‹ Résumé d'histoire de la musiqueChapitre 68 sur 101 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

Instruments de musique ().

La plupart des instruments de musique ont pris naissance dans une forme rudimentaire chez les peuples orientaux de la plus haute antiquité. Il en fut imaginé une quantité considérable dont une partie a formé les types en usage actuellement, maïs dont un très grand nombre tomba dans l'abandon (2). | tre

. Les instruments de musique forment une famille nombreuse composée de divers éléments. On peut les classer en trois groupes principaux : les instruments à vent; les instruments à cordes; les instruments à percussion.

Instruments à cordes (3).

On connaît : Les instruments à cordes frottées avec arthel; à roue el à clavier; à cordes pincées; à cordes frappées; à cordes métalliques et à clavier.

(1) L'histoire nous apprend que les peuples de l'antiquité ont fait usage des instruments de musique dans les cérémonies religieuses, dans les théâtres, dans les fêtes populaires et les festins, et aussi comme éléments d'entraînement dans les combats.

L’'historien Thucydide (vers 471 avant J. C.) nous dit qué les Lacédémoniens allaient en

. guerre aux sons de la flûte afin de conserver une marche cadencée et d’être moins exposés à rompre leurs rangs.

(2) L’étendue indiquée dans cet ouvrage pour nos instruments modernes, est celle qui est le plus communément adoptée dans la musique d’orchestre. Cette étendue peut être dépassée dans la musique de virtuosité.

(3) Les instruments à cordes de la famille du violon sont construits avec du sapin de Norvège ou des Vosges pour la table, de l’érable pour le fond, les éclisses, la tête, de l’ébène pour la touche et les chevilles. Les mandolines et guitares utilisent le sapin pour la table et l’érable ou le palissandre pour le fond. Tous ces bois doivent rester emmagasinés pendant plusieurs années car ils ne peuvent servir que lorsqu'ils sont absolument secs.

Instruments à cordes frottées et à archet. — Avant d'aborder l'étude historique des instruments à cordes et à archet, il est utile de connaître en quoi consistent ces cordes et cet archet qui sont les deux producteurs sonores dans cette brillante famille instrumentale.

Cordes sonores. — Les cordes sonores usitéés dans certains instru-

ments de musique, appelés instruments à cordes, sont de trois espèces : cordes en boyau, cordes métalliques, cordes filées. Elles sont mises en vibration par le pincement des doigts ou par le frottement d’un archet. Les cordes métalliques sont en laiton ou en acier et elles résonnent par le choc des marteaux dans le piano ou bien à l’aide d’une plume dans la mandoline. Dans le piano, les cordes des octaves basses sont en laiton; les cordes des octaves du milieu’et aiguës sont en acier. Les cordes filées sont des cordes de soie ou de boyau recouvertes par une enveloppe en fil de laiton. Les cordes graves du violon, de l’alto, du violoncelle, de la guitare, de la harpe sont fées. — La corde grave du violon qui donne le sol, appelée quatrième corde, celle qui donne le do dans l’allo, les cordes qui donnent le do et le sol dans le violoncelle sont appelées grosses cordes. On désigne chaque corde de certains instruments par la note qu’elle donne à vide. Aïnsi on dit le la du violon, le ré du violoncelle pour désigner les cordes qui donnent ce la et ce ré à vide, c’est-à-dire sans que le doigt de l’artiste soit placé sur la corde. Le son produit par une corde tendue est plus ou moins aigu en raison de sa longueur, de son diamètre, de sa contexture et de sa tension.

L'archet. — L’archel est une baguette de bois dur aux deux extrémités de laquelle sont adaptés des morceaux de crins de cheval d’égale longueur, tendus à l’aide d’une vis. L’extrémité inférieure de l’archet tenue dans la main droite de l'artiste s'appelle {alon; la pointe forme l'extrémité supérieure. Les crins de l’archet sont encastrés, à la partie inférieure (le {alon), dans une petite pièce de bois mobile appelée hausse et placée à cheval sur la baguette. La hausse au moyen d’une vis, sert à tendre les crins de l’archet. L’archet a été inventé pour obtenir le son sur les instruments à cordes tels que le violon, l’alto, le violoncelle, la contrebasse, appelés à cause de cela instruments à archet.

Avant d'arriver à sa forme actuelle, l’archet a subi plusieurs transformations. Le nom d’archet vient de ce que pt il était formé d’une baguette en forme d'arc.

Parmi les maîtres anciens qui ont été des premiers à faire connaître toutes les ressources que l’on peut obtenir dans l’exécution au moyen de |

l’archet, il faut citer : Corelli (1653), Vivaldi (1700), Tartini (1692-1770).

Après desaméliorations successives, Tourte père (Paris, 1747-1835)apporte les derniers perfectionnements à l’archet : légèreté, résistance égale par une diminution de la grosseur de la baguette de la hausse à la tête. Il remplaça la crémaillère par la vis à écrou pour faire avancer la hausse et tendre les crins à volonté.

