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COUDE

Ce nom s'applique, non-seulement à la saillie de l'olécràne, mais encore à l'articulation radio-cubitohumérale et à toutes les parties molles qui l'entourent.

Limites. — Purement artificielles. — En haut, un plan horizontal passant à deux travers de doigt audessus de l'épilrocblée. — En BAS, un plan horizontal passant à deux travers de doigt au-dessous de la même lubérosité.

Forme. — Aplati d'avant en arrière. — Son diamètre antéro-postérieur est égal à la moitié de son

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diamètre transverse. — Sa portion brachiale et sa portion antibracliiale sejoignent sous un angle très obtus, ouvert en avant. — Ces deux portions forment un angle obtus ouvert en dehors, lorsque le bras est dans l'extension.

Subdivisions. — fUne région antérieure ou région du PLI DU coude; 2" une région postérieure ou région olécranienne ; 3° une partie centrale comprenant le SQUELETTE et leS ARTICULATIONS.

RÉGION DU PLI DU COUDE

Limites. — En haut et en bas, les deux plans indiqués ci-dessus. — Latéralement, deux lignes verticales menées par les deux tubérosités humérales.

Formes extérieures. — On y observe trois saillies : 1° saillie bicipitale, médiane, supérieure; elle s'amincit en bas et se perd entre les deux autres; 2° saillie épicondylienne, externe et inférieure, formée par les muscles supinateurs et radiaux ; 3° saillie épitrochléenne, interne et inférieure, formée par les muscles qui s'insèrent à l'épitrochlée. — Entre ces trois saillies, les deux gouttières bicipitales, obliquement dirigées, se réunissent au milieu du pli du coude, en formant un V à ouverture supérieure. — Ces deux gouttières correspondent aux veines médianes basilique et céphalique. — Les gouttières et les reliefs sont peu apparents chez les sujets gras.

Le tégument forme plusieurs plis de locomotion

MEMBRE SUl'ÉUIEUR.

transversaux, placés bien au-dessus de l'interligne

articulaire et ne pou-

flg. 47. région du pli dv coude

(plan supebi'iciiïl).

a. a -veines ratlialos ; — b,b, veines cubitales; — c, veine méHiane commune; — rf, veine communicante; — e, veine médiane céplialique ; — f, veine médiane basilique; — g, veine céphalique; - /t. veine basilique ;— i, rameau du nerf radial ; —j. nerfmusculo-cu(ané ; — k,k, rameau du uerf brachial cutané interne.

vant servir de guide dans les opérations.

Le PLI DU COUDE ,

concave supérieurement, est situé très peu au-dessus de l'interligtie ailiculaire. — Il disparait lorsque l'avant-bras est étend ti sur le bras. — Dans la fracture de l'extrémité inférieure de l'humérus, ce 'pli reste audessous ou au niveau du fragment supérieur.

— Dans la luxation du coude, il se trouve reporté à 0™, 03 environ au-dessus de l'extrémité de l'humérus.

Peau. — Fine en avant. — Très mobile.

— Eviter son déplacement pendant la saignée, pour empêcher la formation d'un thrombus.

— Plus épaisse sur les côtés. — Recouverte

de quelques poils, sur la partie externe du membre.

RÉGION DU PLI DU COUDE

Pannicule adipeux. — Très épais chez les sujets obèses. — Il manque sur l'épitrochlée. — La compression exercée à ce niveau détermine parfois la gangrène du tégument.

Fascia superficialis. — Composé de deux feuillets entre lesquels sont compris les vaisseaux et les nerfs superficiels. — Il s'y développe assez souvent une bourse séreuse, entre la peau et répitrochlée.

Aponévrose. — Mince sur le biceps. — Plus épaisse sur les masses épicondylienne et épitrochléenne. — ■ Elle reçoit l'expansion du biceps. — Ses fibres, entre-croisées en losanges, laissent enlre elles plusieurs ouvertures, notamment l'ouverture de la veine communicante. — Elle envoie, par sa face profonde, une cloison placée de champ, qui passe en dedans du biceps et se rend à la gaîne du brachial antérieur. — Les adhérences de cette cloison déterminent la formation d'une dépression au niveau du pli du coude.

Muscles. — On peut les subdiviser en trois groupes, suivant qu'ils constituent la saillie bicipitale, la saillie épicondylienne ou la saillie épitrochléenne.

1° Saillie BiciPiTALE :

Biceps. — Aminci à son extrémité inférieure, il ne recouvre que très incomplètement le brachial antérieur et l'aponévrose intermusculaire interne. — Son expansion aponévrotique se détache du bord externe de son tendon ; elle va renforcer l'aponévrose qui recouvre les muscles épitrochléens. — Par son insertion à la partie postérieure de latubérosité

ANATOMIE. 3" ÉDniON. 23

MEMBRE SUPÉRIEUR

bicipitale, il est à la fois fléchisseur et supinateur.

