‹ Résumé de l'histoire littéraire du PortgualChapitre 61 sur 61 · FIN · texte numérisé non relu

FIN

Plusieurs auteurs se sont même exercés à composer des morceaux qui sont également latins et portugais, page 4-

Il existe un grand nombre de ces morceaux , je me contenterai d'en rapporter un très-court : c'est l'éloge de la langue portugaise, par Manoel Severim de Faria : •

n 0 quam gloriosas memorias publico considerando quanto vales , nobilissima linpua. Cum tua facundia escessiTamente nos proTocas excitas, inflamas! quam allas Tictorias procuras. Quam célèbres friumpbos speras , quam excellentes fabricas fundas , quam perversas furias castigas. quam féroces insolencias rigorosamente domas, manifestando de prosa et de métro tantas elegaocias latinas. >

Il faut en excepter, toutefois , le fragment d'un poème sur l'occupation de l'Espagne par les Arabes , page 4-

Voici cet ancien monument de la littérature portugaise :

0 Rouço da cara impria de lai sanha A Juliam et horpas a saa grey daninhos. Que em sembra cô os netos de agar forneziuLos Iluâ atimaron prasmada fozaiiha ,

NOTES. 6o3

Ca muza, et zarîpli com basta campanba De juso da sina do Miramolino Co falça lufançom , et prestes maligno De cepta aduxerom ào solar de EspanLa.

E perque era força, adarve , et foçado Da Belica Almina, e o seo Casteval () Conde per encha, e pro comunal Em terra os encreos pojarom a saagrado Et Gibraltar, maguer que adordado et cô comprjdouro persaa defeiisoni.

Pelo Eusodeto seni algo de afom Presto foy d'elles enlrado et filbado.

Et os ende filhados le aes à verdade Os bosies sedentos do sangue de oujudos Melero à cuttlo après de rendudos.

Sem esguardarein à seiso nem idade Et lendo atimada a tal crueldade O templo e orada de dcos profanarom Voliando em mesquita bu logo adorarom Sa besta mafoma a niedés maldade.

0 gazu, et assallo que os da aleTosia Tramarom , per voltos de algùs sajoms.

Co' os dous almirantes da boste niandoms Quedaroni com farta soberba et folia.

Et algesiras que o medés teinia Per ter a makza crueiita sabuda Maudou maududejro conie era teuda Aô rouzom do rej queea Toledo sia.

Ce morceau, rapporlé par Faria, a été trouvé dan^i le cliàUau de Louz;.n,pris par Saiiche I", vers Tan 1187. L'iiumidilé Tavail telleraenl cndomnia<'é, (luon u'cn a pu lire que quatre octavrs que l'ollre ici. Quehiucs personnes rallribucnl à Rodrigue, dernier roi des Golhs; je crois devoir rapporter le jugement qu'en porte le savant M. Ravnouard.

« Uu examen approfondi du langage dans lequel

<3o4 NOTES.

les fragruens de ce poème sout écrits ne me permcl pas de lui assigner uue haute antiquité • on n'y remarque point les signes qui caractérisent les monumens littéraires des douzième et treizième siècles^ où se trouvent des formes romanes, qu'on chercherait en vain dans les vers de ce fragment. » Grau:, roin. Disc, prél., page 40 •

J'ai copié le morceau entier dans l'ouvrage do M. de Balbi, qui donne l'explication des vieux mois par les modernes. M. de Sismondi ne rapporte pas la troisième strophe du fragment, mais il donne la traduction du passage qu'il transcrit. De même que l'abbé Andrés , il ne croit pas qu'on puisse lui assigner la haute antiquité qu'on lui accorde. Voy, Litt. du Tuidi, t. m, p. 264.

Analogue de la langue romane , elle a quelquefois la naïveté du langage si poétique des troubadours, p. 8.

Les rapports du portugais avec la langue romane ont été bien prouvés par M. Raynouard. Je donnerai ici, d'après lui, une preuve incontestable de cette analogie, qu'il établit égalementpour l'cspaqnol et pour l'italien. C'est une petite pièce charmante de Camoeus traduite dans la langue des troubadours.

Portugais.

Da liadeza rossa.

Dama quem a yè , Impossivel hè Que guardar se possa Se faz lanta mossa Ver vos hum so'dia Qucm se guardaria }

Langue des Lrouhodoui s .

