DISTANCE, VOLUME
de ces corps ; de comparer leur volume , leur masse, leur pesanteur, avec la pesanteur, la masse, le volume du globe que nous habitons ? La solution de ces questions nous met en outre à même d’apprécier avec plus de précision les révolutions et les rapports des astres : elle nous donne une idée plus exacte de la grandeur de notre système planétaire , et de la -puissance du corps central qui en règle tout l’ensemble.
Nous savons que les distances terrestres ne sont rien par rapport aux étoiles, mais s’il n’en est point de môme relativement au soleil , la différence de Tangle qu’on obtiendra dans deux lieux très - distans , fera connaître celui que soustendrait la terre pour un observateur placé dans le soleil : c’est ce qu’on appelle la parallaxe solaire , d’où l'on peut conclure exactement la distance de cet astre. Le môme procédé géométrique sert à déterminer la distance de la lune et des planètes.
Deux observateurs placés sous le môme méridien , à une grande distance , comme l’un à Berlin et l’autre au cap de Bonne-Espérance , mesurent le môme jour à la môme heure , l’angle que fait le soleil avec le pèle ;
nu SOLF.T L.
roi
si la distance à laquelle ils sont placés, n’est point inappréciable relativement à celle qui les sépare du soleil , ils ne doivent point le voir situé au même point du ciel, et par conséquent l’angle qu’il fera avec le polo , pris pour terme de repère , ne sera pas le même aux deux stations. En effet , si nous supposons que les observateurs en A et en B (fig. 2, pl . III) dirigent unepinnule vers le pôle PP', ces deux lignes pourront être considérées comme parallèles , à cause de la distance infinie de ce point : dirigeant ensuite une autre pinnule vers le soleil S, l’observateur en A obtiendra l’angle P A S , et celui en B l’angle P' B S ; or PAS est égal à P' B S'; si de ce dernier angle on retranche P B S , on aura sa valeur, c’est-à-dire l’angle que soustendrait pour un spectateur placé dans le soleil, la base A B.
C’est par un procédé semblable qu’on est.
parvenu à savoir que le rayon de la terre , qui équivaut à i43a lieues marines, donne une parallaxe qui n’est que de 8" V; le diamètre de notre globe vu du soleil ne soustend donc qu’un angle de 17 7 environ.
Le calcul prouve en conséquence, d’après la