‹ Résumé complet d'hygiène publique et de médecine légale, précédé d'une introduction historique et suivi d'une biographie, d'une bibliographie et d'un vocabulaire. Par M. Léon SimonChapitre 7 sur 43 · HYGIÈNE PUE. ET MED. LÉG · texte numérisé non relu

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est-il indifférent? et dans le cas contraire, lequel doit être préféré?

Celui qui aurait la prétention de tracer de nos jours une classification définitive de la science qui nous occupe, ferait évidemment preuve ou d’ignorance ou de présomption.

Jusqu’à présent, nous. ne possédons que des matériaux assez incomplets sur celte spécialité ; et d’ailleurs, de même que l’hygiène privée- n’est qu’une déduction nécessaire d’autres sciences , de même l’hygiène publi- ‘que n’est que la conséquence obligée des faits antérieurs' à elle-même, en tête desquels se trouve là Politique proprement àte et l’Économie politique. Or, ces dernières sont encore trop éloignées du moment où elles reposeront sur des bases fixes pour que nous puissions leur emprunter les motifs et les élémens d’une classification rigoureuse.

Cependant^ si on se rappelle que l’hygiène publique s’occupe exclusivement du bien-être des masses et de leur conservation, on s’apercevra que, selon le rapport sous lequel on les envisage , elles se présentent à nous avec des besoins qui réclament sa-

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tlsfaction, et qu’un des 'moyens de classer, quant à présent, les questions nombreuses que nous devons passer en revue , serait de les ranger sous chacune des catégories que nous aurions reconnues. De là vient qu’on a proposé de diviser l’hygiène publique en deux parties , la police médicale et la médecine politique. Mais au plus léger examen , une pareille classification fléchit. En effet, elle ne comprend pas une foule de questions dont l’Hygiène publique doit s’occuper, et rassemble dans le même cadre des questions complètement étrangères les unes aux autres.

Mais quel que soit le problème - d’Hygiène publique soumis aux méditations du médecin , il est évident qu’il sè compose de deux élémens' ou facteurs qui sont invariables. Ce’ sont, d'une part , l’homme , et , de l’autre, les circonstances extérieures auxquelles il se trouve soumis ; ainsi , soit que l’on considère l’homme individuel ou l’homme collectif, dans l’un ou dans l’autre cas, il se présentera à nous doué des mêmes puissances ou facultés , et en rapport avec les modificateurs externes. Ici, se trouve

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donc un principe dé classification assez sinrple,et que l’avenir peut développer, mais non pas renverser; car, quelques progrès que fasse la science , toujours elle aura à s’occuper de l’homme et de ses rapports avec lé monde extérieur. Mais n’y a-t-il que cela ? Suffît-il d’indiquer d’un côté les moyens de conserver les masses dans l’état physiologique le plus convenable , et d’apprécier de l’autre l’action des puissances extérieures sur elles? La science qui nous occupe n’est point * aussi simple que cet énoncé le ferait croire : outre les deux classes de faits que nous avons fait connaître, il en est une troisième qui , à la vérité, n’est qu’un produit des deux autres, et qui cependant.ne peut être confondue avec elles. Nous voulons parler de ces nombreux étahlissemens relatifs 'à la santé publique, dont le résultat est' de garantir les sociétés d’une foule de causes de destruction qui n’existeraient point si l’homme vivait sous l’influence d’autres mœurs et d’autres institutions sociales. L’origine de ces établissemens vient bien en dernier lieu se résoudre dans ce fait très-général, cjue l’organisme humain.

NOTIONS PRELIMINAIRES. Il

en contact avec un monde qui le réactionne perpétuellement, a besoin de se garantir et de l’action quelquefois trop vive des agens propres à le modifier et même des perturbations qui naissent de la présence d’un grand nombre d’individus sur un point donné; mais les faits qui résultent des conditions physiologiques que nous venons de faire connaître, jouissent d’une existence qui leur est propre, et veulent être étudiés à part. Ainsi les notions d’hygiène publique que nous allons exposer seront divisées en trois catégories bien distinctes : i° la connaissance des conditions physiologiques qui sont le plus favorables à conserver et à développer la santé des masses; a° l’action des modificateurs externes dans leurs rapports avec la santé des populations; 3" l’hygiène relative aux différentes conditions sociales. Ce sera le sujet d’autant de chapitres séparés.

Sous chacune des trois séries que nous venons d’indiquer, tous les faits de l’hygiène publique peuvent être, classés sans efforts.

Nous conviendrons cependant qu’ici se trouveront négligées certaines questions que

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quelques auteurs ont à tort considérées comme étant du domaine de la science qui Ta nous occuper.C*est ainsi qu'on a prétendu que les institutions politiques, les mœurs, les religions, etc., faisaient partie de. l’hygiène publique. Nous ne nierons pas que tous les faits que nous venons de rappeler ne puissent influer sur la santé des peuples d’une manière plus ou moins puissante ; mais l’Hygiène publique à des bornes, il faut savoir les respecter.

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