Les ancêtres du violon. — La famille des instruments à cordes et à archet des temps modernes comprend, sous le nom de quatuor à cordes, le violon, l’alto, le violoncelle (ou basse) et la contrebasse. Les origines de ces instruments ont donné lieu à de savantes recherches mais sont encore assez obscures.

Le nom de violon était répandu en France dès 1550. Quelques auteurs le font apparaître en Italie et en France vers le commencement du xvi® siècle. Son ancêtre le plus direct est la piole, instrument usité dès la Renaissance et qui était un perfectionnement du rebec, lequel au moyen âge, formait la famille d'instruments à cordes frottées par un archet et descendait lui-même du rebab des orientaux.

Le crout, la rote, la gigue, la vièle à archet du moyen âge peuvent aussi être comptés parmi les ancêtres du viclon.

Le rebab. — Le rebab est un instrument oriental à cordes et à archet de construction primitive et de formes variées. Il est monté de une, deux ou trois cordes. Les Arabes appellent celui qui est monté de deux cordes rebab-el-moganny ou rebab des chanteurs, et rebab-ech-chaer ou rebab du poëte, le violon à une corde qui sert à empêcher la voix des narrateurs ou des improvisateurs de sortir du ton.'Il se joue comme notre violoncelle. Il est usité en Perse, en Egypte, à Java, en Algérie. Les Arabes en ont un qui se place sur le genou (1). : :

Le rebec. — On a supposé que lé rebab oriental, dont l’origine est fort ancienne, a dû être introduit en Europe à l’époque des croisades et qu’il a donné naissance au rebec européen du moyen âge, lequel était monté de trois cordes accordées de quinte en quinte et pouvait descendre également du crout à trois cordes (crowth-trithant) du pays de Galles (Grande-Bretagne). Jusqu'au xvie siècle, époque à laquelle apparurent la vièle, la viole et plus tard le violon, qui en était le dérivé, le rebec fut très usité parmi le peuple

(1) Les Chinois ont une sorte d’instrument à archet à deux cordes qu’ils appellent ravanastron, qui aurait été inventé du temps de Ravana, roi de Ceylan, avant l’ère chrétienne et qui serait originaire de l’Inde.

et la bourgeoisie dans les fêteset réjouissances. Les ménétriersl’employaient avec la vielle, la cornemuse, le hautbois, la flûte, le Lambourin dans les acces, dans les fêtes des villages. On faisait usage des dessus, des quinles, des lénors ou failles de rebec (1), composant une famille d’instruments graves ou aigus de même forme, mais de dimensions différentes, dont notre quatuor à cordes moderne : violon, alto, violoncelle et contrebasse est le perfectionnement.

La basse de cette famille était jouée par le monocorde ou {rompelle marine qui figura elle-même jusqu’en 1180 dans la musique des rois de France. La caisse était allongée et de forme trapézoïdale avec généralement sept pans; son manche, fort long supportait une grosse corde de bovau. Cet instrument rendait un son retentissant au loin comme celui de la trompette. |

L’extrémité du manche du rebec était sculptée quelquefois en forme de jolies têtes de femmes et d’autres fois en forme de vilaines têtes auxquelles. des saillies anguleuses donnaient un aspect de maigreur excessive. C’est pour cette raison que l’on disait autrefois visage de rebec pour désigner un visage maigre, mal fait, et $ec comme un rebec pour signaler la maïgreur de quelqu'un.

Le rebec fut le perfectionnement de la rebelle ou rubèbe du moyen âge qui n’eut d’abord qu’une corde, puis ensuite deux, comme le rebab des Arabes. La gigque, montée de trois cordes, était le ténor de rubèbe. Tous ces instruments étaient usités dans les danses villageoises et aussi chez les chanteurs des rues. |

La vièle (ou vielle) à archet (2).— On parle également au moyen âge d’un instrument à quatre ou cinq cordes mises en vibration au moyen d’un archet appelé vielle à archet et à manche, ou vièle du mouen äâge, qu’il ne faut pas confondre avec la vièle à roue et qui servit de transition entre le rebec et la viole. |

La viole, — Avant la formation du quatuor instrumental moderne : violon, -alto, violoncelle, contrebasse, la famille des violes formait une famille comprenant une contrebasse de viole, une basse de viole, une {aille de viole, une haute-contre de viole, un dessus de viole.

En Italie on appelait violino piccolo alla francese (petit violon à la fran-

(1) Cette famille formait ce qu’on appelait un concert de rebecs. (2) On écrit maintenant vielle, mais vièle fut primitivement usité.

caise) le pardessus de viole qu’avaient adopté les Français. Toutes ces variétés de grandeur de la viole, représentaient les différents individus de cette famille instrumentale du grave à l’aigu. Ces différentes variétés de violes recevaient en outre en Italie d’autres * noms venant de la manière dont on en jouait. Il y avait la viola da gamba ou viole de jambe, la viola da spalla ou viole d'épaule, la viola da braccia ou viole à bras, le violino ou petite viole, et enfin la ue viole (la plus srande de toutes), le violone. La viola da gamiba (viole de jambe) était la basse de viole et se tenait entreles jambes, comme notre violoncelle actuel par lequel elle a été remplacée; elle avait six ou sept cordes.

