‹ Résumé d'anatomie appliquéeChapitre 17 sur 124 · ORBITE · texte numérisé non relu

ORBITE

Face inférieure oo plancher. — Plane, un pea oblique en bas et en dehors. — On y remarque la gouttière et le canal sous-orbitaires. — Elle est formée par une porUon da maxillaire supérieur et une facette du palatin. — Sa minceur est extrême.

— Les tumeurs du sinus maxillaire soulèvent facilement le plancher de l'orbite et déterminent Vexorhitisme.

Face interne. — C'est la plus longue de toutes.

— Elle est verticale et dirigée d'avant en arrière.

— Elle est formée par l'apophyse montante dumaxil laire supérieur, l'unguis, l'os planum de l'ethmoïde et une petite portion du sphénoïde. — On y trouve, en avant, la gouttière lacrymale dont la lèvre antérieure est constituée par l'apophyse montante et la lèvre postérieure par une crête de l'unguis. — En haut sont les conduits orbitaires internes. — Cette face est très mince et très fragile. — Un corps vulnérant a pu la perforer et aller blesser la carotide interne (Nélaton). — Dans la résection du maxillaire supérieur, si l'on emploie la scie à chaîne, on est obligé de la faire passer à travers l'unguis, pour la ramener par les fosses nasales, afin de sectionner l'apophyse montante.

Face externe. — C'est la plus soHde et la plus épaisse des quatre. — Elle regarde presque directement en avant. — Elle est formée par le malaire et la grande aile du sphénoïde.

Arêtes. — Les deux arêtes internes ne présentent rien de particulier à noter. — L'arête supéroexlerne forme la fente spiiénoidale dans laquelle

FACE

s'engagent les nerfs des 3", 4'= et 6° paires, la branche ophlhalmique delà Stella veine ophLhalmique.

L'arête inféro-externeforme lafenle smiicno-maxili.;URE dans laquelle passent les vaisseaux et le nerf sous-orbitaires. — Les tumeurs de la fosse zygomatique peuvent s'engager dans cette fente et pénétrer daiis l'orbite. — On doit enfoncer au moins à 2 centimètres dans l'orbite l'aiguille qui sert à conduire la scie à chaîne, pendant larésection dumaxillaire supérieur. Cette manœuvre n'est pas toujours possible, paire que la fente sphéno-maxillaire est souvent obstruée par la tumeur osseuse.

Base. — En forme de quadrilatère à angles arrondis, large de 36 à 40 millimètres. — Le côté interne est mousse, les trois autres sont tranchants. — Le plan de cette base regarde en dehors et en bas. — Cest dans ce sens que l'on peut, plus facilement, attaquer le globe oculaire.

Sommet. — On y remarque le trou optique et les attaches du ligament de Zinn.

RÉGION SOURGILIÈRE

Formes extérieures. — Le sourcil constitue une saillie transversale, en forme d'arc cà concavité inférieure, recouverte de poils raides obliquement dirigés de dedans en dehors. — Couleur variable de ces poils. — Leur utilité. — Tête ou grosse extrémité du sourcil. — Queue du sourcil. — La tête recou- .vre l'arcade orbitaire; la queue est située au-dessus de ce rebord osseux. — Directions différentes des

RÉGION PALPÉBRALE. 31

sourcils suivant les races, — suivant les caractères de la physionomie.

Peau. — Épaisse et adhérente aux muscles, niais néanmoins très mobile et facile à déplacer. --■ Les nombreuses glandes sébacées qu'elle renferme ex- -pHquent la fréquence des kystes sébacés dans celte région. ~ La queue du sourcil est un des sièges de prédilection des kystes dermoides. Ceux-ci sont situés plus profondément que les kystes sébacés et adhèrent au squelette. — Bans toutes les opé7'ations que l'on pratique sur le sourcil, on utilise la mobilité du tégument pour le faille glisser et l'on incise toujours dans la ligne des poils, de façon à éviter des cicatrices apparentes.

Pas de FAScrA. supehficialis.

Muscles. — Frontal. — 11 appartient à la région sourcilière par ses libres les plus inférieures.

SouRCiLiER, — Il part de l'arcade sourcilière, traverse les fibres de l'orbiculaire et s'insère à la peau. — Ses fibres ont une direction transversale. — Il résulte de celte direction que les plaies verticales du sourcil ont de la tendance à rester béantes et que l'on doit les réunir par une suture profonde.

