‹ Resume de l'histoire des JesuitesChapitre 20 sur 35 · IV · texte numérisé non relu

IV

Je vis , ou plutôt ce n'est plus moi qui vis, mais c'est Jésus-Christ qui vit en moi.

Je vis en la foi du Fils de Dieu, qui m'a aimé , et qui s'est livré à îa mortpour moi. Gai. II. 20.

Nous avons tous reçu sa plénitude , et grâce pour grâce.

Jean, I. 16.

Dieu pour l'amour de nous a traité celui qui ne connaissait pas le péché , comme s'il eut été le péché même , afin qu'en lui nous devinssions justes de la justice de Dieu. 2 Cor. V. 21.

Ainsi 5 mes frères 5 vous êtes morts à la loi par le corps de Jésus-Christ , pour être à un

PROPOSITIONS CONDAMNEES

tienne 5 que chacun aurait reçu la première en sa propre personne; au lieu qu'on ne reçoit celle-ci qu'en la personne de Jésus-Christ ressuscité à qui nous sommes unis.

La grâce d'Âdarn le sanctifiant en lui-même , lui était proportionnée; la grâce chrétienne nous sanctifiant en Jésus- Christ est toute-puissante , et digne du Fils cïe Dieu.

Le pécheur n'est libre que pour le mal 9 sans la grâce du Libérateur.

XXXÏX.

La volonté que la grâce ne prévient point , n'a de lumière que pour s'égarer 5 d'ardeur que pour se précipiter , de force que .pour se blesser : capable de tout mal et impuissante a tout bien.

Sans laquelle (grâce de Jésus-Christ) nous ne pouvons rien aimer qu'à notre condamnation,

ÉCRITURE ET TRADITION

siste en deux hommes.. . dont l'un nous a perdus en luimême, et l'autre nous a sauvés en lui-même. S, Aug. 3 du pèche originel, chap. xxvm.

La grâce d'Adam était grande , mais différente de notre état. Nous avons besoin maintenant d'une grâce plus forte et plus puissante. S. Aug., liv.

de la corr, et de la gr., chap. xi.

Nul n'est libre pour le ! ien s'il n'est délivré par le Libérateur. S. Aug., liv. IV contre les Pêlag., p. 4i4-

La volonté muable de la créature qui n'est pas conduite par la volonté immuable du Créateur, se porte avec d'autant plus de cupidité au péché , qu'elle agit avec plus d'ardeur. Traité de la voc. des Gent. , liv. I , chap. vi , p. 3.

Rien de tout ce que fait l'homme ne se fait bien , s'il se fait sans charité. S. Aug., liv. de la grâce et du lib. arb. , chap. xviii , p. 737.

TEXTES DU NOUVEAU-TESTAMENT

antre qui est ressuscité d'entre les morts, afin que nous produisions des fruits pour Dieu.

Rom., VII. 4-

Dieu nous a prédestinés par un pur effet de sa bonne volonté, afin que la louange et la gloire en soit donnée à sa grâce , par laquelle il nous a rendus agréables à ses yeux en son fils bien-aimé. Eph. 5 I.

Il commandait à l'esprit impur de sortir de cet homme qu'il possédait depuis longtemps, et quoiqu'on le gardât lié de chaînes et les fers aux pieds , il rompait tous ses liens, et était emporté dans le désert. Lwc,VIIl. 19.

XXXÏX.

Le père de famille en ayant vu d'autres qui se tenaient dans la place sans rien faire , leur dit : Allez-vous-en à ma vigne. Math,, XX. 3, 4-

Que la grâce de Jésus-Christ soit avec vous. 2 Thess., III. 18.

PROPOSITIONS CONDAMNÉES

Toute connaissance de Dieu, même naturelle 9 même dans les Philosophes païens , ne peut venir que de Dieu : sans la grâce elle ne produit qu'orgueil, que vanité, qu'opposition à Dieu même, au lieu des sentiments d'adoration, de reconnaissance, et d'amour,

xLir.

Il n'y a que la grâce de Jésus-Christ qui rende l'homme propre au sacrifice de la foi : sans cela rien qu'impureté, rien qu'indignité.

