‹ Résumé d'histoire de la musiqueChapitre 12 sur 101 · V. Haüy, philanthrope fr · texte numérisé non relu

V. Haüy, philanthrope fr

Monge, géom. français (1746-1818).

Berthollet, chimiste français (1748-1822).

Louis David, peint. fr.

Delambre, chimiste français (1749-1822), Jenner, médecin angl.

(1749-1823). Laplace, astron. fr.

Gœthe, poèle dr. all.

Jacquard, mécanicien fr. (1752-183#).

Mme Vigée-Lebrun, peint. fr. (1755-18#2) Florian, fabuliste fr.

Chaplal, chimiste fr.

Lacépède, natural. fr.

Canova, sculpt. ilal.

(1757-1822), Curle Vernet, peint. fr.

Prudhon, peint. fr.

Burns, poèle écoss.

Schiller, poète all.

André Chénier, poète Jr. (4762-1794).

JP: Richter, écr. all (1763-1825).

CNE

venir dans son orchestration, d’une façon plus saillante, les instruments à vent. Rappelons que Paesiello produisit un Barbier de Séville, que celui de Rossini devait éclipser par la suite.

Grétry (André-Ernest-Modeste) (Liège 1741 — Montmorency 1813). L'un des plus célébres parmi les compositeurs du genre opéra-comique. On lui doit : Lucile, le Tableau parlant, les deux Avares(1770),l Amanlt jaloux ,la Caravane du Caire, l'Epreuve villugeoise, Richard Cœur de Lion (1784), son chef-d'œuvre, Zémir el Azor “et une quantité d’autres œuvres lyriques. Il a écrit aussi des symphonies et de la musique religieuse et exposé ses théories dans un ouvrage intitulé : Essais sur la musique (1789). Membre de l'Institut, il fut un des premiers chevaliers de la Légion d'honneur.

Gimarosa (Dominique)(né près de Naples 1749 — Venise 1801), l'un des plus grands compositeurs de l'Italie. Parmi ses 80 opéras, il en fut un qui obtint un succès immense. Il matrimonto segrelo” (Vienne 1792). Cimarosa est encore l’auteur de messes et oratorios.

Salieri (Antoine) (Legnano 1750 — Vienne 1825),auteur de nombreux opéras, qui sut profiter dela belle influence de Gluck. Il obtint de grands et mérités succès avec Armida (1771), les Danaïdes (1784), Sémiramis (1784), les Horaces (1786), Tarare (1787).I a écrit aussi beaucoup de musique religieuse.

Dalayrac (Nicolas) (Muret 1753 — Paris 1809). Très fécond compositeur d'opéras comiques : Mina ou la folle par amour, Camille, Gulislan, Adolphe el Clara, Maison à vendre, qui eurent grand succès, et de jolies romances.

Mozart (Wolfgang-A.) (Salzbourg 27 janvier 1756 — Vieune » décembre 1791). Classique allemand. Le plus complet de tous les grands génies musicaux, car il a tou-

1 Première apparition de l’emploi de deux clarinettes à l'orchestre. La flûte et le hautbois étaient en usage depuis plus d’un siècle

? Le Mariage secret.

ché à tous les genres avec une égale perfection. A quatre ans 11 composait déjà des Menuets que son père écrivait sous sa dictée. À sept ans il partait accompagné de son père Léopold et de sa sœur Mariane, pour donner des concerts à travers l’Europe ; partout il étonnait et charmait. Parmi ses nombreuses œuvres : Bastien et Baslienne (opéra-comique écrit à 12 ans ! Salzbourg 1768) puis, après nombre d’opéras italiens, Zdoménée (Munich 1781), où il transforme sa manière sous l'influence de Gluck et Grétry dont il avait entendu la musique à Paris, l’'Enlèvement au Sérail (Vienne 1782), les Noces de Figaro (Vienne 1785), Don Juan (Prague 1787), Cosi fan tulle (Vienne 1790), la Clémence de Tilus (Prague 1791), la I'lüte enchantée (Vienne 1791). Une douzaine de symphonies, Concertos pour piano et orchestre, Sonates pour piano seul, Concertos pour violon, pour clarinette, pour cor, pour basson, etc. Messes, Psaumes, Motets, un Ave Verum à quatre voix, de nombreux Quintettes, Quatuors et Trios, 18 Sonates pour piano et violon, etc. et enfin son Requiem. (Voir virtuoses).

