LAURE
par la clarté, la simplicité, la franchise. Sa musique de scène, pleine de tact, de goût et de finesse, est d’une grande justesse dans ses proportions. Citons d’abord, les petites partitions du Calife de Bagdad et Ma tante Aurore (1800) ; puis ensuite, Jean de Paris (1812), le Nouveau Seigneur du Village (1813), le Petit Chaperon Rouge (1818), les Voilures versées (1820), la Féle du village voisin (1821), la Dame Blanche, son chef-d'œuvre (1825) et nombre d’autres œuvres de moindre valeur.
Auber (Daniel-François-Esprit)(Gaen 1782 — Paris 1871) (89 ans). Elève de Cherubini, membre de l'Institut en 1829 et Directeur du Conservatoire de 1842 à 1871. Aimable conteur musical, gai, spirituel et d’une grande fécondité, ce qui lui valut, pendant un certain nombre d'années, un prodigieuse popularité. À écrit surtout des opéras-comiques. Ses principales œuvres sont : la Bergère Châtelaine (1820), le Maçon (1825), la Muelle de Portici (Opéra 1828), Fra Diavolo (1830), le Domino noir (1837), des Diamants de la Couronne (1841), la Part du Diable (1843), Haydée (1847) et un grand nombre d’autres œuvres lyriques moins saillantes. Son principal collaborateur pour le livret fut Eugène Scribe.
Weber (Charles-Marie de) (Eutin 18 décembre 1786 — Londres 5 juin 1826) (à 40 ans !). Romantique, précurseur indéniable de R. Wagner, il fut élève de Michel Haydn (frère de Joseph), puis de l'abbé Vogler. Compositeur plein d'originalité, de coloris, de verve et de fougue. A laissé, parmi de nombreux opéras, quatre œuvres universellement célèbres : Preciosa (Copenhague 1820), le Freyschütz (Berlin, 1821), Æuryanthe (Vienne 1823) et Obéron, exécuté à Londres en 1826. Trois concertos pour pianos, deux concertos et un grand duo pour piano et clarinette‘, un trio, un quator avec piano, quatre belles sonates pour piano et sonatines pour piano et violon, deux polonaises, un rondo en ni bémol, l'Invilalion à la Valse, des ouvertures, deux symphonies, le Jubel ouver-
1 Weber affectionnait particulièrement cet instrument, ainsi que le cor d'harmonie.
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ture, des messes, des chœurs, duos, lieder.….. (Voir chefs d'orchestre, virtuoses).
Herold (Ferdinand) (Paris 1791-1833) (42 ans). L'un des plus remarquables producteurs dans le genre dit « éminemment français ». Fut élève de Méhul, pour la composition et de Louis Adam pour le piano. Ses plus célèbres ouvrages sont trois opéras-comiques : Marie (1826), Zampa (1831), le Pré aux Clercs (1832), d'un style clair, élégant et d’une, orchestration riche et colorée. Il avait déjà écrit : les Rostères (1817), la Clochelle, les Troqueurs, les Muleliers, etc.
Meyerbeer (Giacomo) (Berlin 5 septembre 1791 — Paris 2 mai 1864) (73 ans). Fit ses premières études sérieuses de composition à Darmstadt en 1810, à l'école de l'abbé Vogler, après avoir travaillé le piano avec Clementi. Parmi ses œuvres, voici d’abord un oratorio : la Fille de Jephté (1813). Il écrivit ensuite, en Italie, sous l'influence rossinienne : Marguerite d'Anjou (1820), l'Exilé de Grenade, et il Crociato (Venise 1824). En 1826 il vint à Paris et son esprit changea complètement de direction. Alors commence la série de ses grands opéras français qui lui valurent une popularité considérable : Robert le Diable (1831), les Huguenots (1836), l'Etoile du Nord opéracomique (1854), le Prophète (1849), le Pardon de Ploërmel, opéra-comique (1859), et enfin l’A/fricaine, joué en 1865 à l'Opéra, après la mort de Meyerbeer. Il est encore l’auteur de la musique de S{ruensée (sur le drame de son frère Michel Berr), de trois marches aux flambeaux, de Schiller-marsch, d’un recueil de 40 mélodies, etc...
Très «homme de théâtre », plus épris de clinquant que de véritable beauté, Meyerbeer est actuellement dénigré autant qu'il fut glorieux en son temps. Certaines scènes de ses œuvres méritent pourtant de survivre.
Rossini (Joachim) (Pesaro 29 février 1792 — Paris 13 novembre 1868). Fils d'un pauvre musicien, Rossini fut pour ainsi dire son propre maître, apprenant la musique par intuition et observation, ce qui ne l’'empêcha pas de devenir l’un des plus illustres parmi les compo-
Berryer, P. À. avoc.
Lamarline, poèle français (1790-1869).
Champollion, archéol.
Jr. (4790-1832.
Scribe, aut. dram. fr.
Faraday, phys. angl.
Charlet, peintre fr.