‹ Résumé complet d'astronomie ... Par C. BaillyChapitre 22 sur 48 · DE MARS · texte numérisé non relu

DE MARS

Section IV.

De Mars cf. •

La planète la plus proche de la terre, après Vénus , c’est Mars , la première des planètes supérieures , c’est-à-dire dont l’orbe est plus grand que celui de la terre. Placé à une distance telle que le soleil lui paraît de moitié plus petit qu’à la terre , c’est-à-dire à 53 millions de lieues environ , Mars présente une lumière obscure et rougeâtre qu’on ne peut attribuer qu’à une atmosphère épaisse et nébuleuse : son 'volume n’étant que le 5 * de celui de notre globe , Mars est une petite planète assez difficile à distinguer des autres astres ; sa lueur rougeâtre la fait cependant reconnaître. Sa/wa-wene surpasse guère le 10 e de celle de la terre, et sa densité , un peu moindre , peut être comparée à celle des pierres gemmes : la pesanteur doit y faire parcourir aux corps graves, dans la première minute de leur chute , 7 pieds 3 9. Mars décrit son or- . ' bite , dont le diamètre est de moitié plus grand que celui de la terre, en 686 j- 22 t. 18' { :

c’est une ellipse beaucoup plus allongée que celle des autres planètes , et très-peu inclinée sur le plan de l’écliptique dont Mars ne s’éloigne que de i° 5 i'. Les phases de Mars ont fait reconnaître qu’il tourne sur lui-même en 24 k- 3g', et que l’axe autour duquel le mou* vertient de rotation s’exécute est plus court de J- , aplatissement très-sensible , mais qui avait cependant échappé jusqu’à ces derniers temps aux astronomes. Les phases de Mars et des autres planètes supérieures, lorsqu’elles sont distinctes , 11e se présentent plus sous la forme de croissons , mais d’ovales , puisque , par rapport à elles, nous sommes toujours plus ou moins dans la même position que le soleil qui les éclaire.

Mars présente avec notre globe la plus grande analogie, et la température qui y règne doit peu différer de la nôtre. On a pu savoir qu’il est entouré d’une atmosphère assez semblable à la nôtre, et on y distingue des phénomènes analogues à ceux des saisons ; en effet, vers le pôle austral de cette planète , on remarque constamment une tache lumineuse qui croît et décroît en raison de la présence ou de l’absence du soleil , con-

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