‹ Résumé complet de médecine ou de pathologie interne, présentant la doctrine générale des maladiesChapitre 12 sur 66 · DIVISION · texte numérisé non relu

DIVISION

classer les maladies suivant un ordre métho-

i dique plus ou moins rigoureux ; c’est là l’objet de la nosographie. Elle peut prendre pour point de départ la situation particulière des parties malades , et alors elle a été distinguée en pathologie externe ou chirurgicale ( i ) et en pathologie interne ou médicale ; division à quelques égards nécessaire , mais aussi très souvent arbitraire , comme nous allons nous en convaincre en étudiant la nature même des maladies , autre base nosographique beaucoup plus solide.

Division générale des maladies.

Nous rapportons à trois grandes sections l’ensemble des affections pathologiques dites internes ou médicales , dont l’organisation humaine paraît passible. Elles sont généralement distinguées aujourd’hui par les titres de 1 ° sthéniques ou par irritation ; 2 ° asthéniques ou par faiblesse ; 3° enfin un petit nombre d’entre elles formera une division à part , quoique par leur nature , sur laquelle il existe encore des doutes , elles pus-

(i) Yoyex ce Résume.

DES MALADIES. 3 g

sent , à la rigueur , être ralliées à l’une ou l’autre des précédentes. Cependant, elles s’en distinguent aussi par quelques circonstances qui nous paraissent mériter une étude et même jusqu’il un certain point une division spéciale. On pourrait , selon nous , leur donner à juste titre le nom d’organiques , parce qu’elles dépendent essentiellement d’un vice fondamental de l’organisation , comme les maladies héréditaires , par exemple, qui se trouvent naturellement placées dans cette série. Nous y avons aussi rattaché les maladies endémiques , épidémiques , contagieuses; soit parce que , souvent dépendantes de la prédisposition organique imprimée à l’économie par les saisons , les climats et toutes les autres influences physiques , elles nécessitent et dénotent tout à la fois un état particulier de l’organisation, soit parce que le temps n’a pas encore éclairci tous nos doutes sur leur nature. Au reste, pour procéder du simple au composé, ou plus exactement du connu à l’inconnu, on est dans l’usage de commencer l’étude des maladies par celles de la première section , et c’est aussi la marche que nous allons suivre.

4o DE e’eXCITATIOH.

La vie , a dit Brown , ne se développe et ne s’entretient que par Y excitation (i). Tel est effectivement l’état de l’organisation humaine , dans laquelle des agens étranger} développent les facultés que jusqu’alors elle avait, pour ainsi dire, en puissance. C’est , suivant une comparaison ingénieuse, la statue de Pygmaiion attendant qu’un souffle divin l’arrache au sommeil et à l’inertie (a). Le fœtus, dans le sein de sa mère, reçoit cette excitation bienfaisante du sang qu’elle lui communique. A peine a-t-il vu le jour , qu’il trouve incessamment dans cette nouvelle sphère la source des excitations les plus variées. Ce sont tour à tour et simultanément l’air, les alimens et une foule de modificateurs plus ou moins actifs qui animent le jeu de ses organes. Indépendamment de cette influence extérieure, le corps vivant possède

{>) Tota vita, quanta est, consista in stimule et tî vituli.

( Bbow.n. )

(a' Tel ce chef-d’œuvre heureux de l’amour et des arts»

T. a jeune (lalaiée enchantait les regards ,

Lorsqu’cssayant la vie et son âme naissante ,

N'étant déjà plus marbre , et pas encore amante , Entr'ouvrant par degrés «es paupières au jour , l’our i.chevcr tic vivre, elle altcndait l’amour.

(Deuli.e Imagination. Ch. a.)

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