-La viola da spalla (viole d'épaule ou viole-ténor) était le ténor de la famille des violes et se jouait sur l'épaule.

La viola da braccio, viole à bras, était la viole proprement dite, la seule que nous ayons conservée de nos jours, sous le nom d’alto, mais en ne lui laissant que quatre cordes, au lieu de sept qu’eile avait primitivement. |

Le violino était la petite viole, ou pardessus de viole, tandis que le violone était Ia plus: grande et la plus grave, ré- : , de vie. — 2. ot RÉ np pondant à notre contrebasse moderne ARR PRIOR

se 3. — Violes.

par laquelle elle a été remplacée. La plus RUE des violes était la pois (pocchetta en italien), qui ne servait qu'aux maîtres de danse, et qu’on appelait de ce nom en raison de sa petite taille qui permettait de la mettre dans la poche.

On citaiten outre, la viole bâtarde, viole des xvrretxviriesiècles, à six cordes et qu’on appelait ainsi parce qu’elle s’accordait par quintes et par quartes.

La viola pomposa, inventée par le célèbre compositeur J. Sébastien Bach, plus grande que la viole ordinaire, qui s’accordait comme notre violoncelle, mais qui avait une cinquième corde à l’aigu; la viola di bordone ou baryton, sorte de petit violoncelle d’amour, monté de six à sept cordes en boyau que faisait vibrer l’archet, et de sept, de onze, jusqu’à vingt-deux cordes harmoniques en laiton, placées sous la touche, très usitée surtout en Allemagne. Haydn à écrit spécialement pour ce dernier instrument plusieurs compositions.

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Du xve au xvrre siècle, les dimensions des violes et la manière de les monter subirent différentes variations. Martin Agricola, dans son livre sur la musique instrumentale, Musica instrumentalis, a donné, en 1528, le dessin d’un quatuor de petites violes montées de trois cordes; il parle également de l’accord d’un quatuor de violes à quatre cordes et d’un quatuor de grandes violes à cinq cordes (la basse en avait six).

Au milieu du xvit siècle, les violes italiennes étaient montées de six cordes.

Jean Rousseau, dans son Traité de la viole (1687), dit que sainte Colombe (vers 1675) ajouta une septième corde à la vicle pour augmenter d’une quarte l’étendue de cet instrument et introduisit en France l’usage des cordes filées d'argent. Ps

Certains auteurs trouvent l’origine du mot viole, d’où est venu celui de violon, dans la forme du manche de cet instrument qui se terminaït par une sorte de trèfle orné et façonné en forme de violette (en latin viola).

Viole d'amour. —- On utilise encore de nos jours une espèce de viole, portant le nom de viole d'amour, en raison de la douceur de ses sons.

C'était autrefois une viole montée de quatre cordes en boyau, portant sur un chevalet, comme dans le violon, et de quatre cordes en métal passant sous la touche, accordées à l’unisson avec les précédentes et rendant des sons harmoniques quand celles-ci étaient jouées à vide. La viole d'amour moderne est construite d’après le même principe. Un peu plus grande que l’allo, elle est montée de sept cordes en beyau, dont les trois plus graves sont couvertes de fil d'argent. Au-dessous du manche et passant sous le chevalet se trouvent, comme dans l’ancienne viole d’amour, sept autres cordes de métal accordées à l’unisson des premières et vibrant sympathiguement avec elles.

Il en résulte une deuxième résonance pleine de douceur et de charme mystérieux.

Le timbre un peu voilé de la viole d'amour est faible et doux; il a quelque chose de séraphique tenant à la fois de l’alto et des sons harmoniques du violon.

Le violon. —- Après avoir parlé des ancêtres du violon, arrêtons-nous à ce dernier. gvs | Ÿ æ Ê Due

Le violon est un instrument de musique à cordes frottées par un archet.

Il est monté de quatre cordes s’accordant de quintes en quintes et donnant à vide les quatre notes : sol, ré, la, mi.

