MEMBUE SUPÉRIEUR
mérale à sa partie supérieure (Verneuil). — L'interruption du cours du sang est également déterminée par la flexion forcée de l'avant-bras. — Application de ce fait à la cure des anévrysmes et au traitement des hémorrhagies .
Branches collatérales fournies par l'humérale dans la région du pli du coude :
Rameaux de I'hdmérale profonde.
Collatérale interne. — Elle naît à 0°i,03 ou 0"',04 au-dessus de l'épitroclilée. — Ses variétés d'origine. — Elle passe horizontalement en arrière du nerf médian. — Sa branche antérieure se rend aux muscles épitrochléens. — Sa branche postérieure traverse l'aponévrose intermusculaire interne et passe dans la région olécrânienne.
2° Radiale. — Superficielle. — Elle suit le bord interne du long supinateur. — Elle repose sur l'interstice compris entre le premier radial externe et le fléchisseur profond des doigts.
Elle donne la récurrente radiale antérieure, branche d'un volume variable, qui naît quelquefois de l'humérale. — Cette récurrente décrit un arc à concavité supérieure; elle passe entre le brachial antérieur et le long supinateur. — Elle s'anastomose avec l'humérale profonde sur l'épicondjle.
3° Cubitale. — Plus profonde que la radiale. — Dirigée en bas et en dedans. — Elle passe sous le rond pronateur et eu avant du fléchisseur profond. — Elle est quelquefois sous-aponévrotique dans tout son trajet. — Elle donne les trois branches suivantes :
RÉGION DU PU DU COUDE
Récurrente cubitale antérieure. — Elle passe entre les muscles épitrochléens et brachial antérieur, pour aller s'anastomoser avec la collatérale interne.
Récurrente cubitale postérieure. — Née souvent par un tronc commun avec la précédente. — Elle traverse les insertions du cubital antérieur et passe dans la région olécrànienne.
Tronc commun des interosseuses. — Très gros et très court. — ïl fournit l'interosseuse antérieure et l'interosseuse postérieure.
Lymphatiques. — Superficiels. — Presque tous situés du côté de la flexion et groupés autour des veines, dans l'épaisseur du fascia superflcialis. ' — Il existe, dans cette couche, un ou deux ganglions sus-épitrocqléens qui reçoivent leurs vaisseaux du bord cubital de l'avant-bras et delà main. — Adénopathie syphilitique de ces ganglions.
Profonds. — Ils accompagnent les vaisseaux sanguins et se< rendent aux ganglions axillaires.
Nerfs. — 1" Superficiels. — Rameaux cutanés du nerf radial, situés sur la face externe du membre.
MuscuLO-cuTANÉ. — Il perfore l'aponévrose, le long de la veine céphalique, à une hauteur variable, et gagne la face externe de l'avant-bras.
Brachial cutané interne. — Ses rameaux sont situés autour de la veine basilique.
Tous ces nerfs peuvent être blessés pendant une saignée. — Névralgies traumatiques .
2° Profonds. — Médian. — Il s'éloigne de l'artère en s'approchant de l'avant-bras. — Il s'engage
MEMBRE SUPÉRIEUR
entre les deux faisceaux du rond pronaleur, rarement sous ce muscle. ~ Plus bas, il est compris entre le fléchisseur sublime et le fléchisseur profond. — Situé d'abord en dedans de l'artère cubitale, il traverse le rond pronateur en avant de celte artère et lui devient externe au-dessous de ce muscle. — Il fournit des rameaux aux muscles épitrochléens et à l'articulation.
Cubital. — Il passe entre les deux faisceaux du cubital antérieur; puis, entre le fléchisseur sublime et le fléchisseur profond. — D'abord éloigné de l'arlère cubitale, il s'en rapproche en bas, pour gagner son côté interne. — I[ donne des rameaux aux deux faisceaux internes du fléchisseur profond.
Radial. — Situé entre le long supinateur et le brachial antérieur. — Séparé de l'artère radiale par le tendon du biceps. — Il s'accole, plus bas, au côté externe de celle artère, mais il reste séparé du vaisseau par une lame cellulo-fibreuse, car le nerf est contenu dans la gaine du long supinateur, tandis que l'artère est dans la gaîne du rond pronateur. — Il donne des rameaux au long supinateur et aux deux radiaux. — Sa branche profonde traverse le court supinateur.
RÉGION OLÉCRANIENNE
Limites. — Elles ont été indiquées à propos du pli du coude.
