‹ Résumé complet d'astronomie ... Par C. BaillyChapitre 26 sur 48 · DE JUPITER · texte numérisé non relu

DE JUPITER

de 180 millions de lieues, aperçoit à peine les planètes qui lui sont inférieures , à cause de leur petitesse : le soleil lui paraît 5 fois moins gros qu’«à nous, et si la chaleur dépendait exactement de la distance de cet astre, d’après la loi connue, elle y serait 27 fois moindre. Mais Buffon, d’après son système de l’incandescence primitive des planètes, loin de supposer Jupiter glacé, prétend qu’il brûlera encore pendant plus de 1 60 mille années, époque à 1 aquelle il deviendra habitable; et cette opinion, qu’on appuie de l’observation des mouvemens considérables qui se passent dans l’atmosphère de Jupiter, peut aussi bien être admise que rejetée.

Jupiter tourne sur son axe en 9 56 ', vitesse 2 5 fois plus considérable que celle de la terre , à cause du 'volume énorme de la planète dont le rayon est 1 2 fois plus grand que celui de notre globe , en sorte que les divers points de sa surface à l’équateur, parcourent plus de 8000 lieues par heure ; la force centrifuge à cet équateur doit donc être trèsénergique, et Y aplatissement aux pôles fort considérable : l’axe des pôles est en effet plus court de ~ , tandis que celui de la terre ne l’est que de L’équateur de Jupiter coin-

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eide presque avec le plan de son orbite , en sorte que les jours et les saisons varient fort peu. Cependant on a reconnu sur cette planète des taches très-singulières : aux pôles, les i taches changent peu , et on pourrait les comparer à des îles flottantes qui disparaissent quelquefois et sont poussées en différens sens ; mais à l’équateur on remarque ordinairement deux bandes zonales parallèles, qui s’alongent , se rétrécissent, se multiplient, sont plus ou moins visiblès, comme des nuages chassés par des vents impétueux (Voyez pl. II, fi g. 4 ) •' au reste, on sait que Jupiter est enveloppé d’une atmosphère , que d’après cela on peut supposer très-dense et très-agitée.

Les taches qu’on observe aux pôles et à l’équateur ne font pas leur révolution dans un temps égal, d’où nous devons conclure qu’elles sont soumises à des changemens très-notables.

La planète qui nous occupe parcourt son orbite autour du soleil en 1 1 ans 3 1 5 j i a ’ ; sa vitesse de translation est bien moindre que celle de la terre. Nous avons vu que Jupiter est 1470 fois plus volumineux que la terre, mais sa densité n’étant pas le quart de

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