RÉGION PAR0TID115NNE
En arrière, l'apophyse mastoïde et la saillie du slerno-cleido-mastoïdien.
Forme. — Plane ou un peu convexe chez les enfants et les sujets gras. — Elle forme, chez les personnes maigres, une gouttière limitée, en avant, par la branche du maxillaire inférieur, et, en arrière, par l'apophyse mastoïde et le sterno-cleidomastoïdien. — Cette gouttière est plus profonde en bas qu'en haut ; elle se continue au cou, en avant du sterno-cléido-mastoïdien. — Quand la mâchoire s'abaisse, l'amplitude de la région augmente en haut et diminue en bas ; mais l'agrandissement ne compense pas la diminution. — Agrandissement antéro-postérieur d'un centimètre dans toute la hauteur, lorsqu'on porte les incisives inférieures au-devant des supérieures.
Peau. — Très-mobile, d'une densité intermédiaire entre celle de la joue et celle de la nuque. — Recouverte de barbe chez l'homme adulte.
Pannicule adipeux. — D'épaisseur variable.
Fascia superficialis à une seule lame. — Peu adhérent. — Il se continue avec celui des régions massétérine, temporale et sus-hyoïdienne ; mais il disparaît en arrière, vers la région mastoïdienne.
Quelques ganglions lymphatiques entre la peau et l'aponévrose.
Aponévrose superficielle. — Lame fibreuse peu épaisse, allant du masséter à la gaine du sterno-cleido-mastoïdien. — Fixée, en haut, au bord inférieur de l'arcade zygomatique. — Se continuant, en bas, avec l'aponévrose cervicale superficielle. —
FACE
Unie au tissu interlobulaire de la parotide par des trabécules. — Percée de trous pour le passage des vaisseaux et dos nerfs qui vont à la peau.
Glande parotide. -= Elle remplit toute la région, — Son poids moyen est d'environ 2S grammes. —Sa FACE EXTERNE, plane ou un peu bombée, adhère à l'aponévrose par des tractus qui en rendent la dissection difficile. — Son bord supérieur est étendu le long de l'arcade zygomatique et adhère à la portion cartilagineuse du conduit auditif externe. — Son BORD inférieur dépasse un peu l'angle de la mâchoire; il est séparé de la glande sous-maxillaire par un feuillet fibreux. — Son bord antiîrif.ur, creusé en gouttière, reçoit le bord postérieur de la branche de la mâchoire ; il empiète sur le masséter, forme la parotide accessoire et fournit le canal de Sténon. — Son bord postérieur adhère à la gaine du sterno-cleidû-mastoïdien. — Sa face profonde recouvre le col du condyle^ l'articulation temporomaxillaire et toutes les parties sous-jacentes jusqu'au pharynx. — les tumeurs de la parotide gênent les mouvements de la mâchoire et peuvent comprimer le conduit auditif. — Les fistules salivaires de la glande parotide sont sans gravité.
Ganglions lymphatiques intra-parotidiens.
— Ils sont situés au milieu du parenchyme glandulaire. — Leur couleur rougeâtre ou violacée et leur consistance plus molle les font distinguer des lobules de la glande. — Les tumeurs qu'ils forment sont énucléables sans trop de difficultés.
Logeparotidienne. — Cavité limitée, en av£|,nt,
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par la branche de la mâchoire, le muscle plérygoïdien interne et le ligament sphéno-maxillaire, eu arrière par le sterno-cleido-mastoïdien et le ventre postérienr du digastrique, et dont le fond est constitué par l'apophyse styloïde et les muscles qu i sy insèrent (bouquet de Riolan). — Elle est remplie par la glande parotide, mais celle-ci ne se trouve pas immédiatement en contact avec les parois de la loge ; un feuillet aponévrotique, qu'on peut appeler
APONÉVROSE PAROTIDIENNE PROFONDE, l'en sépare.