En examinant la structure du violon, on voit que sa caisse sonore est formée de deux fables ayant une échancrure de chaque côté, afin de ne pas gêner le jeu de l’archet, avec lequel on frotte les cordes pour en tirer les sons. La fable inférieure, faite ordinairement d’érable ou de peuplier, et la table supérieure, faite de bois léger de sapin, sont réunies par des lames latérales appelées éclisses. La table supérieure est percée de chaque côté, vers le milieu, de deux cuvertures appelées ouies par où s'échappe le son et ayant à peu près la figure de la lettre f. Les quatre cordes sont attachées vers la partie inférieure de l'instrument à une pièce d’ébène qu’on appelle cordier, et de l’autre bout, à l’extrémité supérieure, à quatre chevilles qui les tendent et qui sont ajustées dans la fête de l'instrument. Sous les cordes se trouve une pièce d’ébène contre laquelle les doigts de la main gauche de l’instrumentiste pressent les cordes à différents degrés de hauteur afin de varier les sons. L'action des cordes, qui sous la pression des doigts de l’instrumentiste {ouchent cette pièce de bois d’ébène, lui a fait donner son nom de louche. Cette touche est placée sur le manche de l'instrument. Ce manche, taillé en biseau, vient s'appuyer sur l’extrémité des éclisses supérieures pour supporter la touche, la tension des cordes et des chevilles qui sont ajustées dans une fêle creusée et terminée par une gracieuse volule. Entre les ouies pig. 4. — Violon. est placée une petite pièce de bois posée d’aplomb sur la table supérieure de l'instrument, pour en soutenir les cordes et leur donner plus de son en les tenant relevées en l'air. Cette petite pièce de bois, placée à cheval sur la table, est appelée pour cette raison chevalet. Enfin, dans l’intérieur de la caisse sonore, entre les deux tables et à peu près au-dessous du pied droit du chevalet, du côté de la chanterelle, on place debout une petite pièce de bois cylindrique servant à maintenir la distance respective entre ces deux tables et à régulariser leurs vibrations. On donne le nom d’éme à ce petit cylindre de bois. Sous le pied droit du chevalet, on place la barre qui sert à maintenir la rigidité de la table.

La description sommaire qui vient d’être donnée du violon peut s’appliquer également à l’alto, au violoncelle et à la contrebasse, qui sont, toutes proportions gardées, construits sur le même modèle que lui.

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On a cherché à fabriquer des violons en verre, en faïence, en porcelaine, en métal, qui n’ont donné des résultats sonores que très inférieurs aux violons en bois. Aucune substance ne peut lutter avec le sapin employé pour la table d'harmonie supérieure, dont les fibres légères et élastiques entrent si facilement en vibrations. ; |

On a également cherché à varier la forme du violon. En 1817, Francois Chanot (Mirecourt, 1782, Brest, 1823) présenta à l'approbation de l’Académie des sciences un violon ayant la forme d’une guitare, bordé de filets en ivoire et ébène empêchant de le détabler aisément et ayant des ouïes presque droites. Après lui, le célèbre acousticien Félix Savart (Mézières, 1791 Paris, 1841) présenta à l’Académie des sciences, en 1819, un violon triangulaire, ayant la forme trapézoïdale et rappelant celle que cet instrument avait au xrrre siècle. Le violon avait la table plane, au lieu d’être légèrement bombée comme dans le violon ordinaire, et les éclisses étaient droites ainsi que les ouïes. Toutes ces tentatives avaient pour but d'obtenir des vibrations meilleures, mais n’ont pu réussis à faire abandonner la forme connue si commode et si élégante.

Les luthiers italiens sont considérés parmi ceux quiont le plus Con IOUE à perfectionner la facture du violon. Il faut citer parmi les auteurs de violes les plus célèbres : Jean Kerlino (xv® siècle) de Brescia; Dardelli, (XvI£ siècle) de Mantoue; Duiffoprugcar (Kvre siècle) de Bologne.

Ces habiles luthiers préparèrent les travaux remarquables de leurs successeurs qui donnèrent aux violons italiens une renommée dont l'éclat brille encore à l’heure présente.

LA

Le renom d’excellence dont jouissent les instruments de Crémone est dû aux Amali (xvre et xvrre siècles) qui vinrent s'établir dans cette ville et y formèrent de nombreux disciples, parmi lesquels il faut citer: Cappa, P. Gancino, F. Rugger (qu’il ne faut pas confondre avec J.-B. Rugger, de Brescia), tous les trois élèves de Nicolas Amali; nommons ensuite Antoine Stradivarius (1644-1737) et Joseph-Antoine Guarnerius (1), cousin germain de Joseph et neveu d'André Guarnerius (1640-1745), qui surpassèrent les Amati et eurent pour élèves ou pour émules Ch. Bergonzi et Dom-Monta- gnana, A. Gagliano, L. Guadagnini, Slorini et autres maîtres d’un moindre talent.

L'ancienne école de Paris est représentée par Médard et Panormo, disciples de CITORTARES Nic. Bertrand, J. Boquay, CI. Pierra y, 18 Guersan,

(1) Joseph-Antoine Guarneri ou Guarnerius, fut appelé communément en Italie Giuseppe Guarnerio del Jesu, RARE que beaucoup de violons sortis de ses mains popene sur l'étiquette cette marque : IL H. 3

Chappuy, Renaudin qui fut guillotiné comme suspect pendant la Terreur.

Au nombre de ceux qui ont mis en faveur, au x1x£ siècle, la lutherie francaise, il faut citer : Pique (1758-1829), Nicolas Lupol (1758-1824), Ch.-Fr. Gand (1788-1845), Chanot, J. B. Willaume, Bernardel.

