‹ Résumé complet d'archéologie. Orné de planches. Par M. ChampollionFigeac. Tome premier second Monumens d'architecture, de sculpture et de peinture, comprenant les constructions de tout genre, les statues, basrelief, ... avec une introduction historique et terminé par un vocabulaireChapitre 22 sur 37 · DIVINITÉS ÉGYPTIENNES · texte numérisé non relu

DIVINITÉS ÉGYPTIENNES

et un disque peint en jaune; Pooh ( le dieu Lunus ) ;

Scarabée à tête de belier ornée du disque et de deux agathodémons sur ses cornes, auxquelles deux croix ansées sont appendues ; Chn ouphis-Nilus ;

Vautour coiffé de la mitre du pschent ornée , et portant une palme dans chacune de ses serres ; Neith ;

Ibis blanc sur une enseigne; Thoth deux ois grand (le second Hermès);

Epervier sans ornemens; Horus ;

Epervier, le disque et un uræus sur sa tète; Phré (le soleil) ;

Epervier, le disque rouge sur sa tête, avec deux uræus, une palme et une croix ansée ; Thoth trismégiste (le premier Hermès) ;

Epervier, sa tête ornée du pschent avec beaucoup d’accessoires; Phtha-Socari ; Vanneau avec des aigrettes; Benrio ; Epervier dans un carré ; Athôr ( Vénus Egyptienne;

Vache avec un disque sur la tête ; Athôr.

Sphinx mâle (barbu) , le disque rouge et l’uræus sur la tète; Phré (le soleil) ;

Disque rouge ailé, duquel sortent quelque-

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fois des rayons de lumière, avec ou sans les deux croix ansées , deux palmes et deux uræus; Thoth trismègiste (le premier Hermès).

Disque jaune dans une barque , avec ou sans cynocéphales; Pooh (le dieu Lu nus).

ii 2. Les exemples qui viennent d’être cités , suffiront pour donner une idée générale de la représentation des divinités égyptiennes sous les trois formes ci-dessus indiquées, et pour diriger l’archéologue dans l’étude du grand nombre de figures que le hasard lui procurera. On 11e doit jamais oublier cette triple manière de représenter les divinités ; mais on retrouvera toujours l’unité et la conformité des ornemens de la tête pour le même personnage figuré soit de forme humaine pure, soit de forme humaine à tête d’aniinal, ou enfin sur l’animal même qui lui était consacré et en était l’emblème vivant. Ainsi cette multiplicité apparente de représentations se réduit déjà de beaucoup par cette synonymie fondée sur la constitution des emblèmes. Nous ajouterons seulement , quant au sphinx , qu’il paraît avoir été celui de toutes les divinités, et même des rois et des reines de l’Egypte. Mais il n’y a néanmoins au-

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cune confusion à redouter : pour les dieux symbolisés sous la forme du sphinx, la coiffure et les emblèmes caractérisent spécialement chacun d’eux, et se rapportent invariablement aux personnages qu’ils représentent; et pour les rois et reines , un cartouche ou encadrement elliptique , est toujours à côté du sphinx male ou femelle, et ce cartouche renferme le nom même du roi ou celui de la reine qui sont ainsi figurés. On reconnaît à tous ces détails un peuple essentiellement réfléchi et méthodique ; il ne s’agissait pour nous que de pénétrer cette méthode et d’en saisir toutes les divisions : le premier pas est fait, et les préceptes qu’on vient d’exposer en sont les résultats. On peut consulter, pour de plus amples détails sur la religion égyptienne et les figures de ses divinités , le Panthéon égyptien, publié par mon frère; la liste abrégée qui précède ce paragraphe, en a été extraite, et suffira aux recherches sommaires des archéologues. Les principes généraux qui la suivent sont aussi un guide auquel ils peuvent se confier, quoique publiés ici pour la première fois.

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§ 2. Rois et Reines sur les monumens égyptiens.

ii 3 . Les figures des rois et des reines qu’on rencontre sur les monumens égyptiens de tout genre, sont de forme humaine pure, nues ou vêtues, ou bien en gaine. Pour les rois comme pour les dieux , un appendice au menton , ou barbe tressée , les distingue des reines comme des déesses. Cette barbe tressée est la marque générale masculine pour tous les êtres figurés par les Egyptiens. On reconnaît un roi à deux signes particuliers : i° le serpent urœus , mêlé à leur diadème, avance et élève sa tête et son col renflé audessus de leur front; 2° leur nom est toujours écrit, ou sur leur statue, ou à côté d’eux dans les bas -reliefs et les peintures, et ce nom est une petite série d’hiéroglyphes enfermés dans un cartouche ou encadrement elliptique. Les honneurs du cartouche étaient réservés aux rois et aux reines seuls, et à ceux des dieux considérés comme dynastes ou ayant régné sur l’Egypte : mais, dans ce dernier cas', on reconnaît les dieux à leurs attributs et surtout à leur coiffure, les rois se faisant remarquer d’ailleurs par leurs formes purement

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