‹ Résultats scientifiques et pratiques destinés à la construction des machinesChapitre 80 sur 128 · C ! KC · texte numérisé non relu

C ! KC

Kilogr

Mètres.

DU

Klgmtr. 5*5

304 FORCBS ANIMALES.

Les indications de ce tableau donnent lieu aux remarques suivantes :

Pour qu'un homme, en agissant sur un levier, développe le travail indiqué, il faut qu'il exerce une pression verticale sur ce levier, supposé mobile autour d'un axe horizontal. Cet axe doit se trouver à une hauteur de lm- à lm-l au-dessus du sol sur lequel l'homme repose; l'angle qu'il décrit ne doit pas dépasser 60° et enfin l'arc correspondant au point d'application de l'effort doit être, au plus, de lml.

Les données relatives à la manivelle sont les résultats d'expériences sur un grand nombre de journées de travail. Dans le cas de deux ouvriers, agissant sur des manivelles croisées et travaillant parfaitement d'accord, l'expérience montre qu'on peut prendre pour chacun d'eux:

Dans tous les cas, on suppose que la manivelle ait une longueur de Qm-4, qui est la plus convenable, et que son axe soit à une hauteur de lm* environ au-dessus du sol.

Les données relatives au travail sur un manège peuvent également être adoptées pour le cas d'un treuil vertical (cabestaji), lorsque les leviers, sur lesquels on agit, se trouvent à la hauteur la plus convenable au-dessus du sol (lm-3 environ). Avec une durée de travail de 6 heures, on peut, d'après les résultats de l'expérience, prendre pour un treuil de ce genre:

La valeur de K, inscrite au tableau pour la roue montante, suppose un ouvrier du poids de 65k-7; pour ce même poids, la valeur de K, avec la roue à chevilles, correspond à un angle de 1001/2 entre le rayon horizontal et celui sur lequel se tient l'ouvrier.

Au point de vue du travail mécanique de l'homme, on peut encore ajouter les indication^ suivantes:

Un ouvrier, montant par une échelle ou un escalier, qu'il redescend à vide, une charge de Q kilogr. à une hauteur h (en mètres) et répétant cette opération n fois par jour, peut développer, au maximum, un travail journalier:

W = Q n h ~ 55000 kilogr. met

en supposant Q = 50k- et n h = 1100m-

Lorsqu'un ouvrier tire sur une corde, pour déplacer une charge sur un chemin horizontal, et que cette corde est précisément dans la direction du chemin, on peut poser:

Lorsqu'il tire sur une corde verticale, en agissant alternativement -avec Tune et l'autre main, on peut prendre, en moyenne:

K = 16k- , W = 80000 kilogr. met

Lorsqu'un homme agit sur une machine, pour une même durée de travail égale à T heures et supposée la plus convenable, les valeurs les plus avantageuses pour la pression engendrée P et la vitesse V par 1" du déplacement du point d'application dans le sens de P, c-à-d. les valeurs de P et de V, pour lesquelles l'effet utile est maximum, son* différentes des valeurs de K et de C, qui correspondent au travail maximum.

Si on désigne, en effet, par:

P4 la. pression utilisée,

P — P4 = R + f Pt la fraction de P qui est employée à surmonter les résistances de la machine, dont les unes sont constantes, tandis que les autres augmentent proportionnellement

àp„

on a, pour les valeurs les plus avantageuses de P et de V:

et, par suite, le maximum de l'effet utile, par seconde, est :

p,v== iff-KC

Les indications du tableau, relatives au travail du cheval et des autres animaux, agissant sans machine, se rapportent principalement au tirage sur un chemin horizontal. Pour le cheval, en particulier, le travail, effectué dans ces conditions, dépend à un haut degré de ses propriétés corporelles, et surtout de son poids. Pour une durée de travail de 8 heures et pour des chevaux dont le poids est compris entre 250 et 300 kilogr., on peut admettre:

K = 50; C=l-2; KC = 60

Kedt entacher, Résultats. 3* édition. 20

pour des chevaux lourds, d'un poids variable entre 350 et 40O kilogr. :

K = 65; C = l-2; KC = 78.

Pour les chevaux agissant sur des manèges, le travail varie

dans le même rapport et on peut admettre que, pour une même

durée de travail de 8 heures , les valeurs de K, C tet K C sont

respectivement les —, — et — de celles qui correspondent au

tirage en ligne droite, lorsque le rayon du cercle décrit par le cheval est de 5m- environ.

Lorsqu'on tient compte des résistances dues au frottement, l'effet utile, obtenu au moyen d'un manège, n'est guère que les 0*8 du travail réel développé par les animaux.

Dans le cas où le cheval agit sur un plancher incliné mobile, en désignant par:

G le poids du cheval, a l'angle d'inclinaison du chemin sur lequel il marche, tout en

conservant une position fixe dans l'espace, on peut prendre, en moyenne:

sin a = —, ou a = 1401/2

Si la durée du travail journalier est de Z heures et la vitesse de travail de V mètres par seconde, on obtient approximativement, pour la résistance P, qu*un moteur animé peut surmonter, l'expression suivante, qui est due à Gerstner:

La quantité de travail journalier devient alors:

Pour un travail qui s'effectue avec la vitesse moyenne C et qui n'a qu'une faible durée, on doit faire V = C et Z = O, ce qui donne, pour la résistance:

Dans le calcul des cabestans et des grues, on peut adopter 16 kilogrammes pour l'effort d'un ouvrier sur la manivelle.

Pour un travail de ce genre, qui est généralement coupé par de longues périodes de repos, P peut ne pas être très notablement supérieur à K, tandis que la vitesse V peut être beaucoup plus grande que la vitesse C, correspondant à un travail continu. Ainsi, par exemple, dans le travail sur une manivelle, pour l'élévation du mouton d'un appareil à déclic, différentes observations montrent qu'on peut prendre:

P = 8k-, V = lm-25.

Pour une durée de travail de 10 heures, 4lul/2 80nt em" ployées à tourner la manivelle et 5h-y2 sont consacrées à des travaux accessoires ou à des repos.

Pour un travail qui s'effectue avec une très petite vitesse et qui est d'une très faible durée, on doit faire V =o, Z = 0, et on trouve alors, pour le maximum de résistance qu'on puisse surmonter :

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