XXV. — LE RAPPORT DE SÉQ1 ENCE
:\~\. — Ce dernier rapport n'est qu'un autre aspecl de celui que nous venons de considérer. Car le rapport ultime n'est rien de plus qu'un changement dans l'état de conscience, et nous l'appelons soit un rapport de différence, soit un rapport de séquence selon que nous pensons au contraste entre l'état antérieur el l'état subséquent, ou bien à leur ordre.
375. — On ne peut rien dire de plus de ce rapport que décrire ainsi chacun de ses aspects en termes de l'autre. Le rapport de séquence, considéré subjectivement comme changement dans la conscience, est de trois genres : Le genre fortuit, dans lequel les deux ternies sont suffisamment semblables dans leur tendance, ou leur manque de tendance, pour se suggérer subséquemment l'un l'autre, et dans lequel le changement peut être renversé dans la pensée avec une sensation de non-résistance semblable à celle avec laquelle il s'est primitivement produit; le genre probable, où les termes sont dissemblables dans leur tendance à se suggérer réciproquement, mais qui dans l'ordre ordinaire des termes peut être renversé avec peu d'effort, et le genre nécessaire, où l'antécédent étanl présenté ou représentée la conscience, le conséquent ne peu! être empêché de le suivre, et où la direction du changement ne peut être changée.
376. — La classification des séquences s'opère donc ainsi au moyen d'autres séquences. Comme tous les rapports sont, finalement, réductibles a un seul qui n'est autre qu'un changement dans la conscience, il suit de la. même aprîori, que tous les rapports entre Les changements dans La conscience doivenl euxmêmes être d'autres changements.