V. Cousin, phil. fr
Casimir Delavigne, poète fr. (1793-1843).
Léon Cogniet, peintre fr. (4794-1880).
Augustin Thierry, histor. fr. (1795-1856).
Ary Scheffer, peint. fr.
Velpeau, chirurg. fr.
Le Directoire (1795-1799).
Corot, peintre français (1796-1875).
Mignet, histor. fr.
Paul Delaroche,peintre fr. (4797-1856).
Alf. de Vigny, poète
Thiers, histor. français (1797-1877).
H. Heine, poële all.
PrAUer, eSCULD MIT.
Aug. Comte, philos.
fr. (1798-1857).
Michetet, histor. français (1798-1874).
Duntan, stat. fr. (1798- 1878).
D es
siteurs qui virent le jour en Italie. Il est l'auteur d'une quarantaine d'opéras sérieux ou boulfes, dont les meilleurs sont : Tancrède (1813), l'Italienne à Alger (1813), le Barbier de Séville, chef-d'œuvre de joyeuse animation écrit en 17 jours à Rome (1816); Ofello (Naples 1816) ; la Cenerentola, (Rome 4817) ; {a Gazza-Ladra (Milan 1817) ; Moïse * (Naples 1818); Mahomet (Milan, 1820) ; Mathilde de Sabran (Rome 1821) ; Sémiramis (Venise 1823) ; Siège de Corinthe (Opéra 1826); qui n'est qu'un remaniement de Mahomet ; le Comte Ory (Opéra 1828); Guillaume Tell (Opéra 1829), l’un des chefs-d’œuvre de l'art lyrique, d’un style tout différent des productions antérieures du Maître, dans lesquelles l'inspiration musicale ne se préoccupait guère d'être en conformité avec l’action dramatique. Après Guillaume Tell, Rossini, quoique âgé seulement de trente- sept ans, se reposa sur ses lauriers, ne produisant plus qu'un Stlabal Maler (1832) et une Petite Messe Solennelle.
Sarrette (Bernard) (1793). Fondateur de la Musique de la Garde Nationale, est chargé par la Convention de créer à l'Institut National de musique, auquel le nom de Conservatoire est donné en 1795. C'est là surtout son principal titre de gloire.
Schubert (François), (né près Vienne le 31 janvier * 1797. mort pauvre à Vienne, âgé de 31 ans! le 19 novembre 1826). L'un des maîtres les HR admirables du Romantisme allemand, d’une fécondité prodigieuse. Doué d’un charme poétique tout particulier, il a surtout excellé dans les lieder * : le Roi des Aulnes, l'Ave Maria, la Sérénade, la Jeune Religieuse, l'Adieu, Marguerile au rouet, la Truite, le Voyageur, Tu es le repos, les deux cycles : la Belle Meunruière, le Voyage d'hiver. I a écrit encore 8 symphonies, des pièces pour piano, (fantaisies, impromptus,
4 Revu et amélioré pour l'Opéra.
? Son père eut 19 enfants ! 11 lui fit prendre quelques leçons avec Salieri.
3 Chanson gaie, d'origine populaire, grave ou triste, étroite union des paroles et de la musique. Schubert écrivit près de 460 lieder, dont une centaine sur des paroles de Gœæthe.
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moments musicaux, etc...), 6 sonatines pour piano et violon, des quatuors, trios et un merveilleux quintette à cordes, des opéras sans intérêt, de beaux chœurs, des messes.
Donizetti (Gaëtan) (Bergame 1797-1848). Auteur de 70 opéras ou opéras comiques, dont quelques-uns, empreints d'une certaine sensibilité d'inspiration, devinrent extrêmement populaires : Anna Bolena (Paris 1831), Lucie de Lamermoor (Naples 1835), la Fille du Régiment (Paris, Opéra-Comique 1840), la Favorite (Paris, Opéra 1840), etc...