Formes extérieures. — Sailhe de l'olécràne, un peu plus rapprochée de l'épitrochlée que de
RÉGION OLÉCRANIENNE.
l'épicoiidyle. — Surmontée d'une dépression. — Se continuant, en bas, avec la crête du cubitus. — Latéralement, reliefs de l'épicondyle et de l'épitrocblée. — Dans l'extension, le sommet de l'olécrâne est situé un peu au-dessus des deux tubérosités bumérales. — Il est au même niveau qu'elles dans la demi-flexion. — Tl passe beaucoup au-dessous dans la flexion forcée ; l'olécrâne fait alors une saillie pointue. — Ces rapports restent les mêmes dans la fracture de l'extrémité inférieure de V humérus ; ils sont changés dans la luxation du coude.
Fossettes latérales. — Bien visibles seulement pendant l'extension, — L'interne est située entre l'olécrâne et l'épilrocblée. — L'embonpoint la fait disparaître. — On 3^ sent le nerf cubital. — Fourmillements et paralysie résultant de la compression de ce nerf. — • La fossette externe est située entre l'olécrâne et l'épicondyle. — L'embonpoint ne la fait jamais disparaître ; elle est, au contraire, plus accusée sur les bras potelés. — On y sent l'interligne articulaire, le condyle buraéral et la cupule du radius. — Diagnostic des fractures du corps du radius. — Le gonflement qui accompagne la fracture rend quelquefois l exploitation impossible.
Peau. — Moins fine qu'au pli du coude. — Quelquefois rugueuse. — Siège de prédilection du psoriasis, de l'ichlhyose. — Plis transversaux qu'elle forme au-dessus de l'olécrâne. — Le tégument étant presque directement appliqué sur un plan osseux, les contusions y sont très doidoureuses .
40 6 MEMBRE SUPÉRIEUR
Pannicule adipeux. — Toujours très mince sur l'olécrâne, d'épaisseur variable sur les côtés.
■ Bourse séreuse rétro-olécranienne. — Ses hijgromas. — Ses abcès.
Fascia superficialis. — Lamelleux el mobile.
Aponévrose. — Très mince sur le tendon du triceps. — Assez épaisse sur les masses musculaires latérales. — Elle se confond avec le périoste de l'olécrâne et la crête du cubitus.
Muscles. — Triceps. — Son tendon fixé à l'olécrâne, souvent séparé du sommet de cette apophyse par une petite bourse séreuse. — Ses fibres musculaires s'insèrent aux bords latéraux de l'olécrâne.
Anconé. — Il fait suite au vaste externe et s'étend de l'épicondyle au bord externe de l'olécrâne. — De même que le triceps, il est innervé par le nerf radial.
Extrémité supérieure des muscles épicondyliens.
Insertions supérieures du cubital antérieur. — Son faisceau épitrochléen. — Son faisceau olécrânien.
Artères. — Branche postérieure de la collatérale interne. — Elle traverse l'aponévrose intermusculaire interne et descend sur la face postérieure de cette aponévrose. — Elle fournit des rameaux musculaires pour le triceps et des rameaux périostiques qui passent transversalement au-dessus de l'olécrâne, sous le triceps, et vont s'anastomoser avec les récurrentes radiales, au niveau de l'épicondyle.
Branche postérieure de I'humérale profonde. —
AUTICULATIONS DU COUDE. 4 07
Elle suit la face poslérieure de l'aponévrose inlermusculaire externe et se subdivise comme la collatérale interne.
Récurrente cubitale postérieure. — Elle monte sous les muscles épitrochléens et s'anastomose avec la collatérale interne. — Elle s'unit à la récurrente radiale postérieure par des branches transversales.
RÉCURRENTE RADIALE POSTÉRIEURE. — Née de l'in-
terosseuse postérieure. — Elle se dirige de bas en haut, entre le court supinateur et le cubital antérieur. — Elle s'anastomose avec l'humérale profonde et la récurrente cubitale postérieure.
Toutes ces artères forment, autour des articulations du coude, un cercle anustomotiqice par lequel le cours du sang se rétablit rapidemejtt, après la ligature de l'humérale.
Veines et lymphatiques. — Ils ne présentent aucun intérêt.
Nerfs. — Rameaux cutanés du nerf radial.
Rranche épitrochléenne du brachial cutané interne.
Cubital. — Logé dans la gouttière limitée par l'olécrâne et l'épitrochlée. — Il est sous-aponévrotique. — Facile à découvrir. — Voit être ménagé lorsqu'on pratique la résection du 'coude.
