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TROISIÈME LEÇON

CAVITÉ CRANIENNE

Destinée à loger et à protéger le cerveau, le cervelet et le bulbe. — Sa capacité moyenne est d'un litre et demi environ. — Ses parois sont séparées des organes encéphalicjues par les méninges.

Méuinges. — 1° Dure-mère. — Membrane fibreuse épaisse, résistante, d'aspect nacré, dont les fibres sont entre-croisées dans divers sens. — Elle adhère faiblement aux os de la voûte du crâne, très intimement à ceux de la base. — Elle joue le rôle de périoste interne, mais chez l'enfant seulement. — Les tractus qui l'unissent aux os du crâne sont vasculaires dans le jeune âge ; mais ils s'atrophient partiellement chez l'arlulte et deviennent entière^ ment fibreux chez le vieillard. — Les rephs qu'elle forme sont : la faux du cerveau, la tente du cervelet et la faux du cervelet. — La dure-mère four-

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nit à chaque nerf crânien une gaine qui l'accompagne jusqu'aux trous de la base du crâne. — La gaine du nerf opticj;ue se prolonge jusque dans l'orbite où elle va former l'aponévrose orbito-oculaire.

— Les GLANDES DE Pacchioni sont de petites granulations fibreuses, situées dans l'épaisseur de la dure-mère, le long du sinus longitudinal supérieur, et dont l'usage est inconnu.

2° Arachnoïde. — Membrane séreuse. — Elle recouvre les circonvolutions cérébrales sans pénétrer dans les dépressions qui les séparent. — ■ Son feuillet viscéral est une membrane distincte ; mais son feuillet pariétal n'est qu'un simple épitliélium.

— Elle ne se continue pas dans l'intérieur des ventricules cérébraux. — La gaine cj[u'elle fournit à chaque nerf ne s'engage pas dans les trous osseux de la base du crâne.

3° Pie-mère. — Membrane cellulo-vasculaire. — Elle pénètre dans toutes les anfractuosités de l'encéphale et se prolonge dans les ventricules où elle forme les plexus choroïdes et la toile choroïdienne.

— Elle fournit, à tous les nerfs, une gaine qui n'est autre chose que leur névrilème.

Liquide céphalo-rachidien ou sous-arachnoïdien. — Situé entre l'arachnoïde et la pie-mère.

— Il s'accumule en plus grande quantité dans cer- (ains espaces sous-séreux appelés confluents. — Il pénètre dans les ventricules par la pointe du cal.v- Mus scRiPTORius. — Les expériences de MagencUe lui (ivaient attribué une importance que les recherches de loncjet n'ont pas confirmée, — Son issue par une plaie

CRANE

du crâne indique, à coup sitr, une fracture. — Importance de son écoulement par l'oreille ou les fosses nasales, comme élément de diagnostic dans les fractures de la base du crâne.

Encéphale. — Son poids moyen est de 1,450 grammes chez l'homme, et de 1,200 à 1,250 grammes chez la femme. — Il est divisé en deux moitiés symétriques ; cependant, une certaine asymétrie est compatible avec l'intégrité des fonctions intellectuelles. — Grande scissure interhémisphérique. — Les circonvolutions cérébrales sont les parties les plus superficielles et les plus exposées aux violences extérieures. — La face inférieure, profondément cachée, est moins accessible. — Des exemples nombreux prouvent que les blessures de l encéphale 7ie sont pas nécessairement mortelles. Elles sont surtout graves lorsqu'elles atteignent la base du crâne.

La Scissure de Rolando, autour de laquelle sont situés les centres moteurs, ne correspond pas à la suture fronto-pariétale. — Son extrémité supérieure est à 47 millimètres et son extrémité inférieure à 28 millimètres en arrière de cette suture.

COMMOTION cÉRÉBRkLE. - Ses trois degrés décrits par Bapuytren. - Son anatomie pathologique

encore inconnue.

CONTUSION. — Sa fréquence s'explique parce que l'encéphale remplit exactement la boite crânienne ; la pulpe cérébrale tend même à faire hernie au dehors, de sorte que le moindre choc se transmet a la masse nerveuse et peut la désorganiser.

COMPRESSION. - Elle peut être causée par des

CAVITÉ CRANIENNE

fragments osseux, des corps étrangers, des tumeurs, des abcès ou des épanchements sanguins. — Comme il est difficile de déterminer, à priori, le siège des épanchements, l'opération du trépan n'est formellement indiquée que pour relever ou extraire des esquilles. — La compression graduée peut être parfaitement supportée {fongus de la dure-mère, tumeurs à marche lente, etc.).

Nerfs crâniens. — On en compte douze paires : 1" olfoctif, a» optique, 3" moteur oculaire commun, 4» pathétique, b° trijumeau, 6° moteur oculaire externe, 7° facial, 8" acoustique, 9" glosso-pharyngien, lOopneumo-gastrique, il° spinal, 12° grand hypoglosse.

Artères. — A. Méningées. — Elles sont comprises dans l'épaisseur de la dure-mère et s'y épuisent. — 1° Méningées antérieures, fournies par les elhmoïdales; — 2» Méningée moyenne, fournie par la maxillaire interne et décrite h propos de la région temporale ; — 3° Méningées postérieures, fournies par la pharyngienne inférieure et la vertébrale.

B. Cérébrales et cérébelleuses. — Elles forment, à la base du crâne, le cercle artériel de Willis. — Elles ne pénètrent la substance nerveuse qu'après s'être subdivisées sur la pie-mére. — Fréquence des embolies comme cause des ramollissements cérébraux. — Anémie cérébrale produite par la ligature de la carotide primitive (troubles de la vision, de l'ouïe, et parfois hémiplégie du côté opposé à la ligature).

CRANE

1° Cérébrale antérieure ) Branches de la carotide

2» Cérébrale moyenne j interne.

3° Cérébelleuse inférieure et postérieure. Brandie de la vertébrale, f f^é'-ébelieuse inférieure et antérieure. Bj^^p,,,^ i^^nc basi-

b" Cérébelleuse supérieure J luire

G" Cérébrale postérieure i

Veines. — Beaucoup plus nombreuses et plus volumineuses que les artères. — Leurs troncs commencent dans l'épaisseur de la pie-mère. — Elles ont un trajet indépendant et aboutissent aux sinus de la dure-mère. — Toutes sont dépourvues de valvules.

SiNu.s de la dure-mère. — Ils sont creusés dans l'épaisseurde cette membrane et ontleur face interne revêtue d'un endotliélium semblable à celui des veines.— Les uns sont en communication avec le pressoir d'Hérophile ; ce sont les sinus : longitudinal su-

rÉRIEUa, LONGITUDINAL INFÉRIEUR, DROIT, OCCIPITAUX et

LATÉRAUX. Les autres versent le sang dans le golfe de la veine jugulaire; ce sont les sinus : cwkrnuux,

CORONAIRE, TRANSVERSE, PÉTREUX SUPÉRIEURS et PÉ-

TREUX INFÉRIEURS. — On peut trépaner sans inconvénient au niveau des sutures latérales de la voûte du crâne ; mais il est prudent d'éviter la ligne médiane qui correspond au sinus longitudinal supérieur.

POlvnON OCULAIRE.

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