CHAPITRE. PREMIER
Modificateurs des organes des sens.
Les sens externes sont au nombre de cinq :
le toucher, le goût, l’odorat, l’ouïe et la vue. Placés à la superficie du corps, ils ont ppur office de nous mettre «à même d’acquérir la perception des qualités des corps. Pour accomplir convenablement les fonctions qui leur sont départies , il faut qu’ils soient soumis à une sorte d’éducation : en d’autres termes, qu’on.' les exerce dans une. mesure déterminée, au-delà de laquelle l’instrument, au lieu de se perfectionner; se détériore et ne nous transmet plus que des impressions imparfaites et toujours désharmoniques avec les qualités des corps, et en deçà de laquelle ils ne jouissent pas d’une assez grande énergie et ne transmettent à la conscience que des
l6f> FONCTIONS 1IE RELATION.
notions. incomplètes et par-conséquent fausses. Passons à l’hygiène de chaque sens en particulier.
§ I. — Du tact et du toucher.
Nous ayons vu dans la première partie de ce Résumé que la peau est un organe sécrétoire, exhalant et absorbant : ici nous avons à la considérer comme organe de tact et de toucher. Le premier de ces actes est accompli par la peau en général , et le second est spécialement attribué à la main. Ce n’est point à ce sens que l’intelligence humaine doit sa supériorité; et tout ce qu’ont dit, à ce sujet, Helvétius et certains naturalistes, n’est qu’une erreur grossière qui ne mérite même pas d’être refutée ; car le toucher ne rectifie pas plus les erreurs des autres sens que ceuxci ne redressent celles dans lesquelles il peut
nous faire tomber. La culture du toucher
lui donne une* très-grande délicatesse. En effet, les aveugles parviennent à distinguer les couleurs parles impressions diverses que font sur la peau les différentes inégalités que causent lçs substances colorantes. Les pré-