L'aponévrose parotidienne profonde se rattache, en arrière, à la gaine du sterno-cleido-mastoïdien et, en avant, cà l'aponévrose massétérine. — En avant, en arrière et en bas, elle se confond avec l'aponévrose superficielle sur le pourtour de la glande parotide. — En haut, il n'en est pas de même : le feuillet profond recouvre les muscles styliens et va se fixer à la base deTapophyse styloïde. — Le feuillet superficiel se fixant, d'autre part, sur le conduit auditif cartilagineux, il en résulte qu'à ce niveau les deux feuillets aponévrotiques sont séparés par la partie supérieure de la glande parotide. — L'aponévrose profonde est toujours plus épaisse que l'aponévrose superficielle. — Son épaisseur diminue notablement au niveau du muscle plérygoïdien interne. — La bandelette improprement nommée LIGAMENT sTYLO-MAXiLLAiRE n'est autre cliosc qu'uuG portion de cette aponévrose, confondue avec le reste, mais renforcée par un faisceau de fibres parallèles allant de l'apophyse styloïde à l'angle de la mâchoire. — L'aponévrose parotidienne profonde
FACE
tapisse toutes les parois de l'excavation parotidieiine, mais en présentant une solution de continuité entre l'apophyse styloïde et le bord postérieur du ptérygoïdien interne. — C'est dans cet espace libre que s'engage quelquefois (7 fois sur 12) un prolongement de la parotide qui se met ainsi en rapport avec la paroi latérale du pharynx et avec les vaisseaux et les nerfs qui longent cette paroi (Voy. Région pharyngienne), — On rencontre souvent un second prolongement de la glande sous la branche de la mâchoire, au-dessus du ptérygoïdien interne . — L'cnudéalion complète de la parotide estàpeuprès impossible, lorsqu'il existe un prolongement pharyngien. — Les tumeurs à marche lente {adénomes, enchondromes) sont ordinairement circonscrites et peuvent être extirpées entotalité. — Les tumeursmalignes, à marche rapide, poussent presque toujours des prolongements dans tous les sens etcontre-indiquent l'opération.
FiG. 14. — Coupe nonizoNTALB DB LA nÉGioN PAnoTlDIE^^l^ (schéma).
a, branche du maxillaire inférieur; — 6, apophyse styloïde; — c, masséter ; — d, ptérygoïdien interne ; — e, ventre postérieur du digastrique ; — f, stcrno-cleido-mastoïdien ; — (/, paroi du pharynx ; — A, loge parotidienne ; — k, k, aponéirose parotidienne profonde.
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L'aponévrose paroLidienne profonde présente encore deux autres solutions de continuité : l'une en bas, pour le passage de la carotide externe ; l'autre derrière le col du condyle, pour le passage de la maxillaire interne.
Plan sous-parotidien. — Les organes qui le constituent sont ceux qui forment le fond de la logeparotidienne. — Le tissu conjonctif de ce plan, étant sous-jacent à l'aponévrose parotidienne profonde, communique largement avec le tissu intermusculaire du cou. — Migration du pus clans ce tissu, tandis que le pus contenu dans la loge parotidienne se porte soit vers la peau, soit profondément vers le pharynx.
Artères. — Carotide externe. — Après avoir passé sous le ventre postérieur du digastrique, elle arrive dans la région au niveau de l'angle de la mâchoire, en s'engageant entre le muscle stylohyoïdien qui la recouvre, et le muscle stylo-glosse qui lui est sous-jacent. — ■ Sa direction est verticale, son trajet peu flexueux. — Elle est contenue dans l'épaisseur de la parotide. — Elle se termine au niveau du col du condyle, — Les branches qu'elle fournit dans cette région sont les suivantes :
Sous le digastrique 1 OccStàle.
1 Sterno-cleido-mastoïdienue.
, Collulérales. . ; Parotidiennes.
Dans la parotide. . . . ) ' Auriculaire postérieure.
Terminales . . . ) Temporale superficielle.
< Maxillaire intei'ne.
Gravité des plaies profondes de la rcyion paroii-
FACE
dienne. — Dans le petit espace limité par le digastrique et l'apophyse styloïde, un instrument vulnérunt pourrait atteindre sept artères importantes : 1° la carotide externe ; 2° la faciale ; 3" l'occipitale ; 4" l'auriculaire postérieure ; 5" la pharyngienne inférieure ; 6° la carotide interne; 1° la vertébrale. — Vendant l'extirpation d'une tumeur parotidienne, la compression de la carotide primitive sur le tubercide de Cliassaignac est préférable à la ligature préalable de ce vaisseau.
Veines. — La veine temporale superficielle et la veine maxillaire interne s'anastomosent au niveau du col du condyle et forment la jugulaire externe, qui se dégage de la parotide derrière l'angle de la mâchoire. — Les troncs veineux recouvrent l'artère carotide externe.
Il est à remarquer que la tunique externe de tous les vaisseaux adhère assez intimement aux trabécules interlobulaires de la parotide.
Nerfs. — Superficiels : 1° branche auriculaire ; 2» branche mastoïdienne; toutes deux fournies par le plexus cervical superficiel.
Profonds ; i° aUriculo -temporal qui se dégage de la parotide sur le col du condyle ;
2° FACIAL. — D'abord très profond. — Il reçoit des fibres sensitives du pneumo-gastriqae et du glossopharyngien, immédiatement après sa sortie du trou stylo-mastoïdien. — 11 s'anastomose avec l'auriculotemporal, au-dessous du col du condyle. — Il se subdivise dans l'épaisseur de la parotide. — Ses deux -branches, cervico-faciale et temporo-faciale, deve-
cou. l/i5
nues superficielles, sortent delà région. Elles animent tous les muscles de la face, moins le masséter, et vont former des plexus avec les nerfs sous-orbilaire et mentonnier. — La aection du nerf facial est inévitable dans VénucUation de la parotide.