‹ Résumé d'un discours prononcé par l'Honorable Sir Lomer Gouin à l'Assemblée législative de Québec, le 26 novembre 1912 [microforme]Chapitre 9 sur 25 · L’OPINION DE MERCIER · texte numérisé non relu

L’OPINION DE MERCIER

Le député de St-Louis a voulu réveiller des échos déjà lointains et il nous a rappelé une parole de Mercier. Monsieur l’orateur, j'ai connu Mercier trop intimement, j'ai trop bien saisi la pensée généreuse qui l’animait pour croire un seul instant qu’il ait jamais songé à faire adopter une loi aussi injuste et ausei vexatoire que celle dont nens sommes à étudier le projet. D'ailleurs, Merci: .siégé dans cette Chambre comme premier minuvre : il a été tout puissant ; il a commandé l'opinion de tous les

(1) La loi 3 Geo. V, chap. 39, qui vient d’être sanctionnée par le lieutenant-gouverneur, pourvoit à ce qu’un père ou une mère de famille traduise devant un magistrat l'enfant qui refuse d'aller à l’école,

hommes de bonne volonté de cette province ; at-il jamais proposé un bill semblable à celui de l’honorable député de St-Laurent ? Al jamais tenté d'imposer aux parents, protestants ou catholiques, l'obligation d'envoyer leurs enfants à l’école sous menace de peines atälictives ? Monsieur l'orateur, aussi longtemps que j'occuperai ce fauteuil, qui fut celui de Mercier, je respecterai l'opinion de l’électorat de cette province, et, en cela, je ne ferai que m’inspirer de la pensée féconde de ce grand patriote.

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