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Résumé d'un cours d'arboriculture fruitière

Gonstoérations 0énécal CS» — Culture des arbres fruitiers au point de vue de 1 alimentation publique et de la richesse nationale. Le jardin : son utilité et ses produits. Aménagement d’un jardin potager-fruitier : préparation du sol, engrais et amendements.

Le but de l'arboriculture fruitière est de fournir à l’homme des fruits qui entreront très avantageusement dans son alimentation soit en nature, soit après un traitement industriel approprié.

v Les espèces cultivées en Belgique sont : le poirier, le pommier, le pêcher, l’abricotier, le prunier, le cerisier, le noyer, la vigne, le groseiller, le framboisier. Le développement de la culture des arbres fruitiers serait pour l’industrie nationale une : source de sérieux profits, les produits étant assurés d’un placement rénumérateur.

Les fruits non consommés en nature ou exportés sont livrés - au commerce, séchés ou transformés en vinaigre, cidre, poiré, confitures, etc. (1).

û En dehors de ces considérations économiques, la culture du jpardin procure à l’homme une distraction agréable qui l’atta- Vche à son foyer, lui fait aimer sa patrie et ses concitoyens.

Aussi ne devrait-il plus y avoir ni pignons, ni murailles sans arbres fruitiers. Le fermier devrait réclamer de son propriétaire l’établissement de vergers-prairies qui, tout en permettant la mise au vert des animaux, lui donneront un surplus de produit très appréciable.

(i)On a consommé en Belgique (1890) 14.765.750 Hl de bières, soit 4.429.725.000 chopes et 647.344 Hl de genièvre à 32 verres par litre, soit 2.171.200,800 verres tandis que l’on n’a consommé que 1600 Hl de cidre. Les autorités ne devraient-elles pas prendre d efficaces mesures pour augmenter la consommation de cette boisson

hygiénique ?

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Dans ]a petite culture et la banlieue des villes, comme aussi près du corps de ferme on rencontre des jardins potagers-fruitiers entourés, soit de murs, soit de haies : les jardins fruitiers seuls étant beaucoup plus rares.

Un jardinet, tel qu’en possède généralement nos ouvriers à la campagne, devrait lui aussi être planté de quelques arbres, le jardin si souvent délaissé, serait l'objet de la sollicitude de • son propriétaire. Bien disposé, convenablement aménagé et entretenu, il serait pour lui un véritable délassement ; bien plus hygiénique et plus rénumérateur que le plaisir du cabaret. Il faudrait chaque fois qu’il est possible, joindre Futile à l’agréable : quelques fleurs autour de l’habitation, une distribution rationnelle du sol, une bonne succession dans la culture légumière, des arbres fruitiers bien conduits, avec variétés appropriées, nous donneraient un jardin idéal.

Aménagement d’un jardin potager-fruitier.

S’étendre sur les conditions théoriques que doit présenter un jardin potager-fruitier serait fastidieux ; en fait, nous avons un jardin attenant à la maison ou non, il s’agit d’en tirer pratiquement le meilleur parti possible.

Le jardin sera soustrait autant que faire se peut, aux vents du Nord et de l’Ouest. Si la situation est accidentée la pente sera uniforme et réduite à son minimum.

Disposition de quelques jardins types :

1° Entouré de haies. aj 8 à 10 m. de large : un chemin de lin25 le long de la haie, dans le sens de la longueur et du N-0 au S.-E. de préférence ; à 1 m. du bord du chemin, planter les arbres fruitiers distant entr’eux de 3 mètres.

b) 10 à 30 m.; un chemin de lm25 de chaque côté, ainsi qu’à l’extrémité; arbres fruitiers disposés comme ci-dessus; au fond, plate-bande avec une ou deux rangées de pommiers-bruissons à lm50 en quinconce, au Nord, une demi ligne de frambroisiers et une demi de groseillers.

c) Plus de 30 m.; deux chemins se croisant à angle droit au milieu du terrain ; parallèlement à ces chemins, plate-bandes

clans lesquelles on dispose les arbres-fruitiers. A l’intérieur cle la haie de clôture chemin de lm25, plate-bande avec pommiersbruiss ns à lm50 avec groseillers et framboisiers.

