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peu , que toutes les portions du disque solaire envoyaient les mêmes couleurs et la même intensité de lumière.
Lorsque nous voyons tous les corps planétaires circuler autour du soleil dans le plan de son équateur , c’est-à-dire de son mouvement de rotation, n’est-il point naturel d’en conclure que tous ces corps ont une origine commune? n’est-ii point permis de penser qu’en vertu d’une chaleur énorme, l’atmosphère solaire s’étendait au delà des limites des planètes ? alors notre monde ressemblait aux nébuleuses ; mais cette atmosphère, en se retirant, a dû abandonner de la matière qui se sera condensée et aura formé de la sorte des globes isolés, retenus seulement par la puissance de l’attraction. Maintenant la chaleur du soleil paraît invariable , mais nos observations sont-elles assez anciennes pour que les résultats soient appréciables ? pourquoi la matière nébuleuse, que nous avons vue parsemée dans tant d’endroits du ciel , ne s’aggloméreraitelle point peu à peu , formant d’abord des noyaux, puis ensuite des étoiles? bientôt, aux limites successives de ces atmosphères solaires, condensées par un refroidissement , se dépo-
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seraient des zones de vapeurs que l’attraction mutuelle de leurs molécules transformerait en sphéroïdes planétaires ?
Les idées émises dans ce chapitre, et pour lesquelles nous ne sommes que l’écho des de Laplace, des Arago, des Herschel, deslluffon, méritent les plus profondes méditations de la part des savans, mais ce ne sont encore que d’ingénieuses hypothèses qu’il nous suffira d’avoir indiquées. j»