RÉGIONS DE LA TETE
n muscle frontal ; - b, muscle occipital ; - c, aponévrose épicràniônr-nponévrose temporale; - e, muscle orbicula.re des pWèi^cs- - f, muscle temporal; - g, muscle masseter ; r rausele 'petit zygomatique; - i, muscle grand zygoraat.que ; / glande parotide ; - U muscle sterno-ck.do-niasto.d.en ; m glande sous-maxillaire ; - n, artère temporale superficielle et nerf auriculo-teraporal ; - o, artère temporale profonde antérieure; - p. artère temporale profonde Pof "leure; - |, artère faciale ; - r, veine jugulaire externe ; - ^e.ne fac.ale t nerf frontal externe ; — u, nerf facial; — u. bianclie i">-icu lairê du plexus cervical ;'-.x, branche mastoïdienne du p)e^u^ cervical ; — y, nerf sous-occipital.
RÉGION TEMPORALE
sanls élévateurs de la mâchoire inférieure. — Il est extrêmement développé chez les animaux carnassiers.
Squelette, — Constitué par la partie inférieure du pariétal, l'écaillé du temporal, la grande aile du sphénoïde, une portion du frontal et du malaire.
— Il présente une grande minceur au niveau de l'écaillé du temporal. — Bien qu'il soit matelassé par le muscle crolaphite, les fractures y sont fréquentes.
— Du côté du cerveau, il forme une concavité qui limite en dehors la fosse cérébrale moyenne. — On y trouve des éminences acuminées et les sillons artériels nommés feuille de fi&uier.
Artères. — La région temporale est abondamment pourvue de vaisseaux sanguins. Les artères y forment quatre plans superposés.
Temporale superficielle. — Elle arrive dans la région en croisant l'apophyse zj'gomatique, après un parcours de 0™,03. — A 5 millimètres au-dessus de cette apophyse, elle se divise en trois branches, savoir :
/ ANTKRiBnnK. S'.inastomose avec la
Branches sus-aponévrotiquos. „ sus-orbitaire.
^ 1 PosTERiBDHE. s anastomose avec 1 au- ( riculaire postérieure et l'occipitale.
i Perfore le feuillet superficiel de l'aponévrose teniporale.passc entre les doux feuillets de celte aponévrose, puis au-dessous du feuillet profond ; se distribue au muscle crotaphito.
Les deux premières branches sont très flexueuses.
— En raison de leur trajet superficiel, elles sont fréquemment atteintes. — Il est facile de les lier ou de
CRANE
les tordre. — Il est plus facile encore de les comprimer efficacement, parce qu'elles reposent sur un plan résistant. — L'artériolomie de la temporale est une opération abandonnée.
Auriculaire postérieure. — Représentée par quelques rameaux sans importance.
Temporales profondes antérieure et postérieure. — Branches de la maxillaire interne. — Elles arrivent par la fosse zygomatique et sont d'abord situées entre le muscle temporal et le squelette, — Elles s'anastomosent entre elles et avec la temporale moyenne. — Elles se distribuent au muscle crotaphite. — A part les branches qu'elle donne à ce muscle, la temporale profonde antérieure fournit quelques petits rameaux qui s'engagent dans les trous malaires et vont, dans l'orbite, s'anastomoser avec des branches de l'ophtalmique.
Méningée moyenne. — Logée dans l'épaisseur de la dure-mère. — Elle provient de la maxillaire interne, pénètre par le trou petit rond et gagne l'angle antéro-inférieur du pariétal où elle se divise en deux branches. — Son tronc est situé à 3 centimètres environ en arrière de l'apophyse orbitaire externe. — Difficulté d\irréter les hémorrhagies de cette artère.
Veines. — Les troncs superficiels aboutissent à la veine temporale superficielle et à la veine mastoïdienne. — Les veines collatérales des artères temporales profondes communiquent avec la veine temporale superficielle parles veines temporales moyennes.
RÉGION mastoïdienne. 19
L'artère méningée moyenne n'a point de veine satellite.
Lymphatiques, — Ils vont aux ganglions mastoïdiens et parotidiens.
Nerfs. — Us sont sensitifs, moteurs ou mixtes.
( AunicuLo-TEMPORAi, fourni par le maxillaire in-
Seiisitifs férieiir.
( Bbancub mastoïdienne du plexus cervical.
i Rameau du muscle auriculaire supérieur.
