‹ Résumé de la philosophie de Herbert SpencerChapitre 129 sur 409 · Y. — DE LA CORRESPONDANCE COMME S'ÉTENDÀNT DANS LE TEMPS · texte numérisé non relu

Y. — DE LA CORRESPONDANCE COMME S'ÉTENDÀNT DANS LE TEMPS

I 16. — Après l'aptitude à répondre au contact des corps envir innants, le premier progrès consiste dans l'aptitude à répondre a ceux de leurs mouvements qui précèdent le contact; et comme le mouvement implique à la fois le Temps el l'Espace, la première extension de la correspondance dans le Temps est nécessairement contemporaine de sa première extension dans l'Espace.

147. — A. travers les périodes successives du développement des sens, ces deux ordres de correspondance progressent ensemble.

148. — Si toutes les actions impliquaient un mouvement perceptible, les deux progrès auraient un rapport uniforme. Mais il y a d'innombrables changements, chimiques, thermiques, électriques, vitaux, qui se produisent sans changement de

place ; il en résulte que dans le développe ni des adaptations

internes a ces derniers, il se fait une extension de la correspondance dans le Temps qui esl distincte de la correspondance qui naît de son extension dans l'Espace, et lui esl surajoutée.

l '»'.•. — Ce degré supérieur de correspondance dans le Temps, a peine ébauché die/, les animaux supérieurs, et qui ne se produit

clairement que dans la race humaine, a fait des progrès remarquables au cours de la civilisation. Il a été plus particulièrement marqué dans les progrès de la science. Commençant par les séquences du jour et de la nuit, les hommes ont passé ensuite aux changements de la Lune, puis au cycle annuel du Soleil, enfin au cycle des éclipses lunaires, aux périodes des orbites des planètes; et l'astronomie moderne, dans ses généralisations, traite d'époques presque impossibles à concevoir.

150. — L'extension de la correspondance dans le Temps, comme son extension dans l'Espace, implique un accroissement dans la quantité de vie, et rend possible une plus grande continuité de vie.

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