RÉGION PALPÉBRALE.

■ Formes extérieures. — Les paupières forment deux voiles membraneux sans cesse en mouvement pour étaler les larmes à la surface du globe oculaire. — On leur assigne comme limite ai^bitraire le pourtour de l'orbite. — On y décrit: 1" une face anté-

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rieure, 2° une face postérieure, 3» un bord adhérent, 4" un bord libre.

i° Face antérieure. — Convexe et recouverte de plis transversaux dans toute la portion qui est en rapport avec le globe de l'œil. — Plus plane et lisse dans sa portion orbitaire. — A la paupière inférieure, ces deux portions sont peu distinctes. — A la paupière supérieure, elles sont nettement séparées l'une de l'autre par un pli transversal.

La FENTE PALPÉBRALE est l'ospace compris entre les deux paupières. — Elle est située au-dessous du diamètre transverse du globe oculaire et ne laisse apercevoir que le quart environ de ce globe. — Les expressions : yeux grands, petits, en amande, etc., s'appliquent aux dimensions et à la forme de la fente palpébrale.

Les COMMISSURES réunissent les deux paupières. — La commissure interne atteint le bord correspondant de l'orbite. — La commissure externe reste en dedans du bord correspondant. — Il est souvent nécessaire de débrider la commissure externe pour pratiquer V énucléation du globe oculaire.

Angles de l'œil. — L'angle interne ou grand ANGLE est arrondi. — On y remarque la saillie formée par le tendon du muscle orbiculaire. — Cette saillie s'exagère quand on tire les deux paupières en dehors. — Elle sépare deux fossettes superposées. — La fossette inférieure correspond au sac lacrymal.

L'angle externe est aigu.— C'est de cet angle que partentles rides connues sous lenom de patte d'oie.

RÉGION PALPÉBRALE. 3 3

2° Face postérieure. — Concave. — En contact avec le globe oculaire. — Elle est formée par la conjonctive. — Sa couleur est d'un rose pàle, excepté vers le bord libre où elle est d'un rouge vif.

— Elle laisse voir par transparence les cartilages tarses et les glandes de Meibomius.

3° Bord adhérent. — Il se confond avec les parties molles des régions voisines.

4» Bord libre. — Épais de un à deux millimètres.

— Il affecte, pour chaque paupière, la forme d'un arc dans ses cinq sixièmes externes. — La courbure de cet arc est plus prononcée à la paupière supérieure qu'à la paupière inférieure. — Dans son sixième interne, le bord libre constitue une sorte de petit fer à cheval circonscrivant l'espace nommé ^ LAC LACRYMAL. — On trouve, dans cet espace, la caroncule LACRYMALE fomiéc par une agglomération de glandes sébacées et de poils follets. — L'union des cinq sixièmes externes avec le sixième interne est marquée par la saillie des tubercules lacrymaux au sommet desquels viennent s'ouvrir les points lacrymaux. — Les points lacrymaux sont dirigés en arrière, de sorte qu'il faut renverser les paupières pour les apercevoir. — Ce bord n'est pas coupé obliquement, comme on l'a avancé pendant longtemps, et le prétendu canal de Ferrein, décrit par les anciens auteurs, n'existe pas.

La FACE CUTANÉE du bord libre est occupée par les CILS. — Ceux-ci n'existent que sur les cinq sixièmes externes du bord libre de chaque paupière. — Ils ont la forme d'arcs dont la convexité est tournée

FACE

vers la fente palpébrale. — Ils s'entre-croisent lorsque les paupières sont rapprochées. — Aux cils

sont annexées des glandes sébacées.

— L'orgeolet et la blépharite ciliaire ont leur siège clans les follicules pilososébacés.

On remarque, sur

la FACE MUQUEUSE,

les conduits excréteurs des glandes de Meibomius.

Peau. — D'autant plus fine et plus mobile que l'on se rapproche davantage de la

FiG. 3. — COCPE VEUTICALB DB I.A PAU- PljiRE SUPÉRIKURB (schÉMA) .

a, peau ; — 6, muscle ovbiculaire des paupières ; — c, aponévrose palpébrale; — d, cartilage tarse; — e, cul-de-sac conjonctival ; — f, muscle releveur de la paupière supérieure ; — g, capsule de Tenon ; — h, sclérotique; — i, cornée.

fente palpébrale.^ Elle ne contient jamais de graisse.

