‹ Résumé complet d'hygiène privée, ou exposition des moyens propres à maintenir les fonctions de nutrition, de relation et de génération, dans le meilleur état de santé possible ... Par m. le docteur Meirieu; revu par m. le docteur Léon SimonChapitre 25 sur 57 · DF. LA LUMIÈRE. IIJ · texte numérisé non relu

DF. LA LUMIÈRE. IIJ

ou moins de coloration de la peau chez des

individus différens, a été à tort attribué à l’action seule de la chaleur. Sans dire que ce dernier agent n’y contribue pas puissamment, on ne peut nier la puissance de l’action de la lumière, puisque parmi ceux qui vivent sous la même latitude on en voit qui offrent plus ou moins de coloration à la peau, selon qu’ils mènent une vie active ou sédentaire.

Mais la lumière, outre qu’elle stimule la peau et l’entretient dans une activité nécessaire à l'accomplissement de ses fonctions, influe également sur le reste de l’organisme. Ainsi ceux qui vivent habituellement dans des lieux obscurs ; bas et humides, outre la décoloration de la peau que nous avons signalée, sont frappés d’une atonie complète de certains tissus, atonie qui se lie toujours à un surcroît d’activité d’autres tissus. Chez eux les fonctions exhalantes de la peau, les mouyemens , la respiration , la circulation générale languissent; tandis que les glandes lymphatiques, superficielles ou profondes, s’irritent , se tuméfient; en un mot il y a pléthore lymphatique; aussi sont-ils principalement sujets au carreau, aux scro-

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fuies et aux hydropisies. De tout ceci dé* coule la nécessité de faire journellement de l’exercice au moment où le soleil estsur l’horizon, de fuir les habitations où la lumière ne pénètre qu’en petite quantité, et surtout d’éviter de passer une partie de la journée dans le lit, sauf à veiller fort tard. Jamais le' sommeil pris dans le jour ne peut remplacer celui de la nuit.

§ II. — Du calorique.

Après la lumière, l’excitant le plus direct des fonctions de la peau est sans contredit le calorique. Dans le chapitre précédent nous nous sommes trop étendu sur l’action de cet agent sur toute l’économie, pour qu’il soit utile d’y 'revenir ici. Nuus devons cependant ajouter que tous les bienfaits que nous avons dit £tre dus à l’action de la lumière doivent être considérés comme étant le résultat du calorique uni au fluide lumineux.

Mais si dans le précédent chapitre nous avons suffisamment exposé tout ce qui a trait aux différentes températures, il nous reste à parier ici des passages brusques d’une tem-

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