ÉTRUSQUES, GRECS ET ROMAINS. IJI
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Etrusques , Grecs et Romains.
i 35 . Les Etrusques cultivèrent aussi la peinture avant les Grecs, et Pline attribue aux premiers un certain degré de perfection, avant que les Grecs eussent échappé à l’enfance de l’art. De très-anciennes peintures , à Ardée en Etrurie , et à Lanuvium , avaient encore , du temps de Pline , toute leur fraîcheur primitive; on voyait aussi, selon Pline, des peintures plus anciennes «à Céré, autre ■ville de l’Etrurie, et l’écrivain romain les loue encore très-particulièrement. On voit de nos jours, aux environs de Tarquinia , près de 2000 grottes ayant servi de tombeaux aux Etrusques; les pilastres sont chargés d’arabesques , et une frise qui règne autour des grottes , est composée de figures peintes , de deux à trois palmes de hauteur, drapées, ailées, armées, combattant ou traînées dans des chars attelés de chevaux. Ces scènes peintes sont très-variées ; on y retrouve les idées des Etrusques sur l’état de l’âme après la mort , des combats de guerrier à guerrier ,
17a MONUMENS DE PEINTURE
des combats plus nombreux, un roi qui survient dans la mêlée, des danseuses, etc. Les Etrusques peignirent aussi les bas-reliefs , les statues , et employèrent l’application du blanc de céruse, sur lequel le contour des figures est tracé en noir, et où les autres couleurs ont été disposées. Ce que nous avons dit des caractères du style étrusque, se retrouve dans leurs peintures ; le style est le premier guide dans les études archéologiques, et les peintures des grottes de Tarquinia , gravées dans l’ouvrage du savant Micali , sont des exemples du style étrusque , trèsbons à étudier pour s’en faire une idée , et l’appliquer à d’autres monumens du même peuple.
i 3 fi. Les Grecs portèrent la peinture au plus haut degré de perfection. Leurs premiers essais furent très-postérieurs à ceux des Egyptiens; ils ne datent pas même de l’époque du siège de Troie, et Pline a remarqué qu’Homère 11e parle nulle part de la peinture. Les Grecs cultivèrent toujours la sculpture de préférence; Pausanias ne cite que 88 tableaux et 43 portraits; il décrit au contraire 2827 statues. Celles-ci étaient en effet un ornement