Des nombreux luthiers allemands, hollandais ou flamands, nous ne nommerons que Hans Frey, beau-père d'Albert Dürer, Albani, Jacobus Siainer, chef de l’école tyvrolienne, Mathias Kloz et ses fils, Jacobs d’Amsterdam, l’habile imitateur d'Amati; Tielke, Bachmann, Griesser, Martin Hojtmann; Rombouts, d’Amsterdam; Ollo.

Les luthiers anglais les plus connus sont : Pemberion, Jacob Rayman, Urquhart, Henri Jaye, Daniel Parker, John et Edw. Beits, élèves de Richard Dulke; Bern. Fendt et Lott, qui ont fait la réputation de leur patron Thomas Dodd; Benj. Bauks et W. Forsler.

Cette nomenclature d'anciens et célèbres luthiers a été empruntée au catalogue du Musée instrumental du Conservatoire, Nous ne saurions trop recommander au lecteur désirant s’instruire sur l’histoire des instruments de musique, de visiter le beau Musée du Conservatoire de Paris.

Ce Musée fut fondé par le compositeur français Clapisson (Naples, 1808, Paris, 1866), qui en fut le premier conservateur. Ses successeurs furent Hector Berlioz, Félicien David, Léon Pillaut, Gustave Chouquet et enfin M. Brancour, le sympathique conservateur actuel.

Méthodes de violon : Baïllot, Charles Dancla, Mazas, Jean Conte, de Bériot, Alard, Willaume, Marchet, Danbé, etc.

L’alts de notre quatuor à cordes moderne est un peu plus grand que le

violon et porta longtemps le nom de viole car il n’est autre que l’ancienne viole de bras italienne dont nous avons parlé précédemment. Il fut également appelé quinte, parce qu’il résonne une quinte au-dessous du violon. Sa sonorité, un peu voilée et mélancolique, convient à l'expression des sentiments tendres, expressifs. Dans la musique d'orchestre, il sert de lien entre

le violoncelle et le violon. à Ë

Méthode d’'alto : Bruni.

Le violoncelle. — Le violoncelle (1) porte aussi le nom de basse, parce qu’il joue la partie grave, celle qui sert de basse au violon et à l’allo. Il dérive de la grande famille des violes; c’est l’ancienne basse de viole, la viola da gamba (viole de jambe) des Italiens, qui avait six ou sept cordes.

(1) Le violoncelle apparut pour la première fois à l'orchestre de l’Académie nationale de = ER de Paris HE vers 1710, ou il fut introduit par J.-B. Struck, dit Batistin ou Batisini

Il avait à l’origine cinq cordes, ut, sol, ré, la, ré, qui ont été réduites à quatre : ut, sol, ré, la.

Les deux cordes supérieures ré et la (chanterelle) ont un timbre pénétrant convenant admirablement aux passages d’un caractère religieux, tendre, passionné.

à = Te Méthodes de violoncelle : Romberg;

Chevillard, Rabaud, Baudiot, Lée, étc.

La contrebasse. — [Le plus grand et le plus grave des instruments à cordes et à archet de l’orchestre est la contrebasse, à laquelle sont confiées les notes graves de l'harmonie. La plus usitée est celle à quatre cordes, mit, la, ré, sol, qui s’accordent de quarte en quarte. Elle a remplacé celle à trois cordes sol, ré, la, qui s'accordent par quintes (1). s

F1G. 5. — Violoncelle.

La

Montéclair, musicien français (1666-1737), l’introduisit à l’orchestre de l'Opéra de Paris en 1707 et fut le premier, dit-on, qui joua la seule contrebasse qu’on trouvait dans l’orchestre de l'Opéra à cette époque, laquelle succéda à l’usage du violone, ou grande viole à sept cordes.

Méthodes de contrebasse : Verrimst, Labro, Gouffé, Weiller, Bottesini, Nanny, etc.

Instruments à cordes pincées.

. Parmi les instruments à cordes pincées, ceux chez lesquels le son est obtenu en pinçant les cordes avec les doigts, la harpe est restée le plus usité. Après elle, la guitare et la mandoline sont également encore en usage de nos jours. |

(1) Une cinquième corde a été ajoutée dernièrement, donnant à vide le do placé une tierce majeure au-dessous du mi grave de la contrebasse à 4 cordes.

La lyre, le luth, le théorbe, le cistre et leurs congénères appartiennent à l'histoire, mais ne sont plus usités depuis de longs siècles.