Mozart, mort à 35 ans (!), fut enterré dans la fosse commune, sans la présence de sa femme, malade, ni de quelques amis que le mauvais temps empêcha d'aller Jusqu'au cimetière ; quelle honte ! Mais il laissait son œuvre sublime, impérissable !!

Lesueur (Jean François) le maître de Berliozet de Gounod, né près d’Abbeville en 1760, mort à Paris en 1837. Inspecteur du Conversatoire, membre de l'Institut (1813). Œuvres : Messes, Motets, Marche du Couronnememt (pour Napoléon l°',son ardent protecteur).Au théâtre: LaCaverne, Télémaque, les Bardes, etc... (Voir Théoriciens). — Chef d'orchestre de l'Opéra (1814).

Cherubini (Marie-Louis Ch.) (Florence 1760 — Paris 1842) (82 ans). Après avoir produit en Italie de la musique religieuse et plusieurs opéras, vint en France (1788), où il se fixa définitivement et écrivit entre beaucoup d’autres opéras : Démophon, Lodoïska, V'Hôtellerie porlugaise, les Deux Journées, Faniska. les Abencérages... A l'église, plus encore qu'au théâtre, Cherubini tient une place glo-

rieuse dans l'Ecole française, avec ses Messes solennelles, dont la fameuse Messe du Sacre et ses deux Requiem, et autres pièces religieuses. Cherubini écrivit aussi une symphonie, des cantates, hymnes, romances, de la musique de chambre, etc. Il fut membre de l'Institut, puis directeur du Conservatoire de 1821 à 1841. Il eut pour élèves Zimmermann, Boïeldieu, Auber et Halévy ; Beethoven le tenait en haute estime. Il a laissé un célèbre Trailé du contrepoint”.

Méhul (Etienne-Nicolas) (Givet 1763 — Paris 1817). Prit quelques conseils de Gluck et s’instruisit à l'audition des œuvres du Maître. IL écrivit d'abord un opéra, Euphrosine et Corradin, vinrent ensuite S{ratonice, Mélidor et Phrosine, la Chasse du jeune Henri, Aricdant (1799), les Aveugles de Tolède, l'Iralo (1804), opéra bouffe, puis Joseph (1807), son chef-d'œuvre, qui lui assigne sa place parmi les plus grands génies de l'Ecole française. N'oublions pas quantité d’hymnes patriotiques, le Chant du Départ, etc. Méhul fut inspecteur du Conservatoire lors de sa fondation.

Beethoven (Louis Van) (né à Bonn, 16 décembre 1770, de parents flamands d’origine, mort à Vienne 26 mars 1827). Titan de la musique, lun des plus grands génies de tous les siècles. Son œuvre est prodigieuse., plus encore par sa valeur que par son étendue. Il faudrait tout citer, mais ici nous devons nous borner à la brève énumération suivante : Neuf symphonies * (ut majeur, ré majeur. mt bémol majeur, (l Héroïque), si bémol, ut mineur, Ja majeur, (la Pastorale), la majeur, ré mineur, avec chœur ; Six concerlos pour piano et orchestre ; dix-sept admirables quatuors pour instruments à cordes : onze trios pour piano, violon et violoncelle ; six duos : dix sonales pour piano et violon ; cinq sonates pour piano et violoncelle ; trente-huit sonates pour piano ; un quintette, un sextuor, un célèbre septuor, deux octuors : un seul

1 Complété et revu par M. Th. Dubois.

? Voir les Symphonies de Beethoven, par J: G. Prod'homme.

opéra, Fidelio’ ; un oratorio, le Christ au Mont des Oli-

viers ; les Ouvertures de Coriolan, Egmont, des Ruines d'Athènes de Proméihée (ces deux dernières, avec

musique de scène ou de ballet) ; la colossale Messe Solennelle en ré majeur”, des lieder, etc., etc.