Halévy (Fromental) (Paris 1799 — Nice 1862). Membre de l’Institut en 1836. Elève de Berton et de Cherubini. I eut le don du lyrisme et sut tenir une grande place à l'Opéra et à l'Opéra-Comique. Ses ouvrages les plus importants sont : la Juive (Grand Opéra, 1835), l'Eclair (Opéra-Comique 1836), Guido et Ginevra, la Reine de Chypre (1841), les Mousquetaires de la Reine, la Fée aux Roses, la Magicienne, Charles VI (1843), le Val d'Andore (1848), Jaguarila l'Indienne (1855). Professeur de composition au Conservatoire, y eut pour élèves : Gounod, Massé, Bazin et Bizet, qui devint son gendre. Halévy fut secrétaire perpétuel de l’Académie des Beaux-Arts.
Bellini (Vincent) (Catane 1802 — Puteaux, près Paris, 1835). Musicien au style plein de charme, de pureté, d'élégance et d'expression, mais pèchant par la pauvreté harmonique, surtout dans ses premières œuvres. Il obtint de grands et durables succès avec : le Pirale (Milan
1827), la Straniera (Milan 1828), la Somnambule (Milan 1831), la Norma (Milan 1831), créée superbement par la Malibran, les Puritains (Paris 1835).
Adam (Adolphe) (Paris 1803-1856). Membre de l'Inslitut en 1844 et professeur au Conservatoire en 1848. Elève de Reicha et Boïeldieu. Représente dans l’art français le vaudeville musical. Quoique moins fin qu'Auber, il était doué d’une grande sensibilité et d'une inépuisable bonne humeur. Ses principales œuvres sont : le Postillon
R. Topffer, écr. suisse (1799-1846).
Delacroix, peintre fr.
Balzac, romanc. fr.
Consulat (1799- 1804).
H. Milne-Edwards, natural fr. (4800-1885).
J.-B. Dumas, chimiste fr. (4800-1884),
Dantan jeune, slaluaire (1800-1869).
Littré, "phuos fr:
Gavarni, dessin. fr.
Eug. Flachat, Ing. fr.
Victor Hugo, poète fr.
Lacordaire, prédicat.
fr. (1802-1861).
Brizeux, poète fr.
Decamps, peintre fr.
P. Mérimée, écriv. fr.
Alexandre Dumas fDÈTE) MRLOM. re (1803-1870).
Edg. Quinet, hist. fr.
Raffet, dessin. fr.(1804- 1860).
George Sand, rom. fr. (1804-1876).
Napoléon I‘ (1804- 1815).
Kaulbach, peintre all.
Aug. Barbier. poète fr.
Pelouze, chim. français (1807-1867).
Diaz, peint. fr. (4S07- 1876).
Legouvé, écr. fr.(1807- 1903).
Daumier, caricaturiste Jr. (4808-1879).
He oem
de Longjumeau (1836), la fille du Danube, Giselle, ballet qui eut une vogue prodigieuse (Opéra 1841), le Corsaire (ballet), le Chalet (1834), un des grands succès du genre opéra-comique, le Toréador, le Roi d'Yvelot. Giralda, Si J'étais Roi (1852), le Bijou perdu, les Panlins de Violette, des Messes…
Berlioz (Hector). L'un des plus grands maîtres de l'Ecole française (Côte St-André 1803, près Grenoble, le 11 décembre — Paris, 8 mars 1869) (66 ans). Membre de l'Institut. Romantique et novateur passionné, se créa un style personnel, d'un caractère grandiose, d'un sentiment noble et élevé, parfois même mystique, comme dans l'Enfance du Christ (1854). Ses principales œuvres sont : la Symphonie Fantastique (1830), Harold en Italie, symphonie (1834), puis le Requiem, écrit pour les funérailles du général Damrémont (1837), Benvenuto Cellini (1838), opéra, Roméo et Juliette, symphonie avec chœur et soli (1839) ; la Damnalion de Faust, légende (1846, Béatrice el Bénédicl (Bade 1862), la Prise de Troie (Carlsruhe 1890), les Troyens à Carthage, opéra (Paris 1863). Plusieurs ouvertures : les francs Juges, Waverley, le Roi Lear, le Corsaire, le Carnaval de Venise. Une messe, un Te Deum à triple chœurs et orchestre), la Symphonie funèbre et triomphale écrite pour l'inauguration de la colonne de Juillet (1840), des mélodies, etc...