La harpe. —- La harpe est composée de cinq parties principales : le corps, la console, le mécanisme, la colonne, la cuvette. Le corps est concave et comprend le dos et la table d'harmonie de l'instrument. La console forme la partie supérieure et renferme intérieurement le mécanisme principal. Sur la console sont fixées les chevilles, les boutons de cuivre servant d’appui aux cordes, et les sabots, sortes de crochets de cuivre raccoureissant la corde d’une longueur relative qui monte cette corde d’un demi-ton. Chaque corde de la harpe correspond à un sabot mobile produisant l'effet dont il vient d’être parlé, lorsque les pédales, mises en action par le pied du harpiste, mettent en mouvement le mécanisme des sabots. Les sabots furent avantageusement remplacés plus tard par la fourche, pour le raccourcissement de la corde. La colonne est creuse et donne passage à sept tringles de fer correspondant par le haut au mécanisme contenu dans:la console, et aboutissant par le bas au mouvement des sept pédales qui se trouvent sous la cuvelle, laquelle sert de base, de point d'appui à l'instrument. Il Ê ga y a quatre pédales à droite pour ia le pied droit et trois àgauche pour ! fénassa le pied gauche.

La harpe semble avoir été connue de toute antiquité, sous différentes variétés de formes. Il en est parlé dans l’Ecriture sainte et on en trouve des traces dans les plus anciens monuments. de l'Orient, indiens, égyptiens.

La harpe fut l'instrument favori du moyen âge. A l’époque de la Renais-sance, la faveur dont elle jouissait auparavant passa au luth. Elle eut plusieurs tailles; l’une se plaçaïit sur les genoux ou sur un meuble, c'était la plus petite; l’autre était portative et se suspendait au cou ou se plaçait sur une sorte de pied; enfin, une troisième espèce (la plus grande) reposait à terre, comme notre harpe moderne. Le nombre de cordes était propor-tionné à la grandeur de l'instrument.

On la vit paraître pour la première fois dans un orchestre d’opéra en 1607, dans l’Orfeo de Monteverde, en Italie; elle se vit préférer, quelque temps. après, l’épinette et le clavecin.

F1G. 6. — Harpe des Bardes.

Jusqu'au xvire siècle on n’obtenait sur la harpe que des intervalles diatoniques. Elle ne donnaït que la gamme de mi bémol, ton dans lequel les harpes étaient le plus souvent accordées, ce qui leur interdisait des modu- lations un peu osneee car on ne pouvait garnir l'instrument du nombre de cordes qu’il en eût fallu mettre pour donner les sons des notes diésées et bémolisées. En 1720, grâce à l’invention des pédales par un luthier bavarois de Donauwerth nommé Hochbrucker, cet inconvénient disparut et la harpe entra dans une voie de progrès. Hochbrucker construisit des harpes ayant d’abord cinq, puis sept pédales qui manœuvraient un crochet, lequel venant tirer les cordes à une place déterminée, les faisait monter d’un demi-ton. Ce système fut perfectionné plus tard par Naderman père et surtout par Cousineau, harpiste de la reine Marie-Antoinette qui naquit à Paris en 1753 et mourut en . 1824. Cousineau imagina, en 1782, d'accorder la harpe en do bémol et de fabriquer des harpes avec un double rang de pédales qui élevait à volonté chaque corde de trois demi-tons. La corde à vide donnait la note bémolisée, le premier rang de pédales faisait obtenir la note naturelle, le deuxième, la note diésée. En 1808, Sébastien Erard perfectionna l’idée de Cousineau et inventa la harpe à double mouvement, laquelle, au moyen de deux fourchettes, permet de hausser chaque corde d’un démi-ton ou d’un ton à volonté. La. harpe d’Erard, avec ses sons d’une suavité pénétrante et séraphique, offre” aux compositeurs un précieux. élément d'expression et de poésie.

T1G. 7. — Harpe d’Érard.

Le mot harpe vient du grec arpé, qui veut dire faux, parce qe la harpe antique, privée de célonne, ressemblait à une faux.

Méthodes de harpe de : Cousineau, Nadermann, Labarre, Prumier, Bochsa, Tournier, etc. ;

Harpe chromatique. — M. Gustave Lyon (1), directeur de la maison Plevel-Lyon et Cie à Paris, est l'inventeur de la Harpe chromatique sans pédales. Cette harpe possède une corde pour chaque note : douze cordes

(1) M. Lyon a également inventé le luth chromatique, construit sur les mêmes principes que la harpe chromatique, avec un timbre de sonorité OPERA celui du clavecin,

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à l’octave. Ces cordes, disposées sur deux plans, se croisent vers le milieu des cordes : l’un des plans contient les notes blanches du clavier du piano, l'autre les notes noires. Elle permet donc toute modulation comme sur le piano, tandis que la harpe à pédales, qu’on peut dénommer chromatique par pédales, possède sept cordes par octave : chaque corde pouvant donner trois notes distantes d’un demi-ton selon la position de la pédale correspondante.

La harpe intégrale, due aussi à M. G. Lyon, est la généralisation de la harpe chromatique sans pédales. Les cordes du plan qui répond aux notes blanches du clavier du piano sont allongées de la quantité voulue pour donner non plus la gamme d’ut majeur, mais celle d’ut bémol. Sept pédales permettent de raccourcir chaque corde . d’un prémier demi-ton, puis d’un second demi-ton. Cette harpe, les pédales au premier cran, constitue la harpe chromatique sans pédales ordinaire.