— Le tissu conjonctif sous-cutané, très lâche, se laisse facilement infiltrer par la sérosité, le pus, le sang. — Les applications de sangsues sur les paupières déterminent toujours un œdème considérable et quelquefois la gangrène du tégument. — La mobilité et la vascularisation des lambeaux cutanés autorisent à tenter les opérations de blépharoplastie. — Toutes les fois qu'il s'agiixi d'extraire des kystes des paupières, on aura som de faille les incisions dans le sens des plis

RÉGION fALPÉBRALlî.

cutanés, c'est-à-dire transversalement ; on ménagerà autant que possible la conjonctive.

Le FAsciA suPERFiciALis ii'existe pas.

Muscles. — Orbiculaire des paupières. — Il s'étend dans les l'égious voisines et se compose de deux portions : une portion orbitaire et une portion palpébrale.

A. Portion orbitaire. — Elle se compose d'arcs musculaires étendus des os du pourtour de l'orbite à la face profonde du derme. L'ensemble de tous ces arcs simule des cercles concentriques. — Les fibres supérieures fournissent quelques faisceaux aux muscles frontal et sourciller ; les fibres internes se confondent avec celles du pyramidal; une portion des fibres inférieures se rend au petit zygo= matique.

B. Portion palpébrale. — Composée de fibres ping pâles. — Elle comprend les deux muscles lacry^ maux.

1° Le lacrymal postérieur ou muscle de Horner est formé par les fibres qui recouvrent les deux cartilages tarses. Ces fibres entourent les conduits lacrymaux ; elles recouvrent la face externe du sac lacrymal et peuvent être suivies jusqu'à la crête lacrymale postérieure. — On décrit encore, comme muscles distincts, deux petits faisceaux que l'on rencontre près du bord libre des paupières et qui ne sont que des dépendances du muscle lacrymai postéiieur; l'un passe en avant des bulbes ciliaires (faisceau préciliaire, m. marginal, m. ciliaire de Uiolan); l'autre passe en arrière de ces bulbes

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(faisceau posLciliaire , m. subtarsalis de Moll). 2° Le LACRYMAL ANTERIEUR cst coiislitué par toutes les autres flbves de la portion palpébrale. — Il se fixe à la crête lacrymale antérieure, au ligament palpébral interne et à la face antérieure du sac lacrymal.

En dehors, les deux muscles lacrymaux aboutissent au ligament palpébral externe.

La courlure de la paupière supérieure étant plus prononcée que celle de la paupière inférieure, il en résulte que Vocclusion de la fente palpébrale est surtout déterminée par l'abaissement de la paupière supérieure.

Cartilages tarses. — lis occupent le bord libre de chaque paupière et ont pour usage de s'opposer au froncement des voiles palpébraux pendant leur rapprochement. — Le supérieur a la forme d'un segment sphérique haut d'un centimètre à sa partie moyenne. — L'inférieur est presque rectangulaire et haut seulement de 4millimètres. — Leur face antérieure est convexe, la postérieure concave. — Leur bord libre est coupé carrément, comme le bord libre de la paupière. — La paupière inférieure est

FiG. 4. — Coupe hoiiizontalb de la pautiii interne de l'oubite, suivant le ligament PALI'ÉBnAL INTIîUNE

(schéma).

a, cl'ètc lacrymale antérieure ; — b, crête lacrymale postérieure ; — c, ligament palpébral interne; — d, tendon direct de l'orbiculaire ; , — e, tendon réQéchi ; — f, muscle de Horner; — (j, sac lacrymal.

RÉGION PALl'ÉBRALE.

plus facile à renverser que la paupière supérieure. — Leur bord adhérent, moins épais, reçoit l'aponévrose palpébrale et le muscle releveur de la paupière supérieure. — Les carLilayes tarses se rejoignent à leurs deux extrémités. De chacun de ces points de réunion part un tractus fibreux horizontal qui se dirige vers les os du pourtour de l'orbite. — Ces deux tractus lîbreux sont nommés ligaments DES TARSES OU LIGAMENTS PALPÉBRAUx. — Le ligament palpéhral externe se fixe à l'apophyse orbitaire externe. — Le ligament palpébral interne se bifurque. — Sa branche antérieure (tendon direct du m. orbiculairé) s'insère à la face antérieure du sac lacrymal et à la crête lacrymale antérieure. — Sa branche postérieure (tendon réfléchi du m. orbiculaire) suit la face externe du sac lacrymal et aboutit à la crête lacrymale postérieure.

