‹ Résumé complet d'hygiène privée, ou exposition des moyens propres à maintenir les fonctions de nutrition, de relation et de génération, dans le meilleur état de santé possible ... Par m. le docteur Meirieu; revu par m. le docteur Léon SimonChapitre 33 sur 57 · SECTION III · texte numérisé non relu

SECTION III

Modificateurs des sécrétions muqueuses et glandulaires.

Les membranes muqueuses sont continuellement le siège d'une sécrétion qui lubréfîe leurs surfacès , empêche leur adhérence et aide quelques fonctions. Mais le produit de

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ces sécrétions étant continuellement mélé avec Celui des follicules que ces membranes contiennent et des glandes qui les avoisinent, nous les 'réunissons ici pour passer suc-, cessivement en revue l’action des modificateurs sur chacune d’elles. •

Les yeux sont irrités, par toutes les vapeurs âcres, la poussière, etc.; il en résulte l’afflux des larmes et quelquefois une ophthalmie; il est inutile d’indiauer les précautions à prendre pour s’en garantir, elles sont connues de tout le monde.

La membrane pitiiupire exhale la mucosité nazale, et cette exhalation est augmentée par tous les exçitans. Celui dont on se sert le plus souvent est le tabac en poudre; il excite d’abord l’éternuement et même le larmoiement, bientôt on s’y habitue et il devient indispensable. L’habitude de prendre du tabac est des plus impérieuses, et du nombre de celles auxquelles toutes les personnes qui l’ont contractée, voudraient échapper; ainsi comme, excepté dans des cas fort rares, le tabac prisé est tout-à-fait inutile, que de plu? cette habitude est fort sale et dégoûtante, nous ne voyons pas

l5j3 FONCTIONS DE NUTRITION, pourquoi on la prendrait ; la sensualité seule y trouve son compte. D’un autre côté, les

falsifications dont le tabac est souvent l’ob-

jet rendent son usage dangereux dans certaines circonstances.

Le Nimofs Jean Nicot, en introduisant le tabac en France, a rendu un grand service à tous nos oisifs ; ils en ont varié les moyens de cousommation. Fumé , le tabac augmente la sécrétion des mucosités buccales et des glandes salivaires, son effet narcotique se fait sentir sur le cerveau, l’occupe, pour ainsi dire, un instant, et dispose au sommeil. La monotonie qui résulte de la répétition des mêmes actes doit entrer pour quelque chose dans cet effet et dans le plaisir du fumeur. C’est une erreur grossière de croire que de fumer facilite la digestion; la salive, qui est si nécessaire pour dissoudre le bol alimentaire, est rejetée et ne peut que difficilement être compensée par la petite quantité qui, imprégnée de la vapeur du tabac, est avalée et irrite l’estomac. L’habitude de fumer noircit les dents , les dispose à la carie, et donne à l’haleine une odeur repous- * »sante.

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Les marins, Jes gens du peuple mâchent le tahac; pris de cette manière, il a les mômes effets que fumé, et par conséquent les mêmes inconvéniens.

Les mucosités stomacales et intestinales sont unies au fluide pancréatique et à la bile. Ces divers liquides, en délayant le bol alimentaire, le dissolvent et aident efficacement la digestion, qui ne pourrait s’opérer sans eux. Les alimens agréables au goût sont en général faciles à digérer, parce qu’ils facilitent la sécrétion des humeurs de l’ap-" pareil digestif. C’est de la même manière qu’agissent les liqueurs spiritueuses , prises en petite quantité, et les drastiques que les gourmands prenaient autrefois sous le nom de pilules ante-cibum.

Par l’irritation qui se communique au foie, la sécrétion de la bile augmente, elle peut même être, surabondante et irriter le canal intestinal. Comme cette surabondance de la sécrétion biliaire est toujours le résultat d’un excès d’activité de l’ appareil destiné à la produire, c’est sur le foie qu’il convient de diriger les moyens propres à

en diminuer l’abondance, et c’est à la médc-

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cine qu’il appartient d’indiquer ces moyens.

Il ne faut pas s’habituer aux purgatifs; ceux dits de précaution sont toujours nuisibles ; cependant, si l’on en a contracte 1 habitude, on ne peut s’y soustraire sans inconvénient.

La chaleui* paraît avoir une action immédiate sur la sécrétion du foie ; elle rend la. bile plus âcre , plus visqueuse : on y remédie par l’usage des. boissons acidulés, telles que la limonade , 1 orangeade , etc. , qui conviennent contre- toutes les irritations

gastriques.