Elle bénéficie donc de tous les avantages des deux harpes, plus d’une série d’autres effets fort intéréssants au point de vue musical.

Harpe chromatique.

(Gustave Lyon.)

La Guitare. — [La guitare est un instrument à cordes pincées. Dans son état actuel et depuis le xvirre siècle, elle a six cordes dont trois en boyaux et trois en soie filée d’argent (les plus graves). En voici l'accord : mi (au-dessous des lignes de la clef de sol), la, ré, sol, mi, mais se lit une octave plus bas. Son étendue est de trois octaves : de mi à mi.

Son corps sonore est plat en-dessus et en-dessous et a des échancrures des deux côtés. Au milieu de la table de dessus existe une ouverture ronde pourleson, appelée rosaceou roselle. Lemanche, ou touche, est diviséen petites cases au moyen de petites barres sur lesquelles on pose les doigts de la main gauche pour obtenir les sons variés, tandis que la main droite pince les cordes.

Les anciens auteurs désignent ordinairement la guitare sous le nom de cithara et plus particulièrement, pour en désigner l’espèce, sous celui de cithara hispanica, guitare ou cithare espagnole. |

Du mot grec kithara et latin cithara, les Allemands ont fait cither ou zither; les Espagnols quitarra, les Italiens cetra, chitarra, chittarone, quin-

lerna, les Français guitare, guiterne, quinterne, quiterne, guitarne, quisterne, guilarne et, selon certains érudits, probablement cilole et cistre. Au moyen âge on distinguait la guitare latine à cinq et à six cordes et la guitare moresque à trois cordes, appelée moresche ou morache en vieux français. La guitare est un des plus anciens instruments et elle figure sur les antiques monuments égyptiens. Répandue chez les anciens Arabes et chez les Maures qui l’apportèrent’en Espagne, elle apparut en France vers le x1e siècle, époque à laquelle on l’appela guilerne, jusqu’au xvri siècle où elle prit le nom de guitare. Elle n'eut d’abord que quatre rangs de cordes, celui de la chanterelle simple et les autres doubles. Le manche de l’instrument, ainsi monté de sept cordes, était alors divisé en huit cases ou touches. On fit ensuite des guitares à dix cordes avec cinq rangs de doubles cordes. C’est depuis la moitié du xvitie siècle que la guitare à six cordes est en usage.

On connaît une très grande variété de guitares : la gutlare allemande, espèce de cistre monté de cinq à sept cordes; la guilare-lyre ou lyre-guitare, prenant la forme de la lyre antique des Grecs et très usitée en France à la fin du xvirre siècle . Banio

guitare américaine.

et au commencement du xix® siècle, montée de six à neuf cordes; la guitare d'amour inventée par Sfaufer à Vienne en 1823 et dont les cordes étaient mises en vibration par un archet; la guilare espagnole à cinq cordes frappées avec la main; la guitare à clavier, inventée en 1780, à Berlin, par Bahmann qui portait, à droite de la table,un mécanisme à l’aide duquel les cordes étaient frappées par de petits marteaux; la guilare-harpe à sept cordes, inventée par Lerien, à Londres, en 1825; citons encore la guitare russe montée de trois cordes et appelée balalaïka et enfin les variétés de guitares exotiques, d’une forme primitive.

F1G. 9. — Guitare.

Méthodes de guitare. — Carulli, Gatayes, Cottin, Casadesus.

La.mandoline. — La mandoline, qui dérive de l’ancien luth, dont il est parlé ci-après, fut par excellence l’instrument des sérénades en Italie et en Espagne. La France, depuis quelques années, en fait un grand usage. L'accompagnement de la Sérénade chantée par Don Juan, dans

l’opéra portant le même nom, a été écrit par Mozart pour la mandoline.

Les cordes ne sont pas pincées, comme cela a lieu dans la guïtare, par le doigt du mandoliniste, mais par un petit bec de plume ou un crochet d’écaille. Les cordes (le plus fréquemment au nombre de quatre dans les mandolines modernes) sont accordées comme celles du violon et doublées afin d’obtenir une sonorité moins grêle.

La mandore, la mandole, sont des variétés de mandoline, mais de plus, grande taille.

Les Espagnols ont des groupes de musiciens formés exclusivement de mandolinistes et composant un petit orchestre portant le nom d’Estudiantina. Des groupes analogues se sont formés en France.

Méthodes de mandoline : Cottin, Patierno, Pietrapertosa, Casadesus, etc.

