‹ Résumé d'un cours d'arboriculture fruitièreChapitre 2 sur 13 · DEUXIÈME LEÇON · texte numérisé non relu

DEUXIÈME LEÇON

Notions d’anatomie, d’organographie et de physiologie

végétale.

Composition et structure de la plante. Organes élémentaires. Organes reproducteurs. Utilité et fonctions de ces organes. Agents naturels indispensables à la végétation.

Composition de la plante. Le moyen le plus certain de connaître la composition élémentaire de la plante était de la soumettre à l’analyse chimique. Après dessication, c’est-à-dire après que toute X eau contenue dans les tissus a été évaporée, il nous reste un résidu : la matière sèche (5 à 40 °/0) Cette matière sèche par incinération laisse un nouveau résidu : les cendres. Ces dernières varient de 1 à 29 0/o de la matière sèche. La partie brûlée constitue la matière organique formée de carbone, d’itydrogène, d’oxygène et d’azote.

Les cendres renferment du phosphore, du soufre, du chlore, du manganèse, du calcium, du sodium, du potassium, du fer, du silicium.

Ces corps sont nécessaires à la vie de la plante. Par les feuilles la plante absorbe dans l’air le carbone et l’oxygène sous forme d’acide carbonique : les autres éléments sont puisés dans le sol par les racines,

Structure de la plante. La plante est formée de cellules ; certaines d’entr’ elles se sont allongées et soudées à leurs extrémités pour former les fibres ; d’autres mises bout à bout ont perdu ou non leurs cloisons de jonction pour former des vaisseaux. Donc trois tissus: le tissu cellulaire, le tissu fibreux, le tissu vasculaire.

La plante puise sa nourriture dans deux milieux : l’atmosphère et le sol. Donc deux espèces d’organes : 1° les feuilles et leur appareil de soutien la tige , 2° la racine ,

La feuille se compose d’un petiote et d’un limbe . Le pétiole est constitué de faisceaux fibreux se séparant de la tige et s’épanouissant dans le limbe sous forme de nervures. Son rôle est, dans la jeunesse, d’amener à la feuille les produits néees-

saires à son développement. Plus tard il ramène à la tige les produits que la feuille qu’il soutient a élaborés. Entre les nervures, du tissu cellulaire (parenchyme) renfermant un pigment vert : la chlorophylle. Sur les ^ deux faces de la feuille un épiderme formé de cellules serrées empêchant l’action violente des agents extérieurs. Pour permettre l’introduction des gaz entre les cellules du parenchyme, l’épiderme possède des stomates principalement abondantes à la face inférieure.

Le système foliacé est soutenu par la tige et ses ramifications. Une section de la tige nous montre deux parties : Yéeorce et le bois. L’écorce chez un sujet jeune, est recouverte d’une pellicule mince percée de stomates, la cuticule qui avec la couche sous jacente le derme , constitue Y épiderme. Sous l’épiderme nous trouvons le suber (chêne-liège) qui chez les sujets âgés remplace l’épiderme.

La couche suivante est Y enveloppe herbacée , puis le liber qui est la dernière de l’écorce.

Le bois se présente formé de couches concentriques, plus ou moins foncées, dont chaque zone représente l’accroissement d’une année. Les couches centrales sont plus foncées et plus dures (bois parfait), tandis que les externes sont plus pâles et plus poreuses (aubier).

Au centre du bois parfait se trouve parfois un conduit renfermant une matière vasculaire : la moelle. Elle disparait chez les sujets âgés.

L’accroissement de la tige se fait entre l’écorce et le bois (liber et aubier) grâce à la zone génératrice ou cambium.

La tige porte les branches, les bourgeons, les feuilles, les fruits.

Les branches sont des ramifications de la tige provenant du développement des bourgeons à bois. Il existe aussi les bourgeons à fieurs ou boutons et les bourgeons mixtes, c’est-à-dire produisant à la fois des feuilles et des fieurs.

La fleur. Le bourgeon à fleurs par son épanouissement donne la fleur c’est-à-dire l’organe reproducteur. La fleur est composée de la corolle c t du calice terminé par le réceptacle et le pédoncule ; à l’intérieur de la corolle les étamines ou’organes

mâles et au milieu le pistil ou organe femelle. L’étamine est un filet terminé par un sac ou anthère renfermant les grains de pollen.

Le pistil se divise en ovaire , style et stigmate. L’ovaire est la partie inférieure, il renferme Y ovule c’est-à-dire la graine à l’état embryonnaire et se développera après la fécondation. Le style joint l’ovaire au stigmate. Le but de ce dernier est de retenir le grain de pollen. Le stjde est percé d’un canal faisant communiquer le stigmate avec l’ovaire. Nous enverrons l’utilité tantôt.