Les sécrétions dont nous venons de parler ne tendent ,pas d’uiie manière bien directe à la décomposition de l’individu, en ce qu’ elles seryent à faciliter des fonctions qui entretiennent la vie en lui ; il n en est pas de même de celles dont nous avons à nous entretenir : ce n’est jamais sans un danger plus ou moins grand que leurs produits sont retenus.

Sécrétions urinaires. Les reins et la vessie sont les couloirs principaux par lesquels récoi}6mie se débarrasse des parties qui ont vieilli sous l’influence de la vie ; le sang ,

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après avoir traversé les reins, est débarrassé d’une partie des principes étfangers qu’il contenait et de l’excès des portions aqueuses ; de là vient que le besoin d'uriner se fait plus fréquemment sentir après le repas, suri tout lorsqu’on a pris beaucoup de boissons aqueuses; par un temps froid et humide; pendant l’Iiiver, lorsque la perspiration cutanée est réduite à peu de chose, et après le bain, surtout le bain froid.

On ne doit pas résister trop long-temps au besoin d’uriner; car on peut ainsi donner lieu à beaucoup d’accidens fâcheux, et dont un des moindres est' la formation de calculs dans la vessie.C’est pour cette raison que les hommes de lettres, qui, tout entiers à leurs occupations , gardent sans s’en apercevoir leurs urines pendant long temps, sont plus exposés à cette affection. La vessie semble ne pas être étrangère à la sécrétion de l’urine ; on ctoit qu’elle sépare du sang .' «n fluide aqueux qui est mêlé à celui qui vient des reins.

Quelques substances ont une action spéciale sur les organes urinaires ; il appartient à la Pathologie d’examiner celle du nitrate

HYGIÈNE. Il

l6a ' FONCTIONS DE NUTRITION.

de potasse et des cantharides : l’essence -de térébenthin^donne à l’urine une odeur de violette ; lès asperges lui Communiquent une odeur fétide; les betteraves rouges, une couleur de sang, etc.. • ;

hygiène;.

des fonctions DE relation.

Lorsque 1 homme a satisfait aux besoins des organes de nutrition, et qu’il a obéi â la loi de la reproduction des êtres, il lui reste encore à entrer en relation avec le monde extérieur; et les sens sont les moyens a laide desquels ce rapport s’établit. Mais ces derniers ne fournissent par eux-mémés aucune connaissance; ils ne font que transmettre à la conscience l’impression qu’ils ont reçue de 1 action faite sur eux par les corps extérieurs., et c’est èlle qui seule connaît. Du moment où, à l’occasion des sensations,

1 activité humaine est entrée en exercice’ alors 1 homme sent se développer en lui une 1 nouvelle série de phénomènes qui ont été appelés intellectuels et riioraux ; phénomènes qui, établissant entre lui et les autres étrei créés, des différences caractéristiques ,

l64 • FONCTIONS DE RELATION, sont sa plus noble prérogative et font toute sa dignité , puisque ce u’est que par eux qu’il agit librement et en vertu de déterminations plus .ou moins sagement combinées, tandis que tout ce qui l’environne est soumis à une invariable fatalité. Mais les connaissances que l’homme acquiert le portent à agir, c’est-à-dire qu’après avoir combiné des idées et s’étre élevé aux conceptions les plus élevées dont il soit susceptible, il est tourmenté du désir deréaliser,dans le temps, ce qu’il croit être bon et utile. Ces manifestations extérieures constituent un autre or- * %

dre de phénomènes appelés les mouvemens, et ont pour^ agent l’appareil locomoteur.

Lorsque pendant un certain temps, variable selon les individus et l’état de santé ou de ^maladie, l’organisation humaine a été en action, alors survient la fatigue, et nous éprouvons le besoin du repos, c’est-à-dire que nous sentons la nécessité de réparer les pertes qu’un mouvement trop prolongé nous a fait subir. De tout ceci, résulte que nous avons à retracer ici dans autant de chapitres distincts : i° l’hygiène des expaiw sions sensitives; a° celle des organes chargés

FOKCTIOJVS UE RELATION. 1.65

des manifestations intellectuelles et morales; 3° «i retracer les préceptes hygiéniques applicables aux organe's de la locomotion; 4° à parler du repos des organes de relation, en d’autres ternies, du sommeil et de

tout ce qui s’y rapporte.

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