Musicien génial, quoique parfois incomplet sous le rapport de la science harmonique, Berlioz créa, dans le domaine de l'instrumentation, une voie nouvelle que Liszt, Wagner et l'Ecole Russe allaient suivre avec éclat. Il a d’ailleurs laissé un magistral Trailé d'instrumentation el d'orchestralion modernes (1844). Berlioz, dont les succès furent sensationnels dans les Tournées qu'il entreprit en Europe, fut aussi moins méconnu en France qu'il ne voulut l’affirmer. Certaines de ses œuvres furent appréciées de suite (l'Enfance du Christ, par exemple), l'Etat lui fit des commandes officielles et lui accorda souvent la salle des concerts du Conservatoire ; il fut aussi décoré, bibliothécaire du Conservatoire, Membre de l'Institut. Ses intéressants Mémoires ne sont pas toujours d’une réelle exactitude à ce point de vue. (Voir Théoriciens),
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Glinka (Michel), célèbre compositeur, fondateur de l'Ecole Russe, né près Selna (Smolensk), en 1803, mort à Berlin en 1857 ; auteur de la Vie pour le Tsar (Pétrograd' 1836), Rouslan el Ludmilla (1842), d'ouvertures espagnoles...
Hartmann (J.-P.-E.), célèbre compositeur danois qui a écrit des opéras, symphonies, cantates. (Copenhague
Reber (Henri) (1807-1880), né à Mulhouse, mort à Paris. Auteur d’un remarquable traité d'Harmonie ét d'opéras comiques : la Nuit de Noël, le Père Gaillard, les Dames capitaines ; de symphonies, Trios, Quatuors d’un beau style, etc. Professeur au Conservatoire. Membre de l'Institut.
Mendelssohn-Bartholdy (Félix) (Hambourg 1809 — Leipzig 1847) (38 ans). Symphoniste d'une science profonde et d’une inspiration distinguée. Fut aussi un remarquable pianiste, organiste et chef d'orchestre. Il a laissé de superbes sonates d'orgue et de beaux concertos, dont deux pour piano et un pour violon; un duo en ré, pour piano et violoncelle et des rondos, des trios avec piano et quatuors à cordes, romances sans paroles pour piano (genre qu'il créa). Symphonies : Æcossaise, Ilalienne, celles en la majeur et la mineur, la Réformation- Symphonie ; de la musique de scène pour : Athalie, Anligone, le Songe d'une Nuit d'Élé, etc... Des ouvertures: la Grotte de Fingal, Ruy Blas, etc. Des psaumes. Deux oratorios : Paulus, Elie, etc... C'est lui qui, à Leipzig, eut la gloire de remettre en lumière l'œuvre de J.-$S. Bach, tombée dans l’oubli durant 50 années !.,. On lui reproche la pureté, l'élégance; le soigné de son écriture, jusqu'à sa facilité mélodique ; ce sont précisément ces qualités qui feront vivre sa mémoire, alors que le nom de certains de ses contempteurs sera parfois bien effacé. (Voir chefs d'orchestre).
Ghopin (Frédéric), né à Jelazwa-Wola (près Varsovie),
‘ Autrefois St-Pétersbourg (avant 1914).
Darwin, natural. angl.
Flandrin, peintre fr.
(1809-1864), Edg. Poë, écriv. américain (1809-1849).
Tennyson, poète angl, (1809-1892). ;
Alf. de Musset, poète fr. (1810-1857).
Troyon peint. fr.(1810- 1863).
en 1809, mort à Paris, d’une maladie de poitrine, en 1849! L'un des plus merveilleux pianistes qui aient existé; écrivit des œuvres admirables, d’une rare personnalité, pour le piano : 12 polonaises, 56 mazurkas, #4 ballades, 25 préludes, 19 nocturnes, 15 valses, 4 impromptus, 4 scherzos, 27 études, 1 fantaisie, etc... Chopin a encore laissé quelques pièces de musique de chambre et 17 mélodies polonaises. |
David (Félicien) (né ? à Cadenet (Vaucluse) 1810, mort à St-Germain 1876). Romantique français. Semble procéder d'Haydn plus que de tout autre maître, mais reste cependant comme un type spécial, isolé de toute école. I créa l’orientalisme musical. Œuvres : le Désert (1844), l’'Eden, Moïse au Sinaï, Christophe Colomb, odes symphonies; la Perle du Brésil, Lalla-Roukh, opéras comiques ; Herculanum, grand opéra. Membre de l'Institut (1869).
