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Les principaux éléments dont se compose la fugue au point où elle est progressivement arrivée de nos jours sont : 10 le sujet, thème qui forme la phrase principale sur laquelle est échafaudé le morceau et qui doit être imité par les différentes parties après avoir été proposé par l’une d'elles. Autrefois, le sujet s’appelait aussi antécédent.
20 La réponse, qui est l’imitation du sujet prise par une autre partie. La réponse s'appelait autrefois conséquent, c’est-à-dire : phrase musicale qui est la conséquence, qui procède d’une autre, appelée sujet ou antécédent.
3° Le contre-sujel, qui est une phrase servant d'accompagnement au
sujet et à la réponse. Dans les fugues à un grand nombre de parties, le sujet peut avoir plusieurs contre-sujets qui l’accompagnent. On appelle fugue à deux, à trois contre-sujets, celle dont le sujet est accompagné par deux cu trois contre-sujets ; 40 L’exposilion ou répercussion, par où débute le morceau et qui consiste à faire entendre un certain nombre de fois le sujet et la réponse dans le ton principal de la fugue avant d’arriver aux épisodes ou divertissements ; 5° Les épisodes ou divertissements, qui se composent ordinairement d’imitations formées de courts fragments du sujet ou du contresujet, et servant à apporter de la variété dans la fugue et à moduler; 6° Les reprises modulées du sujet et de la réponse dans les tons voisins du ton principal; 70 La sfrette ou le strelto (du mot italien strello, serré). Dans la sfrette, on n'attend pas le développement entier du sujet pour faire entrer la réponse, laquelle doit couper le sujet en l’interrempant dans son commencement : dans le développement de la sirette, les imitations du sujet et de la réponse doivent devenir de plus en plus rapprochées, de plus en plus serrées, d’où le nom de cette partie de la fugue; 80 La pédale, qui est unenote de basse ou intermédiaire tenue dans une partie, pendant un certain nombre de mesures, tandis que les autres parties font entendre les imitations épisodiques qui conduisent à la fin de la fugue, appellée coda ; 9°La coda ou queue, qui est formée des mesures qui terminent la fugue. Il existe plusieurs espèces de fugue dont les principales sont la fugue réelle et la fugue tonale ou du ton. Dans la fugue réelle, la réponse se fait à l'intervalle de quinte supérieure imitant le sujet note pour note, intervalle : pour intervalle dans les mêmes temps de la mesure. Le sujet de la fugue réelle commence et finit par la même note, sans moduler.
Dans la fugue tonale ou du lon, le sujet se termine en modulant, et la
réponse, tout en imitant le sujef, suit une marche inverse en ramenant le sujet dans le ton primitif. Les réponses dans les fugues tonales sont semblables au sujet par rapport aux figures ou valeurs, mais elles ne le sont pas par rapport aux intervalles, ce changement d'intervalle s’appelle mutation, du verbe latin multare, changer.
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