Rameau du muscle auriculaire antérieur.
par le facial. . \ Ne faisant que ( ^^"^"^'ii muscle orbiculairc des f traverser la LP'''"P'éi-fs.
\ région . I du muscle frontal.
° ( Rameau du muscle sourcilier.
/ Temporal profond antérieur. Passe entre les .1 deux faisceaux du muscle ptérygoïdien externe, Mixtes, fournis 1 amme le muscle temporal, donne le nerf buccal F'"" . ( Temporal profond aïoycN. S'épuise dans le mus-
laire intérieur. I cle temporal.
I Temporal profond postériehr. Anime le muscle V temporal, donne le nerf massétérin.
Les trois nerfs temporaux profonds sont situés sous le muscle crotaphite; tous les autres rameaux nerveux de la région rampent dans la couche souscutanée.
RÉGION mastoïdienne
Constituée par l'apophyse mastoïde et le peu de parties molles qui la recouvrent.
Situation absolue. - Sur les faces latérales du crâne.
Situation relative. - Entre les [régions occipito-frontale, rachidienne, carotidienne, auriculaire et temporale.
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Limites. — En avant, la rainure parolidienne. — En bas, le sommet de Tapopliyse mastoïde. — En haut et en arrière, on lui assigne pour limite conventionnelle la ligne d'implantation des cheveux.
Forme. — Celle de l'apophyse mastoïde, c'est-àdire une espèce de mamelon à peine saillant chez l'enfant, mais très saillant au contraire chez les individus amaigris.
Peau. — Épaisse, très adhérente et présentant les mêmes caractères que le cuir chevelu. — Bailleurs très vives des inflammations cutanées, à cause de Vînextensibilité du tégument.
Point de fascia superficialis.
Aponévrose. — Elle forme une lame très dense, adhérente à la fois à la peau et au périoste sousjacent. — Celte lame n'est autre chose que l'aponévrose d'insertion du muscle sterno-cleido-mastoïdien, — Elle est en partie recouverte par la portion externe du muscle occipital.
Squelette. — Constitué par l'apophyse mastoïde, — On y trouve, h l'extérieur, une lame compacte assez mince ; à l'intérieur, des vacuoles nommées CELLULES mastoïdiennes et communiquaut toutes entre elles. — Les cellules mastoïdiennes sont tapissées par une muqueuse délicate qui se continue avec celle de l'oreille moyenne. — Leur orifice de communication, unique, est situé contre la courte apophyse de l'enclume. - Cet ensemble forme une caisse vibrante annexée à la caisse du tympan. — Les cellules mastoïdiennes n'existent pas à la nais-
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sance ; elles commencent à se développer clans le cours de la première année, mais elles restent indépendantes de l'oreille moyenne jusqu'à l'âge de seize ou dix-sept ans. Elles continuent à s'accroître jusqu'à la vieillesse. - Leurs collections purulentes sont ordinairement consécutives aux abcès de l'oreille moyenne. — Ces collections se font quelquefois jour au dehors par des perforations spontanées. —La perforation chirurgicale de l'apophyse mastoïde a pour but soit cV évacuer les abcès des cellules mastoïdiennes, soit de faire pénétrer l'air dans la caisse du tympan. Celte opération n'amène pas toujours une guérison dépiitive, mais elle est à peu près inoffensive par elle-même. Il faut attaquer la face externe de l'apophyse et non pas le sommet, qui est beaucoup plus épais. — La perforation est plus facile chez le vieillard que chez V adulte, d cause de la plus grande minceur de l'os.
La face interne du squelette présente une gouttière qui loge le sinus latéral. — De ce côté, les cellules mastoïdiennes ne sont séparées du sinus que par la lame vitrée des os du crâne. — Les abcès de l'oreille moyenne s'accompagnent assez souvent de phlébite du sinus latéral.
Artères. — Rameaux de I'auriculaire posténiF.URE et de I'occipitale.
Veines. — Elles aboutissent à la veine mastoïdienne, gros Ironc qui s'engage dans le trou masloidien et se jette dans le sinus latéral. Large anastomose entre la circulation du cuir chevelu et la circulation intra-crànienne. — Application de sang-
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sues en permanence sur Vapophyse mastoïde, dans les cas de plaies de téte [méthode de Gama).
Lymphatiques. — Ils vont aux ganglions que l'on rencontre clans la couche sous-cutanée. — Adénopathies spécifiques de ces ganglions.
Nerfs, — Un seul rameau, sensitif : la BIlA^•CHE MASTOÏDIENNE du ploxus cervical.