‹ Résultats scientifiques et pratiques destinés à la construction des machinesChapitre 40 sur 128 · ETABLISSEMENT DES BARRAGES · texte numérisé non relu

ETABLISSEMENT DES BARRAGES

Circonstances dans lesquelles rétablissement cPun barrage est

avantageux ou nécessaire.

L'établissement d'un barrage n'est possible que dans le cas où les circonstances permettent de produire, sur une longueur considérable, une élévation du niveau d'un cours d'eau. L'établis* sèment d'un barrage est utile ou nécessaire dans les cas suivants : 1° si aucune chute naturelle n'existe et si l'on veut produire une chute artificiellement; 2° si la chute, qui existe on un point, n'a pas une hauteur convenable et si l'on veut augmenter cette hauteur; 3° si l'on veut concentrer en un certain point la pente qui existe sur une étendue plus ou moins considérable d'un cours d'eau; 4° si les changements naturels du niveau d'un cours d'eau doivent être diminués ou annulés; 5° si l'élévation du niveau d'eau n'est pas supérieure à 2*5 mètres environ; 6° si deux ou plusieurs des circonstances, qui viennent d'être indiquées, se rencontrent en même temps.

Circonstances qui déterminent Vespece de barrage qu'il faut adopter.

Un barrage à déversoir est dit parfait ou imparfait, suivant que la couronne du déversoir est plus élevée ou plus basse que

le niveau de l'eau en aval. Ce dernier est d'ailleurs au-dessous du niveau du courant primitif (avant rétablissement du barrage), si une partie de l'eau se trouve détournée en amont du barrage et s'il ne passe, par suite, au-dessus de ce barrage, qu'une quantité d'eau Q plus petite que le débit primitif du courant Qq.

Si on désigne par:

a la profondeur moyenne du courant pour la Quantité Qq, avant

l'établissement du barrage, b la largeur du lit, e l'abaissement du niveau, en aval de déversoir, produit par la

retenue Qo — Q, on a approximativement:

formule qui est d'autant plus exacte que les rives du courant sont plus raides et que b est plus grand par rapport à a.

Si on pose:

les valeurs de x et y sont à déterminer par le tableau suivant :

On doit établir un barrage à déversoir imparfait, lorsque le niveau du cours d'eau n'est pas très variable et que la surélévation à produire n'est pas trop considérable. H convient, au contraire, de recourir à un barrage à déversoir parfait, lorsque la surélévation à produire est grande et le volume d'eau peu variable. Il devient nécessaire d'établir un barrage à écluses, lorsque les localités ne permettent aucune élévation pendant les grandes eaux. Enfin, un barrage mixte, à déversoir et à écluses, constitue la solution à adopter, si le niveau doit être maintenu constant avec une alimentation très variable.

Solution plus rigoureuse de la question relative à V établissement d'un * barrage parfait ou imparfait.

Soient:

h l'élévation qui doit être produite par le barrage, b la largeur du barrage, qui coïncide généralement avec celle

du cours 'd'eau, mais qui quelquefois peut être plus grande, Q le volume d'eau (en mètres cubes), qui passe dans une seconde

par dessus le barrage. __

Si la quantité d'eau Q est plus petite que 0*57 b h 1^2 g h, il faut établir un barrage à déversoir parfait. Si elle est plus grande, il faut établir un barrage à déversoir imparfait. Enfin, si Q = 0*57 b h 1^2 g h, la couronne du barrage doit s'élever jusqu'au niveau primitif du cours d'eau.

Hauteur cTun barrage à déversoir parfait.

Si on désigne par:

h la valeur de la surélévation, c'est-à-dire la distance verticale des niveaux, en avant et en arrière du barrage, après la construction, r x la profondeur de la couronne au-dessous du niveau exhaussé,

b la largeur du barrage,

Q le volume d'eau, en mètres cubes, qui doit passer sur le barrage en une seconde,

la valeur de x, pour une couronne arrondie, est donnée par la

relation :

\0-57bl/"2g/

Page 1