Les étamines et le pistil peuvent se rencontrer sur une même fleur qui est appelée hermaphrodite. Les organes reproducteurs séparés sur deux fleurs donnent des fleurs unisexuées. Une plante donnant des fleurs unisexuées est dite monoïque. Si les fleurs mâles et les fleurs femelles sont sur des pieds différents la plante est dite dioïque.

La racine. Les éléments minéraux doivent être puisés dans le {sol. Les racines sont chargées de cette importante fonction ; elles assurent également celle de fixer le végétal au sol qui le nourrit.

Par analogie avecdes feuilles qui par leur grande surface à l’air concourent à la vie de l’arbre, les ramifications des racines sont couvertes de nombreuses radicelles dont l’ensemble constitue le chevelu. L’extrémité de la radicelle présente une coiffe nommée pilorhize (chapeau de la racine) destinée à en protéger les parties extrêmes, très tendres. Au-dessus du pilorhize une variété d’épiderme dont la surface est hérissée de poils très déliés qui absorbent les éléments nutritifs.

Nous distinguerons la racine normale provenant du prolongement naturel de la radicule ; elle peut être simple, fibreuse, etc. Les racines émises par la tige, les rameaux sont dites adventives.

Utilité et fonctions des divers organes. Les feuilles sont indispensables à la vie de la plante (arbre dont les feuilles sont rongées par les chenilles pendant leur fructification). La chlorophylle sous l’action solaire absorbe l’anhydride carbonique,

fixe le carbone et dégage de l’oxygène. C’est un phénomène d' assimilation, c’est-à-dire de nutrition. Par contre, 1a. plante respire. Dans cette action il y a absorption d’oxygène et dégagement d’acide carbonique. Les feuilles blanches c’est-à-dire dépourvues de chlorophylle, respirent mais n’assimilent pas.

Une cloche en verre, à l’intérieur de laquelle a été disposée pendant quelques heures, une plante à grande surface foliacée de préférence, se couvre de gouttelettes d’eau : c’est la transpiration.

L’ évaporation se manifeste également par une perte d’eau, par action directe de la chaleur sur la surface des feuilles. L’évaporation peut se produire avec la même intensité la nuit comme le jour ; la transpiration, par contre, sera beaucoup plus considérable le jour.

L’eau est le véhicule des matières nutritives. Elle pénètre dans les poils radicaux de la racine par endosmose : c’est Y absorption. Cette eau, chargée de sels nutritifs, va concourir, sous le nom de sève, à l’accroissement de l’arbre, après avoir été transformée par l’intermédiaire des feuilles ou les matières fertilisantes seront utilisées.

Le transport a lieu par les vaisseaux du jeune bois. Le produit de l’action des feuilles prend le nom de sève élaborée, qui circule dans le liber et se dirige vers les parties en voie de développement : bois, racines, boutons, etc.

Fécondation : Lors de la structure de la fleur nous avons remarqué trois parties dans l’organe femelle ; l’ovaire, le style et le stigmate. Le pollen est transporté sur le stigmate soit naturellement (vent, insectes) soit artificiellement (homme, pour qiioi?) c’est la pollinisation.

Le grain de pollen germe sur le stigmate, émet un prolongement filiforme qui va par le canal du style féconder l’ovule ( fécondation ). La fleur, fécondée, se débarrasse de ses enveloppes florales, dont le but était, par ses couleurs vives, d’attirer les insectes nécessaires à la pollinisation ; le style, le stigmate, les étamines disparaissent tandis que l’ovaire s’accroit très rapidement ; le fruit noue.

Le fruit. Dans lin fruit nous trouvons une partie externe charnue, comestible dans certains cas, une interne la graine. L’étude de la graine permet de distinguer X embryon avec trois parties : la radicule (racine) la tigelle (tige) et les cotylédons qui assureront la vie de la plante pendant les premiers jours de son existence.

Pendant son développement, le fruit remplit les mêmes fonctions que la feuille. Mûr, il dégage de l’acide carbonique par la décomposition du sucre.

Germination : A sa maturité le fruit renferme la graine , laquelle graine, par son développement, sitôt que les conditions seront propices donnera à son tour une plante : les conditions propices sont l’air, la lumière, la chaleur et l’humidité. Si d’autre part la jeune plante n’a pas à sa disposition un sol convenable et riche en matières nutritives assimilables elle périt les réserves accumulées dans les cotylédons étant épuisées.

Page 1