III. — LE DÉVELOPPEMENT DE L'INTELLIGENCE
188. — Nous avons maintenant à examiner les modes par lesquels se produit le meilleur accomplissement de cette loi, et à rechercher la cause générale de cet accomplissement toujours plus parfait.
189. — H y a deux hypothèses possibles quant à la façon dont les degrés divers de cohésion entre les antécédents et les conséquents des changements psychiques sont ajustés. L'une est que la force de la tendance qu'a chaque état de conscience particulier à en suivre un autre est déterminée d'avance par un Créateur: qu'il y a « harmonie préétablie » entre les relations internes et externes. L'autre est que la force de la tendance d'un état de conscience à en suivre un autre dépend delà fréquence avec laquelle les deux ont été liés dans l'expérience : que les relations externes produisent les relations internes. Des deux hypothèses, la première n'est soutenue par aucune preuve positive, tandis que la seconde l'est par ce que nous avons de faits positifs. D'où il suit qu'on ne peut s'empêcher de conclure que la loi de l'intelligence en général dépend de la loi qui veut que, lorsque deux états psychiques se succèdent immédiatement, il se produise un effet tel que dès que le premier se représente, le second aura une certaine tendance à lui succéder.
190. — Si cette loi est vraie, elle doit pouvoir expliquer tous les phénomènes, du degré le plus bas au degré le plus élevé. Étudions maintenant le développement de l'Intelligence sous ses aspects principaux.