‹ Résume ́de l'histoire de l'électricité et du magnétisme, et des applications de ces sciences à la chimie, aux sciences naturelles et aux artsChapitre 75 sur 103 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

ions, les substances décomposées par le courant , et cassions les éléments qui se rendent à l'anode ou à la cathode.

Ces diverses dénominations ont été adoptées par les uns et rejetées par les autres; mais la plupart des physiciens ont conservé uniquement celles de pôles, de corps électro-positifs et éleclro-négatifs, de rhêophores, proposées par Ampère, et celles d'électrodes, d'éleclrolytes, proposées par Faraday; les autres n'ont pas été adoptées.

§11. Comparaison des quantités d'action chimique dues à l'électricité provenant de différentes sources. — Travail chimique des piles.

M. Faraday (26) a comparé ensemble les effets produits par des décharges électriques et un couple voltaïque soit sur une aiguille aimantée, soit sur une dissolution; les résultats qu'il a obtenus lui ont permis d'évaluer approximativement les quantités absolues d'électricité unies aux particules des corps dans les combinaison;,.

D'après cette comparaison, une quantité d'eau égale à O er ,0(iri exige pour sa décomposition un courant électrique continu pendant 3'.7."i, et capable de maintenir pendant ce temps à la température rouge dans l'air un fil de platine de 2 mr ",4 de diamètre; or, quand nu pense à la vitesse excessive de l'électricité, on doit en conclure que la quantité d'électricité qui passe pendant ce temps doit être excessive. M. Faraday a établi qu'il paraîtrait que 800,000 charges d'une batterie de quinze jarres de 2 kc ,03-2 chacune de hauteur et de ,n ,586 de circonférence, seraient indispensables pour fournir l'électricité nécessaire à la décomposition de S ' ,065 d'eau.

M. Peltier (27) a traité aussi cette question, mais avec des idées arrêtées sur la nature de l'électricité et ses rapports avec les affinités, idées qui ne sont pas généralement adoptées; il a transmis l'électricité à travers le circuit d'un multiplicateur, sans avoir pris les précautions nécessaires pour éviter les pertes. Les résultats auxquels il est parvenu sont plus considérables que ceux de M. Faraday.

M. Pouillet (2N) s'est occupé «'•gaiement, de la détermination de la quantité d'électricité nécessaire pour décomposer un gramme d'eau, en prenant pour unité celle qui passe dans un circuit bismuth et cuivre, dont la longueur totale, sous le rapport de la conductibilité, est équivalente à 20'" d'un lil de cuivre de l m de diamètre, et dont les deux soudures ont une différence de température

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égale à 100 u ; il a donc rapporté l'es résultats à une unité d'électricité dynamique.

M. Becquerel (29), en suivant une méthode plus précise que les précédentes, a été conduit à des résultats qui donnent également une haute idée de la quantité d'électricité associée à la matière Cette méthode repose sur la polarité qu'acquièrent des lames d'or servant à la décomposition de l'eau. Ces lames se polarisent même quand elles servent à transmettre un courant thermo-électrique, ou une très-faible décharge d'électricité ordinaire; la question était donc, de comparer ensemble les effets chimiques dus à l'action de la bouteille de Leyde et à celle du couple aux effets de polarisation obtenus; M. Becquerel a tiré de ses expériences la conséquence que pour décomposer 1 milligr. d'eau, il fallait 20,000 charges d'une batterie de I mètre carré, chargée de façon à donner une étincelle à une distance de ll ml ",23. La quantité d'électricité associée à l'oxygène et à l'hydrogène dans un milligr. d'eau, laquelle, si l'on peut s'exprimer ainsi, représente leurs affinités réciproques, serait donc capable de produire tous les effets de la foudre.

On a proposé de comparer les effets des courants et des décharges au moyen de diverses unités dynamiques ; M. W. Weber (29 1 ) a fait des recherches très-étendues sur cet important sujet : mais, comme les déterminations fondées sur les décompositions électro-chimiques sont très-simples et rigoureuses, elles ont été préférées jusqu'ici.

Travail chimique intérieur des piles. On a vu précédemment que l'action électro-chimique d'un courant était équivalente à la quantité d'action chimique donnant lieu au courant; cette loi est la plus simple que l'on puisse employer pour définir l'intensité d'un courant en indiquant quelle quantité d'action chimique peut être produite dans l'unité de temps sur un corps décomposé élei tro-chi iniquement. C'est également le moyen de déterminer les quantités d'électricité qu'une pile [jeut produire, d'après le travail chimique intérieur ou extérieur qui se manifeste simultanément.

M. Despretz (30), en déterminant les différentes réactions qui ont lieu, est arrivé à la conclusion que le travail chimique extérieur est représenté à moins d'un centième près par le zinc dissous dans l'intérieur du couple. Il en est de même dans les piles composées d'un certain nombre d'éléments, avec cette condition que le travail chimique extérieur du voltamètre est équivalent au travail chimique de chaque couple pris isolément.

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