GYMNASTIQUE
ainsi dire , l’action de certaines parties, il faut encore favoriser le développement de quelques autres par un exercice convenable.
Les Grecs et les Romains nous offrent à cet égard cîe beaux modèles à suivre. Ces nations , qui long-temps réunirent à la beauté mâle et aux forces physiques les plus nobles talens et de grandes vertus civiques , durent en grande partie cette heureuse constitution à leur manière de vivre simple , et sur-tout aux exercices si multipliés chez eux de la gymnastique. Parmi nous , la génération qui s’élève offrira , sous tous les rapports , une organisation plus robuste que toutes celles qui l’ont précédée , parce que de bonne heure on aura fortifié ses organes par ces jeux variés dont nos pères ignoraient les avantages. Déjà un décroissement sensible se montre dans les maladies lymphatiques, et les déformations du système osseux, que ne connurent presque jamais Rome et Lacédémone. Sans doute il reste encore dans l’éducation physique et morale, de grandes améliorations à opérer. Gloire éternelle , toutefois, au philosophe éloquent qui commença cette heureuse réforme ! Un tel bien-
2l8 maladies héréditaires.
fait assure à l’auteur d’Émile la reconnaissance de l’âge présent et l’admiration de tous les siècles.
L’influence des saisons et des climats qui , suivant l’immortel auteur de l’Esprit des Lois , mérite une si grande part dans l'étude des habitudes morales et politiques des peuples , devient encore , pour le médecin , la source d’une foule d’observations également importantes et fécondes. L’homme né avec une poitrine délicate, que la rigueur des régions septentrionales menace d’une altération grave, va chercher, sous un ciel plus doux, le bonheur et la santé. Qui ne connaît les avantages , sous ce rapport , des habitations saines et convenablement exposées, mises en parallèle avec les inconvéniens de ces demeures étroites , obscures et humides qu’habitent, au sein des vastes cités , l’indigence et le malheur , et qu’accompagne si souvent le cortège affreux de toutes les maladies héréditaires ? Mais ici finit le domaine de la médecine ; si ses rapports sont intimemeut unis , et , pour ainsi dire , confondus avec les principes et l’objet de T hygiène , le médecin s’honore aussi de
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INFLUENCE DES CLIMATS. a ig
joindre ses vœux et d’apporter le tribut de ses lumières , dans ce concours d’efforts généreux destinés à améliorer le sort de l’espèce humaine , améliorations que poursuit incessamment la plus noble et la plus active phi* lanthropie.