‹ Résumé de la philosophie de Herbert SpencerChapitre 100 sur 409 · V. — ANTAGONISME ENTRE LA CROISSANCE ET LA GENÈSE ASEXUELLE · texte numérisé non relu

V. — ANTAGONISME ENTRE LA CROISSANCE ET LA GENÈSE ASEXUELLE

334. — Notre sujet est l'antagonisme de l'Individuation et de la i.enèse ; c'est le fait que la même quantité de matière peut se diviser en beaucoup de petits touts, ou en quelques tout s de grand volume; mais le nombre exclu! la grandeur, et la grandeur exclut le nombre.

333. — Sans oublier que certains Phanérogames, tels que le Bégonia phyllomaniaca, reviennent à des modes de multiplication tout a l'ait primitifs, nous pouvons considérer comme incontestable que, tandis que chez les plantes les plus petites

la multiplication asexuelle est universelle et produit des nombres énormes en de courtes périodes — comme le Champignon de la levure, — elle devient, pas à pas, plus restreinte, comme étendue et comme fréquence, à mesure que nous approchons de plantes grandes et composées, et disparaît si généralement chez les plus grandes que, lorsqu'elle s'y rencontre, on l'appelle une anomalie.

336. — Des exemples analogues, montrant la variation inverse de la croissance et de la genèse asexuelle chez les animaux, font sentir la nature purement quantitative de cette relation, sous sa forme originelle. Chez les Protozoaires, comme chez les Protophytes, on observe le processus par lequel l'individualité du parent se perd complètement par la production des rejetons. Les Polypes nous présentent des exemples familiers et frappants d'agrégats du second ordre se multipliant avec rapidité par la méthode asexuelle. Les faits fournis par les Vertébrés peuvent se résumer en peu de mots. D'une part, l'embranchement des Vertébrés, considéré dans son ensemble ou dans une de ses espèces, l'emporte de beaucoup sur les autres par le volume de ses individus ; et de l'autre, l'agamogenèse, sous une forme quelconque, y est absolument inconnue.

337. — Voici donc trois propositions incontestables : les organismes les plus grands ne se reproduisent jamais par la méthode asexuelle ; les organismes les plus petits se reproduisent avec la plus grande rapidité par celte méthode, et entre ces extrêmes on voit généralement décroître la reproduction asexuelle en même temps que croit le volume.

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