L'œuvre immense de Beethoven peut se diviser en trois catégories assez caractérisées : dans ses œuvres de jeunesse, c'est l’'enchantement et le charme de Haydn et de Mozart qui l'influencent ; puis Beethoven, en pleine possession de son génie, produit une série de chefs-d’'œuvre de la plus franche personnalité; enfin, dans une dernière période, le maître élargit son horizon avec une telle puissance, qu'aujourd'hui encore, certains de ses derniers quatuors et sa sublime Symphonie avec chœurs, soulèvent les critiques de ceux qui trouvent pénible d’en pénétrer les multiples aspects et le puissant développement. Ses maîtres furent Haydn, Albrechstherger et Salieri, à Vienne. Vers l’âge de trente ars, ce grand génie sent les premières attaques d’une surdité qui alla toujours en croissant. Quelle torture pour un tel musicien !

Spontini (1774-1854) (Etats Romains). Un des beaux noms de l'art italien. C’est à Paris qu'il produisit le meilleur de ses opéras : La Vestale, Opéra (1807), Fernand Corlez (1809), Olympie. Fut Membre de l'Institut.

Marschner (Henri-Aug.), Zittau (Saxe 1775 — Hanovre 1861). Compositeur d'opéras très prisés en Allemagne, trait d'union entre l’art de Weber et celui de Wagner. Ses principales œuvres sont : Der Vampir (1828), Hans Heiling (1833)... ; il est aussi l'auteur de beaux chœurs, de lieder et de musique de chambre.

Boïeldieu (François-Adrien) (Rouen 1775 — Paris 1834). Romantique français. Membre de l'Institut en 1818, professeur au Conservatoire, où il eut pour élèves Adam, Fétis et Zimmermann. Le style de Boïeldieu est reconnaissable

1 Pour lequel il écrivit trois ouvertures, la dernière restée la plus célèbre, sous le titre : Ouverture de Léonore.

1 V. l’opuscule : La Messe en ré, par Maurice Bouchor,

Niepce, phys. fr. (1765le Jr Dallon, physic. fr.

Mme de Staël, écriv. fr.

Isabey, peintre français (1767-1855).

Chaleaubriand, écr. fr.

Cuvier, naturaliste fr.

Lebon, chim. fr. (1769- 1804). k

Al. de Humboldi, natural, all. 11769-18591.

Gérard, peintre fr:

Waller-Scotl, écr. angl.

Gros, peintre fr.(1771- 1835).

Bichat, chirurg. fr.

Désaugiers, chanson.

Jr. 1712-1827).

Geoffroy St- Hilaire, natural. fr. (1772- 1844).

Chappe, physie. fr.

Biol, savant fr. (1774- 1862).

Louis XVI 1774- 1789, mort en 1793).

Ampère,phys.fr.(1775- 1836).

Constable, peint. angl.

Thénard, chimiste fr.

Dupuytren, chirur. fr.

H. Davy, chimiste angl.

Gay-Lussac, pAhys.

chim. français (1778- 1850). :

Béranger, chansonnicr fr. (4780-1857).

Laennec, médec. francais (1781-1826).

Ingres, peintre fr.

Stephenson, mécanic.

angl. (1781-1848).

Lamennais, philos. fr.

Rude, sculpt. fr. (1784- 1855),

Arago sav. fr. (1786- 18531.

Chevreul, chimiste fr.

Uhland, poêle all.

Guizot, historien fr.

David d'Angers, sculp.

fr, (4788-1856),

Byron, écr. angl. (1788- 1824)

Schopenhauer, phil.

all. (1788-1860).

Fenimore Cooper, romanc. amér. (1789- 1851).

Horace Vernet, peint.

fr. (1789-1863).

La Révolution Française (1789- 1795).

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