ARTICULATIONS DU COU-DE-PIED
d'abattre ce bord postérieur, par un trait de scie, après la désarticulation tibio-tar sienne.
Astragale. — Os court, un peu plus long que large. — Enclavé au milieu de tous les os voisins. — Il présente six faces.
Face supérieure. — Elle forme la poulie astragalienne. — La gorge de cette poulie est très peu profonde. — Ses bords latéraux sont mousses ; l'interne est rigoureusement antéro-postérieur ; l'externe, plus élevé, est oblique en arrière et en dedans. — Son bord postérieur est dévié en arrière et en dedans .
— La trochlée est d'un quart plus large en avant qu'en arrière.
Faces latérales. — Petites facettes articulaires avec les malléoles. — L'interne est presque verticale. — L'externe est inclinée en bas et en dehors.
Face antérieure. — Elle forme la tête de l'astragale, qui s'articule avec la surface concave du scaphoïde. — Cette tête est supportée par une portion rétrécie nommée col.
Face inférieure. — EUe présente deux facettes lisses, séparées par une gouttière profonde dirigée d'avant en arriéré et de dehors en dedans. — La facette antérieure, presque plane, fait suite à la tête. — La facette postérieure, moins étendue, porte une saillie à laquelle s'insère le ligament péronéoastragalien postérieur.
Face postérieure. — Réduite à un simple bord.
— Creusée en gouttière verticale qui loge le tendon du long fléchisseur du gros orteil.
L'astragale se compose d'une masse spongieuse
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entourée d'une écorce compacte très épaisse. — Ses fractures, plus rares que les luxations, sont de véritables écrasements. — Ses luxations sont de quatre espèces: i° luxations tibia -tarsiennes ; 2° luxations sous-astragaliennes, l'astragale conservant ses rapports avec les os de la jambe; 2° luxations médio-tar siennes, la seconde rangée du tarse se déplaçant sur la première; 4° luxations de l'astragale, cet os étant énucléé seul.
Articulation péronéo-tibiale inférieure. —
Elle appartient à la classe des amphiarthroses. — Un ligament péronéo-tibial antérieuret un ligament péronéo-tibial postérieur, très forts, obliques de haut en bas, du tibia vers le péroné. — Un ligament interosseux qui n'occupe pas toute la hauteur de l'articulation et laisse au-dessous de lui une cavité dans laquelle la grande synoviale tibio-tarsienne envoie un prolongement. — Ce dernier ligament est très résistant. — Mouvements très bornés. — Luxations très rares. — Les violences produisent plutôt une fracture de la malléole externe qu'une disjonction des deux os.
Articulation tibio-tarsienne. — Il n'existe pas, à proprement parler, de ligament antérieur ni de ligament postérieur. — Quelques trousseaux fibreux s'étendent de la face antérieure du tibia au col de l'astragale ; mais, en réalité, les tendons extenseurs et fléchisseurs remplacent les hgaments.
Ligament latéral externe. — Fixé, en haut, au sommet de la malléole externe, il se subdivise en trois faisceaux ou ligaments distincts : 1° le ligament