SQUELETTE ET ARTICULATIONS
Squelette. — Il est constitué par l'extrémité inférieure de l'humérus et par l'extrémité supérieure des deux os de l'avant-bras.
MEMBRE SUPÉRIEUR
A) Humérus. - Aplati d'avant en arrière ; son diamètre transverse est quatre fois plus long que son diamètre antéro-postérieur. — Un peu recourbé en avant, de sorte que l'axe du corps passe en arrière de l'extrémité articulaire. — Ses deux tubérosités : épicondyle et épitrochlée. — Celte dernière fait une saillie d'environ 0™,02. — Le cubitus luxé en dedans, peut se loger au-dessous d'elle sans que le diamètre transverse du coude en soit notablement augmenté. — Cavité coronoïdienne. — Cavité OLÉCRANiENNE. — Ces deux cavités sont séparées par une lamelle très mince, parfois perforée, d'où un évidement qui affaiblit l'extrémité inférieure de l'humérus. — Dans les fractures de Vextrémité inférieure de Vhumérus, les deux fragments font entre eux un angle saillant en avant. — Jusqu'à l'âge de 16 ou 17 ans, ces fractures ne sont, le plus souvent, qu'un décollement de l'épiphyse inférieure.
Portion articulaire. — Sa direction oblique de haut en bas et de dehors en dedans. Cette obliquité porte sur l'interhgne huméro-cubital et non sur l'interligne huméro-radial qui est horizontal. — L'épicondyle et l'épitrochlée étant situés à la même hauteur, la distance de l'épicondyle à l'interligne articulaire est de 18™", celle de l'interligne cà Tépitrochlée est de 28""'. — En pratiquant la désarticulation du coude à un lambeau anlérieur, il convient de placer la hase du lambeau au moins à 0",03 audessous de V épitrochlée, et à 0",02 au-dessous de Vépicondyle. — Condyle, éminence qui s'articule avec la cupule du radius. — Trochlée, poulie arti-
ARTICULATIONS DU COUDE
culaire dont le bord interne descend à 3°^™ au-dessous du bord externe. — Largeur totale de l'interligne articulaire en avant, 0™,04; savoir : 0™,02 pour le condyle et 0'",02 pour la trocblée. — En arrière, l'articulation est plus large de 0",02.
B) Cubitus. — Renflé à son extrémité supérieure. — Sa portion articulaire forme la grande CAVITÉ siGMOÏDE, limitée en avant par I'apophyse coronoïde et en arrière par I'olécrane. — Cette cavité n'embrasse que la moitié environ de la trochlée humérale.
— Elle présente une crête médiane et deux dépressions latérales, pour s'accommoder à la forme de la trochlée. — Les fractures de l'apophyse coronoïde compliquent souvent la luxation du coude en arriére ; le fragment coronoïdien est attiré en haut par le brachial antérieur et ne peut être ramené en place. — L'olécràne est étranglé à sa partie inférieure. — Ses fractures peuvent être le résultat d'un choc direct ou de l'action musculaire.
— Petite cavité sigmoïdk, située en dehors de la grande, destinée à l'articulation radio-cubitale supérieure.
C) Radius. — Arrondi et cylindrique. — Son col,
— sa tête, — sa cupule. - La cupule et le pour-
FiG. 49. — Coupe verticale DE l'articulation DU COUDE par un plan antéropostérieur passant pau le fond de la trochlée humérale (demi-schéma).
a, humérus ; — b, cubitus.
MEMBRE SUPÉRIEUR
tour de la têle sont encroûtés de cartilage. — Au-dessous du col, la tubérosité bicipitale est recouverte de cartilage d'encroûtement et séparée du tendon du biceps par une bourse synoviale.
Articulations. — Elles sont au nombre de trois : i° l'articulation cubito-humérale ; 2° l'articulation radio-humérale ; 3° l'articulation radio-cubitale supérieure. — Les deux premières sont, en réalité, réunies en une seule : l'articulation huméro-cubitoradiale.
Articulation huméro-cubito-radiale. — Elle est maintenue par quatre ligaments périphériques.
1° Ligament antérieur. — Formé de fibres obliques, étendues du pourtour de la cavité coronoïdienne à l'apophyse coronoïde et au ligament annulaire du radius. — Ce ligament se déchire facilement, mais il est suppléé par le tendon du brachial antérieur.
