CHAPITRE III
de particules magnétiques nécessaires pour produire les mêmes résultais, et il trouva que la présence de 183 ' lan ( ' e ^ ev c ' ans ' es mt -'~ taux supposés actifs suffisait pour leur donner une force directrice sensible entre les pôles d'un aimant. Ce physicien ne trouva pas dès lors de motifs suffisants pour se prononcer sur la cause des phénomènes et décider si tous les corps étaient magnétiques, à des degrés différents , ou bien s'ils ne devaient pas cette propriété à un mélange de fer. Cette opinion fut partagée par M. Biot, qui ne pensa pas que l'on pouvait décider l'alternative.
On voit donc que dans la période du magnétisme dont nous retraçons l'histoire, bien que des tentatives aient été faites pour montrer que d'autres corps que le fer obéissaient à l'action des aimants, on avait seulement constaté que le nickel et le cobalt étaient magnétiques comme le fer, mais qu'à l'égard des autres substances, les actions n'étaient pas assez manifestes pour décider àquelle cause elles devaient leur faculté d'être influencées par les aimants. Ce n'est que depuis cette époque , comme on le verra dans le cinquième chapitre, que cette question a pu être résolue à l'aide d'autres méthodes d'expérimentation; mais il n'en est pas moins vrai que Brugmann avait observé un fait qui paraissait isolé et auquel on fit peu d'attention, celui de la répulsion du bismuth par les deux pôles de l'aimant, fait qui devait se rattacher plus tard à des effets manifestés par un grand nombre de corps.