Schumann (Robert), né à Zwickau (Saxe) le 8 juin 1810, mort près de Bonn, le 29 juillet 1856. L'un des grands poètes de l’art musical *, le plus célèbre des maîtres de l'Ecole romantique allemande, génie profond dont chaque accord exprime une pensée. On remarque parfois dans ses grandes œuvres un certain vide de formes, mais il s'en dégage un sentiment si expressif, une impression si irrésistible, qu'on ne peut qu'admirer sans restriction. Atteint des premiers symptômes d'une affection cérébrale (1833), Schumann devint fou en février 1854 et fut interné jusqu à sa mort.
Son œuvre est très variée : pièces pour le piano, parmi
lesquelles nous signalerons : Eludes Symphoniques, Scè-
nes d'Enfants, le Carnaval, Scènes de bal, les Papillons, Inltermezzi, Davidsbündler, Phantasiestücke, Kresleriana, Novetletles, Sonales ; d’incomparables lieder comprenant, entre autre merv billes : la Vie et l'amour d'une femme, l'Amour du Poèle, des poèmes symphoniques avec chant : le Paradis et la Péri, la Vie d'une rose, Faust ; une ouverture et de la musique de scène pour le Manfred de Byron ; un seul opéra, Geneviève ; une messe ; de la mu-
1 11 fut l'élève de Frédéric Wieck, dont il devint le gendre en épousant sa fille Clara, pianiste des plus remarquables.
sique de chambre (3 trios, 3 quatuors à cordes, { quatuor avec piano, { quintette avec piano, 2 sonates, piano et violon, etc...) ; pour l'orchestre (4 symphonies, # ouvertures, concerto de piano et un concerto fantaisie pour violon principal, concerto de violoncelle, etc...), des chœurs a capella, etc... Schumann se signala aussi comme critique musical, rédigeant avec une rare compétence un important journal de musique édité à Leipzig.
Liszt (Franz), né à Raiding, en Hongrie, le 22 octobre 1811, mort à Bayreuth le 31 janvier 1886. Ne fut pas seulement un pianiste incomparable, mais aussi un compositeur de la plus haute valeur, hardi novateur dans l’art de l'instrumentation. Ses œuvres les plus importantes sont : les poèmes symphoniques* (Tasso, Orphée, les Préludes, Mazeppa, etc...) ; des symphonies avec chœurs (Dante, Faust-symphonie, etc. ; des messes, psaumes ; lieder... ; et toute une bibliothèque de musique pour piano, 2 concertos, 5 rhapsodies, une sonate, 2 ballades, berceuse, 2 légendes, nocturnes, études, fantaisies ou paraphrases, etc... Après une lettre du Dante, les Années de Pèlerinage ; de la musique d'orgue, des chœurs... Noble et généreuse nature, Liszt aida de sa grande influence Berlioz, Saint-Saëns et surtout Richard Wagner, qui devint son gendre, épousant sa fille Cosima, après son divorce avec H. de Bülow. Il eut pour maîtres Czerny et Salieri à Vienne, et Reicha à Paris. En 1865, il était entré dans les ordres et l'abbé Liszt termina sa vie entouré d'honneurs et d’hommages enthousiastes. (Voir virtuoses, chefs d'orchestre, musicographes).
Thomas (Ambroise) (Metz 1811 — Paris 1896) (85 ans). Directeur du Conservatoire, de 1871 jusqu'à sa mort. Membre de l’Institut, nommé Grand Croix de la Légion d'Honneur à la millième représentation de Mignon. A. Thomas, doux et charmant rêveur, est une des figures de l'Ecole française. Parmi ses œuvres très nombreuses : la Gipsy, ballet ; Mina, le Caïd, (Opéra comique 1849), le
1 Liszt est l'inventeur de cette forme musicale, dont M. Saint-Saëns devait tirer un si riche parti,