De cuindanza vosira Domna qui la ?e, Impossibil es Que guardar se posea Si faz tanta epcLa Vers vos un sol dia , Qui se guardaria

Porlugiis.

Melboi deve ser Veste aveiiturar Ver, et uaô guardar Que guardar e ver.

Ver, e defendcr Muito bom séria , Mas quen^podria.

NOTES. Go5

Langue des troubadours.

Melho» deu essor En est aveulurar Vezer e no guardar Que guardar e veicr Vcier, e défend H Molt bon stria, Mas qui poiria.

Et l'on trouvera pliu loin ces morceaux, (jui uou> ont été transmis par Faria , etc. , page 6.

Voici la chanson de Egaz Moniz Cocllio , qui vivait sous le règne d'Alphonse Henriquez, mort en I i85. M. Simonde de Sismondi indique celle-ci et les autres', mais ne les rapporte pas , et il dit avec raison que Faria lui-même ne pouvait pas les comprendre :

Fincaredes bos cm bora

Tarn coitada Que ei boyme por Ahifùra

De longada Sai-pe o vulto de meu corpo-

Mas ei nom (]à os çoceos vos fica mono

O coraçom.

Se pensades que ci me v6

No lopensedes Que em tos chantado esiù

A nom me vedes Mei jazido et mei amar

Em vos acara Grenbas tendes d'espelhar

A lusia Cara Nom farom estes meis olLos

Tal abesso Que esgravisscm osraci* dolos

Da compeço

Mag se ei for pcra moadego

Pois la TÔ Carulhas me farom ccgo

Conio«i so Se das penas do amorio

Que ei refouço Me fifjerem toniar frio

Como ei ouço Amademe se queredei

Corne lusco Se nom torvo me acharedr?

A mui fusco Se me bos a mi leizardc5

Peis me garde Nom asmeys vo3 de que} mai dr

Isto que ardc Hora nom leixedcs nom

Ca sois parrida E !* nom (^risieleisou

Ter inba tida

Le poète avait composé, dit-oii , celle ciiiuisuu pour prendre congé de dona Viohinle, dame d'iion

6o6 NOTES,

iièur de la reine Malfalda. M. clc Balhi cite un fragment de chanson anonyme , encore antérieur, on le croit de iiî2j elle est beaucoup plus facile à comprendre que la précédente :

No fipiieyral figueyredo A no ligueyral eiilrey Sois niiias eu conlràra Scis ninas enconlrey Pera ellas andàra Pera elles andey.

Lhorando as aschàra Lhorando as acbel Logo Ihes pescudàra Logo llies peseudey Quetn as multratàra Y a lom niala lev.

Voici un couplet de la chanson d^Henriquez à sa femme, 1211,

Tinhe rabos, non tÏQhe raies Tal a lal ca monte ?

Tinharedesme. non tinbaredesme De la vinberasdes de ca filbaredes Cà amabia tudo en soma.

On trouve dans M. de Balbi deux sonnets attribués à Alphonse IV, mort en iSSy. Il rapporte .également des vers de D. Pedro, frère du roi D. Duarte, mort en 1 43. J'ai trouvé de nombreux fragmens des œuvres poétiques de ce prince dans l'ouvrage intitulé : Collaccaô dos Documentas que se tipontuil, Piastres tomos clas Mejr.orias para vida del rey D. Joan I , par Soares de Sylva j elles ont été«copiées sur le Concioneiro deBesende, et ces poésies offrent un vif intérêt^ elles roulent sur des sujets moraux, tels que le mépris des choses humaines, le cas qu'il faut faire des dignités, de la beauté, de la force corporelle, etc.

Les chants de douleur du poète se répandirent après sa morl, page 22.

Voici celte chanson qui causa la mort de Macias: je copie la traduction qui en a été donnée par M. de La Beaumelle^ le morceau qu'il rapix)rte également a été rectifié d'après les judicieuses indications de M. Dubeux, employé à la Bibl. royale. C'est un monument curieux de la naïveté delalitlérature hispano-portugaise. Le traducteur a su conserver la mesure et la coupe de vers de l'original.

Etonnés, pleins de douleur, Oyant le bruit de mes chaînes.

Voulez savoir quel malheur îl'accable de telles peines.

Cesser, ô féaux amis I Cessez tqs questions raines.

Toujours dirai ce que dis:

J'eu^ tort ayant des pensées Pour trop hautes, insensées.