La cithare. — La cithare moderne est un instrument horizontal avec une table d'harmonie arrondie à deux de ses coins. Le sôn est produit par trente ou trente-deux cordes et s'échappe par une ouverture circulaire. Quatre cordes placées sur la louche servent pour la mélodie, les autres pour l'accompagnement. Des cases métalliques sont disposées sur la table d'harmonie, de demi-tons en demi-tons. Les doigts de la main gauche appuient sur l’espace existant entre ces cases, tandis que le pouce de la main droite, armé d’une bague à pointe, effleure les cordes.

La cithare était une sorte d’instrument à cordes chez les anciens Hébreux, Grecs et Romains. Elle prit successivement différentes formes qui se rapprochaient de la harpe et de la lyre. Une ancienne légende dit qu’une montagne appelée Cithéron, et habitée par les Muses, lui aurait donné son nom.

La lyre. — La lyre fut en grand honneur chez les Grecs de l’antiquité, qui la transmirent aux Romaias après l’avoir tirée des Orientaux.

Primitivement elle fut, croit-on, composée d’une caisse formée d’une écaille de grande tortue, ce qui la fit appeler chelys testudo, mot grec et latin qui signifie tortue, sous lequel on la désigna. Sur cette caisse, qui fut ensuite construite en bois, était tendue une peau servant de table d’harmonie, et s’élevaient parallèlement deux montants, appelés dans le principe cornes (cornua), parce que ce furent d’abord deux cornes de bœuf. Ces montants étaient unis par une traverse appelée joug, à laquelle étaient attachées les cordes au moyen d’anneaux mobiles qui servaient à leur donner la tension voulue quand on accordait l’instrument. Ces cordes tendues étaient attachées également à l'extrémité inférieure de la lyre. On

ne sait absolument rien de positif sur le nombre de cordes dont la lyre fut successivement garnie. Elle en eut d’abord trois, ensuite quatre. Les philosophes du temps désapprouvaient teute adjonction de cordes nouvelles à la lyre, parce qu’ils redoutaient l’action dissolvante que pourrait apporter un trop grand développement de la musique sur une population essentiellement guerrière et attachant une haute importance à la force et à la beauté du corps. Ils désiraient conserver à l’art son influence exclusivement moralisatrice. La Ivre à quatre cordes (tétracorde) était usitée dans les concours qui avaient lieu dans les fêtes appelées jeux. Le poëte T'erpandre, qui vivait, croit-on, 650 ans avant Jésus- Christ, s'étant présenté une fois dans un concours avec une Îyre à sept cordes dont il était l’inventeur, fut forcé de retrancher celles qui étaient en trop. Cette lyre à sept cordes devint plus tard le type de la lyre répondant le mieux au système musical des Grecs. Au temps de Philippe de Macédoine et d'Alexandre le Grand, Timolée de Milet donna à la lyre onze cordes selon les uns et douze selon les autres, mais vit son innovation repoussée par les Spartiates. | Poe On jouait de la Iyre de plusieurs manières : 1° en ‘ Apfélon et sa lyre. pinçant les cordes avec les doigts; 2 en les frappant avec le plectre, sorte de baguette terminée par un crochet; 3° en pinçant les cordes avec une main et en frappant de l’autre main les cordes avec le plectre. Dans cette dernière manière, la lyre, qui dans les deux premières était tenue de la main gauche, se suspendait au cou de l’exécutant. | ë | Les Romains en firent également un grand usage; mais, au moyen âge, eile tomba en défaveur. On donna, à cette époque, le nom de lyre et de lyrasse à une sorte de harpe portative. | La lyre reçut, sous ses différentes variétés, les noms de lyra, cithara,

chelys, barbilos.

ÿ . . x ê . 2 + . { Le luth. — Le luth est un ancien instrument à cordes pincées, criginaire d'Orient et importé en Europe par les Maures d'Espagne. Nos anciens

auteurs l’appellent luit, leuth, lui, luc, luz, lus. Les auteurs latins du moyen âge lui donnent le nom de lutfina. Les Tures et les Arabes le nomment

eoud, el e’oud, laautha, les Espagnols laudo, les Italiens leulo qu’ils prononcent léoulo et aussi liulo (lioulo), les Allemands : laute, qu’ils prononcent

laouté. On a pensé que primitivement le corps principal du luth fut fait

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F1G. 11. — Collection Tolbecque.

. Lyre à 5 cordes (Temps héroïques de la Grèce).

Lyre à 7 cordes (de Terpandre, virie siècle av. J. C.). Lyre à 9 cordes (VIe siècle av. J. O.).

Cithare à 12 cordes (ve siècle av. J. C.).

Crouth à 6 cordes (du XI° au XVIIe siècle).

Rebec à 3 cordes (KII° siècie).

Gigue à 2 cordes (X11° siècle).

Gigue à 1 corde (XII° siècle).

Rubèbe à 3 cordes (xr1° siècle).

Base de cornet (XIV: siècle)..

Vihuèëèle à 5 cordes (Xv® siècle).

Vihuèle à 5 cordes (Xv° siècle).

Psalterion (Xv° siècle). :

Basse de lyre à 12 cordes (du xv° au xvI1e siècle).

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