Pochette en viole. Mod. :talien (XvI° siècle
29, Soprano de cornet à bouquin.
30, 31, 32, 33. Cromornes quatuor : B. T. A. $. (KVII® siècle.)
d’une écaille de tortue (1), comme celui de la lyre de Mercure. On le construisit ensuite en bois, mais le corps conserva la forme arrondie de la tortue, comme celui de la mandoline, qui en est la réduction et le diminutif. Au milieu de la table supérieure qui était plate, il y avait une ouverture
appelée rose ou roselle.
Le nombre des cordes varia selon les modifications successives qui furent APpUURE à cet instrument. Les derniers luths avaient vingt-
F1rG. 12. — Le luth.
quatre cordes.
On pinçait les cordes du luth de la main droite, tandis que la main gauche appuyait sur les touches, petites cases généralement au nombre de neuf pour varier les tons et marquées sur le manche, lequel était large et renversé à l’extrémité. Cet instrument ressemblait à la guilare qui le détrôna plus tard, avec cette différence que le corps de cette dernière est plat sans côtes et uni, et que les deux tables sont séparées par de hautes éclisses, tandis que le luth et ses congénères le {héorbe, l’'archiluth, qui sont des variétés du luth, et la lulina, la mandore, la mandoline, le colachon, qui en sont les dérivés, avaient un corps arrondi et à côtes en forme de coquille, mais sans éclisses.
Du xve au xvine siècle il fut très en vogue et
l’instrument favori de la musique galante, des nobles, des grandes dames. Les rois, les princes, les seigneurs, les dames de la cour possédaient dans leur maison un poète joueur de luth, ayant la charge de suivant ou de valet de chambre. Le poète Clément Marot parle avec enthousiasme du joueur de luth Albert de Rippe, qui était attaché à la personne du roi de France Francois 1er. La reine Marguerite de Navarre avait à son service le poète Bonaventure des Périers, qui écrivit pour elle : La manière de bien et justement entoucher les lucs el guiternes. La reine Marie de Médicis
jouait du luth.
Luth théorbé. — Luth composé de vingt-quatre chevilles et dont les cordes basses avaient un cheviller spécial, qui le faisait ressembler au
théorbe.
Théorbe ou téorbe. —- Instrument de la famille des luths, inventé au commencement du xvi® siècle et qui était plus grand que le luth. Il avait
(1) D'où le nom de festudo (tortue), que les latins donnaient aux instruments de cette famille.
deux manches, l’un pour les cordes qui se doigtent sur le manche, l’autre pour les grosses cordes qui servent pour les basses et se pincent à vide. On s’en servait pour l’exécution de la basse continue (1), soit à l’église, soit au théâtre.
Il fut l'instrument favori des dames de la cour de Louis XIV. Ninon de Lenclos excellait, dit-on, à en jouer.
L’archiluth. —- L’archiluth était une variété de grand luth ayant
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F1G. 13. — Instruments exotiques (2).