Ai Toulu , dans mon orgueil , Atteindre le bien suprême; Et vais descendre au cercueil, Et ma misère est extrême.

Biais en vain suis malheureux, Tant plus souffre et tant plus aime.

Chu dans lui abîme affreux , Le fol reiponter désire.

Dût sa rechute être pire.

Pour si peu n'allez gémir.

Bien plus jrrande est ma faiblesse, El mourrai du seul désir D'aggraver mal qui me blesse.

Las CMC plus ne dois la voir I Ne plus voir, aimer sans cesse.

Tel drsiin a pu m'échoir!

Cil qui Tccnt dans 1rs chaîn<>s Doit mourir aux méiuts peines

6o8 NOTES.

MoD Sort ne sut nchaîner A si douteiuc eEpérance Que mou cœur ne put donnci A met Tœux nulle assuraure - Mais de ce cruel amour On ignore la puissance, Et l'on dit du troubadour Eviiez-le ! il a la rage.

Son maître en rend témoignage.

Fernaud Lopes fui un des prenaiers gardiens de ce précieux dépôt , page 29.

Les personnes qui désireraient connaîire davdnlage cet historien pourront lire les réflexions pleines d'intérêt et de justesse qu'il a inspirées à M. Buchon, dans la préface de son édition de Froissarl.

On peut voir dans les Œuvres de Radonvillers les services que de Teive rendit à la France, p. 49 Cest Gouvea dont parle cet auteur, et c'est par erreur que le nom de Teive s'est glissé dans la phrase.

Il publia son poème en iS'j'i, page 74.

De])uis quelques années on a réimprimé plu.sieurs fois les Lusiades , et de grandes améliorations dans la correction du texte ont été faites aux diverses éditions, grâce au travail de M. de Souza ; mais on peut affirmer que les excellentes réflexions de M. Mablin sur le texte des Lusiades contribueront singulièrement à la pureté des éditions à venir. Ce savant rappelle que deux éditions des Lusiades parurent à Lisbonne du vivant de l'auteur, et il pense que la seconde fut corrigée par le grand poète. Tout en payaui un juste tribut d'hommage

NOTES. Gof)

a M. (le Souza , M. Mablia prouve que l'illuslrc éditeur des LusiaJes s' csl peut-être trop exclusiveraent atlaclié à reproduire le texte de la premièie editiou , et il appuie son seutimeut de tout ce que la raison et le goût offraieut en sa faveur. Ce travail est digne de Tatteutiou des savaus portugais j il est intitulé : Lettre à MM. les Membres de CAcade'mie des Sciences de Lisbonne.

La flotte est équipée, les navires vont partir, ou sent que le poète quitte sa patrie, l>age 97.

Un savant, (|ui s'occupe ordinairement de plus graves sujets, a dit avec beaucoup de justesse eu parlant de ce passage : « Dans un auteur fécond chaque situation, chaque fait rappelle une foule d'idées et de sontimens , et lorsqu'en mèaie temps cet auteur a du goût et de Tart, ces idées, ciis seulimens, for tifient l'idée principale : ainsi, lorsijue Camoens peint le départ de Vasco de Gama et de ses comguons pour une navigation hasardeuse , il les représente préparant leurs àraes à la mort par des prières, et accompagnés par de longues processions de religieux, ([ui font des vœux pour eux; il peint la foule qui remplit le rivage; des mères, dea épouses, des sœurs; il répète le discours d'une mère à son tils qui part, d'une épouse à son époux, d'un sage vieillard (jui dcmrio les causes et les suites d'une si vaste entreprise, la vanité de la gloire, les désastres qui accompagnent les conquêtes : c'est plus que de raconter un embarquement, w^oy. Jean- Baptiste Say, petit volume contenant quelques aper • rus des hommes et de la société, pa^'i; ^7.

Oui daus ce noble élan, pag. m.

J'ai vu depuis que daus un article du Journal (]es Sui^ansy M. Raynouard avait fait remarquer éloquemraent cet appel de Caraoens en faveur des Grecs.

Ce sont les vers qu'il composa durant son séjour dans rinde qui portent davantage ce caractère de mélancolie profonde, page 146.