Le premier effet de la grâce du Baptême est de nous faire mourir au péché ; en sorte que l'esprit , le cœur, les sens, n'aient non plus de vie pour le péché, que ceux d'un mort pour les choses du monde.

Il n'y a que deux amours d'oii naissent toutes nos volontés et toutes nos actions : l'amour de Dieu qui fait tout pour Dieu et que Dieu récompense ;

ECRITURE ET TRADITION

Quelque science et quelque connaissance de la loi que l'homme puisse avoir, il n'y a en lui , quand la grâce l'abandonne , que l'enflure trompeuse et pernicieuse de l'impiété et de l'orgueil, et point du tout de justice et de sainteté solide et véritable. S.

Aug., Lett. i5y à Rilaive, n. 5.

La justice des infidèles n'est point une justice , parceque la nature n'a rien que d'impur et de souillé sans la grâce.

S. Prosper } Lettre à Rufiny chap. vu, p. 92.

11 faut remarquer que les personnes qui mènent une vie sainte, sont appelés des morts, parcequ'îls ressemblent à un mort en plusieurs choses.... 3.

En ce que de même qu'un mort n'a point de sentiment , parcequ'iî n'a point de vie; de même aussi les saints agissent comme s'ils n'avaient nul sentiment lorsqu'on leur ôte les choses de la terre. Guillaume de Paris , serm, pour le sixième dim. de la Trin,r p. 98, tom. 2.

Il y a deux amours d'où naissent tous les mouvements de la volonté humaine. Dans l'amour de Dieu il n'y a rien de

TEXTES DU NOUVEAU-TESTAMENT

Ils ont connu ce qui peut se découvrir de Dieu , Dieu même le leur ayant fait connaître , et l'ayant connu ils ne l'ont point glorifié. Rom. L 19, 21.

N'appelez point impur ce que Dieu a purifié. Act. XI. 9.

Etant une fois morts au péché , comment vivrons-nous encore dans le péché? Rom, VI. 2.

Ceux qui auron t fait de bonnes œuvres sortiront des tombeaux pour ressusciter à la vie , comme ceux qui en auront fait

PROPOSITIONS CONDAMNES

l'amour de nous-mêmes et du monde, qui ne rapporte pas à Dieu ce qui doit lui être rapporté > et qui par cette raison même devient mauvais.

Quand l'amour de Dieu ne règne plus dans le cœur du pécheur , il est nécessaire què la cupidité charnelle y règne, et corrompe toutes ses actions.

La cupidité et la charité rendent l'usage des sens bon ou mauvais.

L'obéissance à la loi doit couler de source , et cette source c'est la charité. Quand l'amour de Dieu en est le principe, et sa gloire la fin, le dehors est net; sans cela ce n'est qu'hypocrisie ou fausse justice.

Que peut-on être autre chose que ténèbres, qu'égarement et que péché , sans la lumière de la foi, sans Jésus-Christ, sans la charité?

ECRITURE ET TRADITION

trop : dans l'amour du monde il n'y a rien que de mauvais.

S. Léon, serm. 88, du jeûne du septième mois , p. 17S.

La cupidité charnelle règne où l'amour de Dieu ne se trouve pas. Quand la charité croît, la cupidité diminue. S. Aug. , Manuel à Laurent, chap. ex vu, t. VI 5 pt 240.

JNos mœurs ne sont bonnes ou mauvaises que selon que nous sommes possédés d'un bon ou d'un mauvais amour.

S. Aug. , Lettre 1 55 à Mace- 4on i t. II, p. 5/j.o.

C'est par la charité seule qu'on obéit véritablement à Dieu... C'est être enflé d'une fausse justice ? que de croire bien faire ce qui ne se fait point par la charité. S. Aug., Du don de la persèv., chap.xvi et t. X , liv. III contre les Pèiag., p. 461-

Toute âme privée de la lumière de Jésus-Christ est dans l'aveuglement et dans les ténèbres, S. Aug., serm, 77 , sur S.Matlu, t. V.

TEXTES DU HOU VEAU-TEST A. MENT

de mauvaises, en sortiront pour ressusciter à leur condamnation, Jean V , 29.

Le plus jeune de ces deux enfants ayant amassé tout ce qu'il avait, s'en alla dans un pays fort éloigné, où il dissipa tout son bien en débauche.

Luc XV, i5,

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