II. CoU.ISS
sente le progrès de la correspondance, ne sont qu'autant d'aspects différents d'un seul mode. La grande masse des phénomènes que, pour notre commodité, nous avons examinés sous des litres différents, ne forment, en réalité, qu'une évolution générale, continue et inséparable. Les divers ordres de progrès, en se produisant simultanément, se sont rendus mutuellement possibles. Chaque genre de progrès a ouvert la voie à des progrès d'autres sortes, et ceux-ci, à leur tour, ont réagi de la même manière. Tous ont progressé grâce à chacun, et chacun a progressé grâce à tous.
174. — Chaque acte d'Intelligence étant, clans son essence, un ajustement des rapports internes aux rapports externes, il en résulte que, comme dans le progrès de cet ajustement, les rapports externes croissent en complexité, en nombre, en hétérogénéité, par des degrés qui ne peuvent être marqués ; il n'y a pas de lignes de démarcation précises entre les phases successives de l'Intelligence. Les classifications courantes de nos philosophies de l'Esprit ne peuvent être vraies que superficiellement.
17o. — Ici s'ouvre devant nous une nouvelle légion de recherches. Ayant trouvé que tous les phénomènes delà Psychologie rentrent dans la formule qui les unit à ceux de la Physiologie, nous avons maintenant à voir ce qui distingue un groupe de l'autre. Ayant présenté les vérités psychologiques sous leur aspect le plus large comme vérités biologiques, il nous reste à présenter les vérités psychologiques sous leur aspect différentiel.
176. — En présentant l'Intelligence comme étant l'ajustement des rapports internes aux rapports externes s'étendant graduellement dans l'Espace et le Temps, devenant spécial et complexe d'une façon croissante, et dont les éléments sont toujours coordonnés d'une façon plus précise, et intégrés plus complètement, nous arrivons à une conception qui réclame évidemment un développement ultérieur. Nous devons fonder une Synthèse Spéciale sur cette vérité fondamentale émanant de la Synthèse Générale.