X. — INTÉGRATION DES CORRESPONDANl l
h;'.). — Il est nécessaire de voir maintenant commenl de la coordination naîi L'intégration. Les impressions composées, et Les mouvements composés qu'elles guident, se rapprochenl de
plus en plus, par leurs caractères apparents, des impressions simples, et. des mouvements simples. Les éléments coordonnés d'un stimulus, ou acte quelconque, tendent toujours à s'unir, et finissent pur ne pouvoir se distinguer l'un de l'autre que par l'analyse. En outre, la connexion entre le stimulus el l'acte devient aussi constamment plus étroite, de telle sorte qu'ils ne paraissent plus être que deux faces du même changement.
170. — Comme exemple, on peut citer l'apparente simultanéité avec laquelle les nombreuses sensations visuelles que nous donne un objet éveillent ces idées d'étendue tangible, de résistance, de texture, avec lesquelles l'expérience les a associées ; tout le groupe de sensations et les inductions que L'on en tire semble constituer un seul état de conscience. Semblablement, des actions musculaires complexes, perpétuellement répétées, finissent par se rapprocher, pour la rapidité et la facilité, des mouvements simples; elles deviennent inséparables, el de la sorte intégrées. Cette intégration, dont les correspondances réflexes purement instinctives sont un parfait exemple, se manifeste aussi en partie dans toutes les correspondances supérieures.
171. — Les conceptions les plus élevées de la science manifesleni ('gaiement celle loi. Car l'acte de généraliser n'est, en réalité, que L'intégration des différentes cognitions séparées que renferme la généralisation, pour les unir en une connaissance unique.
172. — Une plus grande durée, et un degré plus élevé de Vie, ainsi que l'impliquent la plus grande complexité et la plus grande spécialité de correspondance, accompagnent, cette intégration plus grande qui les a rendus possibles.