Brachial antérieur. — Il s'insère aux deux aponévroses intermusculaires et recouvre la face antérieure de l'articulation. — Il est recouvert par le biceps, le nerf musculo-cutané, les vaisseaux huméraux et le nerf médian. — Il répond, en dehors, au long supinateur, aux deux radiaux et au court supinateur. — Son bord interne est recouvert par le rond pronateur. — Son tendon se fixe à l'apophyse coronoïde du cubitus.

2° Saillie épicondylienne :

Long supinateur. — Dirigé de haut en bas et un peu de dehors en dedans.

PRipiER radial externe. — Sous-jacent au long supinateur.

Second radial externe. — Sous-jacent au premier radial.

Court supinateur. — Le plus profond des muscles épicondyliens. — Il s'enroule autour de l'extrémité supérieure du radius.

3° Saillie épitrochléenne :

Rond pronateur. — Oblique de haut en bas et de dedans en dehors. — Il rejoint le long supinateur sur la ligne médiane et limite, avec lui, le sillon parcouru par la veine médiane. — En haut de ce sillon, l'écartement des deux muscles forme souvent un petit espace triangulaire dans lequel on aperçoit l'origine de l'artère radiale.

Grand palmaire.

Petit palmaire.

Cubital antérieur. — Ces trois derniers muscles

RÉGION DU ['LI DU COUDE

sont coiileiuis dans le même plan que le rond pronateur.

Fléchisseur superficiel ou sublime. — Sous-jacenl aux muscles précédents.

Fléchisseur profond. — Sous-jacent au fléchisseur sublime. — Appliqué sur les os et sur le ligament interosseux.

Veines. — Subdivisées en superficielles et profondes.

Superficielles. — Les veines radiales, arrivées au pli du coude, se réunissent et forment la céphalique qui monte verticalement le long de la gouttière bicipitale externe. — De même, les veines cubitales forment, par leur réunion, la basilique qui suit la gouttière bicipitale interne. — La veine médiane, placée à la partie moyenne de la région, occupe le sillon formé par la jonction des muscles long supinateur et rond pronateur, — Elle se bifurque au niveau de la pointe' du biceps, un peu au-dessous de l'interligne articulaire'. — Ses deux branches de bifurcation sont la médiane basilique et la médiane céphalique. — Ces deux branches se dirigent obliquement en haut et vont s'aboucher, l'une avec la basilique, l'autre avec la céphalique. — L'ensemble des quatre veines principales représente un M dontles deux branches verticales sont constituées par la basilique et la céphalique, et dont les deux branches obliques sont formées par la médiane basilique cl la médiane céphalique. — Variétés individuelles sur un grand nombre de sujets.

Veine communicante. — Elle naît de la médiane,

MEMBRE SUPÉRIEUR

au moment où celle-ci va se bifurquer. — Elle suiL un trajet rétrograde, de haut en bas. — Elle traverse l'aponévrose et aboutit à l'une des deux veines humérales. — Sa présence explique comment, après V application d'une ligature circulaire, les veines superficielles, d'abord turgides, se vident au bout d'un certain temps.

Toutes ces veines sont roulantes sous la peau. — Il est nécessaire de les fixer avec le pouce, pour pratiquer une saignée. — Leur volume est très variable; elles sont toujours plus petites chez les sujets gras que chez les individus amaigris. — Généralement, la médiane basilique est plus volumineuse que la médiane céphalique. — Les radiales et les cubitales sont les plus petites de toutes.

Veines profondes. — Elles sont au nombre de deux pour chaque artère. — Elles suivent rigoureusement le trajet des troncs artériels.

Artères. — 1° Humérale. — Elle se montre au côté interne du tendon du biceps, à 0'",04 à O'^jOo au-dessus de l'épitrochlée. — Dirigée obliquement du bord interne du bras au milieu du pli du coude, elle suit la gouttière bicipitale interne. — Sousjacente à la veine médiane basilique dont elle est séparée par l'expansion aponévrotique du biceps.

— Elle croise quelquefois un peu la direction de cette veine; d'autres fois elle lui est parallèle. — Dangers de la saignée de la veine médiane basilique.

— L'artère est d'autant plus profonde et plus éloignée de la veine que l'on se rapproche davantage du bas de la région. — Elle se bifurque au

nÉGlON DU

niveau du pli du coude, sous le rond pronateur.

Elle est côtoyée par les deux veines humérales. — Fréquence des anévrysmes arlériosoveineux. — Le nerf médian est en dedans des vaisseaux; il s'en éloigne d'autant plus qu'on l'examine plus inférieurement. Au niveau du pli du coude, il en est à 8 ou 10°^™, de sorte qu'on ne l'aperçoit pas toujours en pratiquant la ligature de l'artère.

La rectitude de l'artère hurnérale expose ce vaisseau à être déchiré dans Vextension forcée de Vavant-hras. — Ce mouvement d'exlension forcée aplatit l'arlère et y interrompt le cours du sang. — Possibilité de pratiquer l'amputation de r avant-bras sans comprimer l'hu-

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