Les glandes de MErsoMius sont comme incrustées •dans l'épaisseur des cartilages tarses.

Aponévrose palpébrale. — Lame fibreuse fixée au pourtour de l'orbite et interrompue, en son milieu, par la fente palpébrale. — Elle est moins épaisse du côté interne de l'orbite que du côté externe. — Sa grande circonférence se continue avec le périoste. — Sa i'etite ch^conférence se perd sur les cartilages tarses. — Sa face antérieure est recouverte parl'oi'biculaire des paupières. — Sa face postérieure recouvre la conjonctive et le muscle releveur de la paupière supérieure. — Cette aponévrose sépare le tissu coiijunctif sous-cutané du lissu sous-conjonctival. — Les ccekymoscs sous-eonjvnvU- ANAiDvnii. hiiin(j.\. ;i

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valcs cunsccuiivcs aux fractures de la base du crdiic n'arrivent généralement pas sous la peau. Muscle releveur de lapaupière supérieure. — Son tendon vient se confondre avec Taponévrost; palpébrale et se fixe, avec cette aponévrose, au bord adhérent du cai^tilage tarse supérieur.

Conjonctive. — Membrane muqueuse en continuité avec celle des fosses nasales par les points et les conduits lacrymaux. — Elle tapisse la fai;e profonde de chaque paupière (conjonctive palpébrale).

— En se portant des paupières sur le globe de l'œil (conjonctive bulbaire), elle forme les sillons ou culsde-sac ocuLO-PALPÉBRAUx. — Le siUou supérieur est profond de 20 à 22 millimètres, l'inférieur de 10 à 12 millimètres, l'externe de 5 à 6 millimètres.

— En dedans, il n'y a point de cul-de-sac; la conjonctive forme un repli saillant, la membrane clignotante, puis elle revêt la caroncule lacrymale et le lac lacrymal! — Elle adhère intimement à la face' profonde des deux paupières. — Elle est très lâche au niveau des culs-de-sac. — Sur le globe oculaire, elle est séparée de la sclérotique par un tissu conjonctif très délicat et très lâche. — L'infiltration séreuse de ce tissu donne lieu au ceemosis dont la saillie est déterminée par les adhérences de la conjonctive au pourtour delà cornée.

Structure de la conjonctive. — La conjonctive palpébrale a un aspect tomenteux dû à la saillie des papilles du derme muqueux. — Les granulations conjonctivales sont formées par Vhypertrophie et V infiltration plastique de ces papilles.

HÉGION I'ALI'ÉBHALL:. 3!)

La conjonctive bulbaire est dépourvue de papilles ; elle est plus mince, plus mobile et plus transparente que la conjonctive palpébrale. — Les siiffusions sanguines sous-conjonctivales sont très fréquentes.

ÉpiTHÉLiUM. — Il est stratifié partout. — Sur les tarses et sur le bulbe, il est pavimenleux. — Dans les culs-de-sac, il devient cylindrique. — 11 passe seul au-devant de la cornée.

Glandes muqueuses en acinus (Krause). — Elles sont probablement de môme nature que les glandes lacrymales. — Il en existe environ 20 ou 25 dans le sillon oculo-palpébral supérieur. — Dans le sillon inférieur, leur nombre varie de 2 à 6. — On trouve encore, chez les animaux, la glande de Har- DER, dont la sécrétion grasse ressemble à celle des glandes sébacées; cette glande s'ouvfe dans l'angle externe.

Follicules CLOS . —Ils sont disséminés chez l'homme i - Chez les grands ruminants, ils forment la plaque DE Bnuciij analogue aux plaques de Peyer. La conjonctive est riche en tissu adénoïde. — Ses lymphatiques vont constituer, au pourtour de la cornée, le cercle lymphatique de Teiciimann.

Nerfs. — Ils se terminent par des renflements formant de véritables corpuscules du tact. — La conjonctive est une des membranes' les plus sensibles aux atlouchemenls. — ■ Douleurs vives occasionnées par la présence des corps éti'angers dans le sac conjonctival.

Vaisseaux. — Les principaux sont les artères

40 FACli;.

PALPÉBRALEs qui chemineiit horizon Lalement entre le jiiLiscle orbicLiUiire et le carliluye tarse.

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