2° Ligament postérieur. — Allant des deux bords et du sommet de l'olécrâne à la face postérieure de l'épicondyle et de l'épitrochlée. — Ses faisceaux, presque celluleux, sont très peu résistants. — lorsqu'il est soulevé par un épanchement intra-articulaire, les fossettes latérales de la région olécrânienne sojil remplacées par des bosselures; il resté seulement une dépression médiane correspondant au tendon du triceps.
3° Ligament latéral externe. — Etendu de l'épicondyle au ligament annulaire. — H donne insertion aux muscles extenseurs, au premier radial et au court supinateur.
4° Ligament latéral interne. — H pavt de 1 épi-
ARTICULATIONS DU COUDE
trochlée et se divise en deux faisceaux. — Son faisceau antérieur ou coftONOÏDiEN, vertical, se rend au bord interne et à la face antérieure de l'apophyse coronoïde. — Son faisceau postérieur ou OLÉCRANiEN, transversal, s'insère au bord interne de l'olécràne. — Ce dernier faisceau maintient souvent le fragment supérieur, dans une fracture de Volécrâne.
La synoviale, commune aux trois articulations, se prolonge dans la cavité coronoïdienne, dans la cavité olécrànienne et dans l'articulation radiocubitale supérieure.
Cette articulation est un ginglyme angulaire parfait. — La flexion y est bornée par la rencontre du bec de l'apophyse coronoïde et du fond de la cavité coronoïdienne. — L'extension est Hmitée par la rencontre du bec de l'olécràne et du fond de la cavité olécrànienne, et par la tension du ligament antérieur et des ligaments latéraux. — L'immobilité prolongée peut déterminer rankylose du coude. — Inconvénients de l'ankylose en extension. — Les plaies pénétrantes du coude, très rares lorsque V avant-bras est en extension, se produisent au contraire facilement pendant la flexion, parce que V articulation n'est plus alors recouverte en arrière que par le triceps. — D'une manière générale, ces plaies S07it moins graves que celles du genou .
Articulation radio-cubitale supérieure. — Son ligament annulaire se fixe en avant et en arrière de la petite cavité sigmoïde. — Il constitue, avec cette cavité, un cercle ostéo-fibreux dans lequel roule la
MEMBRE SUrÉRIEUR.
têle du radius. — Sa hauteur est de 0'",0i. — Il est évasé supérieurement. — Il reçoit les fibres les plus externes du ligament antérieur et tout le ligament latéral externe qui le renforce en arrière. — Fréquence relative des luxations de Vextrémité supérieure du radius en avant. — La synoviale forme, au-dessous du ligament annulaire, un bourrelet qui déborde ce ligament de 2 ou S"»™.
Le seul mouvement possible est la rotation (Irocboïde). — Ce mouvement serait limité, d'après Denucé, par la tension du ligament carré, trousseau fdjreux qui ferme l'articulation en bas et qui s'étend de tout le bord de la petite cavité sigmoïde à la partie opposée du col du radius.
LUXATIONS DU COUDE— Elles
peuvent se faire en arrière, en avant ou latéralement. — La luxation en arrière est la plus fréquente, après celle de l'épaule. — Elle paraît surtout se produire pendant l'extension. — . Quand elle est incomplète, llolécrâne et le tendon du triceps font une forte sail- . lie en arrière. — Dflns la luxation complète. Volécrâne remonte beaucoup au-dessus de son niveau normal. — Vapophyse coronoide passe en arrière
Fie. 50. — CoopK VERTICALE niî l'articulation DU COUDE PAU UN PLAN ANTÉnO-
postkhieuii passant pau le jiilibu du con-
DYLK UUMÉHAL (dEMI-
bcuéma).
a, humérus ; — ô, radius.
RÉGION ANTIBRACniALE ANTÉRIEURE. 413
de la cavité olécrânienne à une hauteur variable.
La luxation en avant peut avoir lieu sans fracture de l'olécrâne. — Lorsque V avant-bras est fléchi, Volécrâne étant au-dessous de la trochlée, il suffit d'une légère -poussée pour produire le déplacement. — Quand la luxation survient pendant Vextension, Volécrâne arc-boute contre le fond de sa cavité et les ligaments latéraux serompent: délabrements considérables; rupture fréquente du nerf cubital.
Les luxations latérales complètes en dedans ou en dehors ne sont pas très rares. — Elles surviennent surtout pendant la demi-flexion.
Bé SECTION DU COUDE. — Frocédés de Parck, de Moreau, de Roux, de Maisonneuve, de Nélaton, d'OUier. — Bans tous ces procédés, on attaque V articulation par sa face postérieure. — Ménager avec soin le nerf cubital.