En donnant ces poésies de Camoens, j'ai eu rintention, je le répète, de faire connaître ses sentimens et ses malheurs, de même que je voulais faire comprendre combien son génie poétique prenait un caractère différent de celui des Lusia- <Ies. Il y a dans ses poésies diverc-es plusieurs morceaux d'un genre beaucoup plus élevé ^ ils se rapprochent du ton du J)oéme, mais ils sont inutiles pour faire comprendre ses infortunes. Je rappellerai ici que deux mois après la publication des Scènes de de la nature sous les tropiques, dans lesquelles se trouve un épisode sur la vie du grand poète, il parut en portugais un poème anonyme intitulé : Carnoens. Je laisse à d'autres le soin de décider du raériie de cet ouvrage; Tauteur avoue, il est vrai , qu'il paraît après moi , mais que six mois auparavant j^on travail était composé. J'avais eu l'honneur de lire, deux ans avant, mon épisode en présence d'une nombreuse assemblée, chez M. Thurot, l'un des professeurs du collège de France.

Corte-Réal , page iSg.

Il existe une analyse fort imparfaite du naufrage

NOTES. G l T

de Sépulvcda, dans la Bibliothèque des romans, en g6 vol. : on ne fait aucune citation. M. Couchu, qui a donné dans ce recueil un grand nombre d'articles sur la littérature espagnole, fou^pit aussi quelques documens sur la littérature portugaise. C'est d'après lui que j'ai dit que le père du Tasse avait mis eu vers VAmadis de Gaule, de Lobeira. Cet auteur, qui mériterait d'être connu, 'a caracléri.së, à mon avis, de la manière la plus heureuse les premiers essais de la littérature moderne. « Une simplicité spirituelle daus le récit, une certaine malice aimable, qui n'estpas de la falire, fait aujourd'hui le charme des fabliaux français. Les Italiens, dans leurs vieilles nouvelles, sont assez doux, flatteurs, simples aussi en apparence; mais plus vicieux que tendres, plus in trigansque galans, et trop souvent même tragiques. L'Espagnol, dans ses antiquités, se distiugue par une simplioité si noble qu'elle en est inimitable, et par des sentimens si beaux, qu'ils en paraissent orgueilleux. Tous nos guerriers sont des amans dans nos contes, tous leurs amans sont des guerriers dont le fier amour s'exprime avec exagération, w Notice qui précède FEspejo de ^niadores , tome 93 de la Bibl. des romans.

Francisco de Morues, romancier remarquable p. 255. Quelques personnes ont attribué à Jean II j'ouvrage de Francisco de Moraes, Faria , Europa portugueza.

Thcmudo da Fonseca semble nous prouver qu'il n'y vint pas, etc., pag. 202. Il y a erreur: c'est Fran-

cisco Manoel qui écrivit à ce sujet à Tliemudo da Fonseca. Je n'ai pu me procurer qu\me vieille édition de Fernand Alvarez do Oriente, il y en a une moderne qui coiy^ent , je crois, la vie de Fauteur,

Quand le Portugal tomba au pouvoir de la Castille, la décadence des lettres sans doute ne fut pas aussi prompte que celle des armes, page 345.

En parlant des autélirs du dix-septième siècle, je rappellerai que Barbosa fait mention d'un homme qui portait un nom célèbre, et qui donna un poème sacré, resté manuscrit, sur saint Paul ermite : c'est Simon Camoens, devenu jésuite à dix-sept ans, en 1648. rignore s'il était parent du grand poète. Je rappellerai ici qu'on peut mettre au nombre des écrivains de celte période le frère du célèbre Diogo Bernardes. Il était religieux, et se nommait Frey Agostinho da Cruz. Il mourut en odeur de sainteté en 1619; il se livra avec succès aux lettres, et Antonio da Piedade, chroniqueur de la province d'Arrabida , fit imprimer cjuelques-unes de ses poésies qui ont été beaucoi>p vantées par quelques auteurs.

Barbosa raconte différemment celte aventure , page 364-

J'ai oublié de dire que Frey Luiz de Souza, avant d'entrer dans les ordres, portait le nom de Manoel de Souza Coutinho. Il était chevalier de Malte, fut fait prisonnier par les Maures, et devint l'ami àc Michel Cervantes. L'anecdote, telle que je la rapporte, se trouve, je crois, dans les Mémoires d'histoire et de. littérature portugaise du chevalier d'Oliveyra. Barbosa, <fui paraît mieux instruit , affirme

qu'il était déjà marié avec dona Magdalena de Yi- Ihena , lorsqu'il apprit que le mari de cette dame vivait encore. Tous ces faits sont éclaircis dans un excellent article des Mémoires de l'Académie.