Autant que possible nous établirons les haies mitoyennes en groseilleis. L’un des occupants profitera de la récolte d’une moitié des plants, soit 10 m. sur un jardin de 20 m. l’autre de la seconde moitié. Choisir les arbres fruitiers avec grand discernement, écarter les variétés à développement trop considérable préférer les formes restreintes.

2°) Entouré de murs. Mêmes dispositions que les littera a, b, c, précédents sauf qu’il sera ménagé une plate-bande de 1 m.le long des murs avec chemin parallèle de 1 m. à lm25.

Les couches seront disposées de façon à être garanties des vents du Nord et avoir leur inclinaison au Midi.

Préparation du sol. Engrais. Amendements. Des soins apportés à la préparation du sol et à la plantation dépendent le succès de l’entreprise. N’oublions pas que la plante puise sa nourriture dans deux milieux: l’atmosphère et le sol. L’atlnnosphère n’est pas au pouvoir de l’homme ; reste le sol, auquel nous devons donner tous nos soins.

Dans un terrain qui n’a jamais été remué profondément, défoncer à 80 centimètres; dans les jardins, défoncer seulement la place que doivent occuper les plants. Dans les vergers employer charrue ordinaire suivie d’une sous soleuse.

Le défoncement est de première nécessité ; il rend le sol plus perméable, l’assainit. Ne jamais mélanger le sol arable et le sous-sol, remettre les deux couches dans leur position respective. Le sous-sol, n’étant pas soumis à la culture, ni à l’action atmosphérique, ne possède pas le même degré de productivité que la couche arable.

Un complément du défoncement dans les terrains humides à sous sol imperméable est le drainage : à drains ouverts ou par canalisations souterraines (bricaillons, fagots, tuyaux en poterie) ces derniers sont un peu plus coûteux mais d’un effet beaucoup plus sur et de plus longue durée.

Les racines doivent trouver dans le sol les éléments nécessaires à la croissance et à la production de l’arbre qui les a

émises, ces éléments doivent de plus se trouver sous une forme assimilable.

Le fumier de ferme a été de tout temps l’engrais le plus employé pour restituer au sol les éléments que lui enlevait laculture. En même temps que les éléments minéraux qu’il apporte au sol, il agit par ses matières organiques qui représentent environ 13 °/G de sa composition.

Il sera en tous cas très utile, pour ne pas dire indispensable, dans une culture intensive, de lui adjoindre des engrais complémentaires ou chimiques. Dans le verger également l’application d’engrais est bien en place car on exporte sans jamais restituer (croit, lait, fruits).

Les engrais complémentaires les plus employés sont : le nitrate de soude et le sulfate ammoniaque, la kaïnite, le superphosphate et les scories basiques.

C’est l’acide phosphorique qui fait le plus souvent défaut, surtout dans les vergers : une grande quantité de cet élément étant fixé dans l’organisme par la format4on de l’ossature des animaux ne se retrouve pas dans les déjections.

Deux mots des composts qui constituent un engrais excellent et peu coûteux puisqu’il est formé de tous les détritus végétaux du jardin et de la cuisine. Les boues de ville, la vase des étangs peuvent donner d’excellents composts et être appliqués directement.

Ce sont de bons amendements de même que la chaux, les boues de sucrerie, qui outre la chaux fournissent de légères quantités d’éléments minéraux. A remarquer toutefois que l’action physique des boues sur la terre, n’est pas du tout la même que celle de la chaux.

Le purin et les déjections humaines sont très avantageuse- , ment appliqués aux arbres fruitiers surtout dans le jeune âge.

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