On place au premier rang parmi les prédicateurs de ce'temps Frey Antonio Feio, né en iSSg, et mort en 1627. Il fut recteur du collège de Coimbre, et une partie de ses œuvres furent traduites en français, sous le titre de Doctes et rares sermons pour tous les jours de carême, par Hezecques. Ses œuvres complètes ont été réimprimées ungrand nombre de fois.

Et si quelques hommes de génie , tel que Menezes, p. 388.

Il y a quelques autres prosateurs portugais du dix-septième siècle dont je me repens de ne pas avoir rappelé les ouvrages : cela tient à ce .que je n^ai pu me les procurer. Parmi ceux-ci je citerai don Francisco Manoel, que l'on considère comme classique, et qui est souvent admirable par ses peiutures des contrées étrangères. Son livre porte le litre d'Ephanaras. La description qu'il fait de l'île de Madère , au moment de la découverte , est un morceau plein de charmes.

De la vrai manière d'étudier, p. 41 1.

Je ne connais que l'abrégé de cet ouvrage important; il a été publié sous ce titre : Essai sur les moyens de re'tahllr les sciences el les lettres en Portugal, adressé à MM. les collaborateurs du Journal étranger, par M. Antoine Teiseira Gamboa. 11 est dit dans l'avertissement que c'était un nom sup-

6l4 NOTES.

posé sous lequel se cacliait M. Verney. L'ouvrage fut tradiiit du latin en français. Rien ne prouve mieux peut-être que ce livre l'état de décadence où était tombée la littérature portugaise , puisque l'auteur, fort instruit d'ailleurs , semble ne point connaître les poètes classiques de sa nation. Ce qu'il dit sur la littérature portugaise est eu général fort injuste et très-peu étendu^ mais en revanche il est excellent à consulter pour connaître l'état, des sciences en Portugal au commencement du dix- huitième siècle, et les préceptes qu'il donne sont fort bons. Le père Isla, dans son Frère Gerundio, a attaqué M. Verney. Néanmoins son ouvrage fut traduit en espagnol en 1760.

Grâce à Lobeira , c'est elle , au quatorzième siècle , qui fournit ces fables chevaleresques , p. 5l2.

C'est à tort que j'ai omis de parler de cet auteur, en m'occupant de l'origine de la littérature : sa brillante imagination a eu certainement une grande influence sur les Italiens. On n'est point parfaitement d'accord sur l'époque à laquelle il vivait. Faria e Souza le croit contemporain du roi don Fernand 5 mais on pense plus généralement qu'il vivait sous Diniz. Deux sonnets rapportés par Faria, et adressés à l'auteur de V^madis de Gaule, éclairciraient la question si l'on connaissait leur véritable auteur. L'auteur de V Europe portugaise les attribue à l'infant don Pedro, frère du roi don Duarte ; d'autres critiques pensent qu'ils sont dus à Alphonse IV, mort en i357, ou à son frère naturel Alphonse

Sauche : mais ceci reste à prouver. M. A. Balbi qui s'occupe de cette question dans une note curieuse, dit : «Des personnes dignes de foi, qui ont vu le manuscrit original de lArnadis de Gaule lorsqu'il passa aux archives royales, par la confiscation des biens du duc d'Aveyro , dans le fief duquel il se trouvait, nous ont assuré qu'il est parfaitement semblable aux manuscrits du temps de don Diniz pour le langage, l'écriture , etc. Quelques savans pensaient que ce précieux roman avait péri lors du tremblement de terre de Lisbonne. Eu consultant Coucha, j'ai déjà dit que dés l'origine Fou vrage avait été traduit en italien.

Le premier , Jean de Barros, fait bien connaître l'Asie, p. 5 12.

Le pape Pie IV fit élever une statue à cet historien. Voy. Faria , Europa portugucza.

Sans doute , la plupart de ceux que je viens de citer..., p. 533.

Pernambuco doit s'honorer encore parmi ses femmes illustres de dona Rita Joanna de Souza, née à Olindaj elle mourut en 17 19. Elle s'occupait avec succès des beaux-arts et de la littérature; elle a laissé tlivers traités.

FIN DBS NOTES.

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DES CHAPITRES

Du Résumé de V Histoire littéraire du Portugal.

JJiSCOURS PRÉLIMINAIRE. P^ë^ V

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