‹ Résumé de la philosophie de Herbert SpencerChapitre 198 sur 409 · Nous sommes maintenant préparés à formuler une · texte numérisé non relu

Nous sommes maintenant préparés à formuler une

méthode qui nous permette de décider entre «1rs conclusions antagonistes. Lu validité relative des propositions impliquées ne peut être connue directement ; mais les propositions simples que chacune contient doivent d'abord être isolées, avant que, par la comparaison avec des propositions contraires d'égale simplicilé, on puisse formuler un jugement. Ceci est vrai de môme quand la cognition est simultanément complexe ou sériellement complexe, et encore plus quand elle est à la l'ois simultanément et sériellement complexe.

435. — Si le Postulat a une valeur uniforme, il doit cependant arriver que, comme nous sommes susceptibles de lapsus mentaux, nous penserons parfois avoir sa garantie quand nous ne l'avons pas, et, dans chaque cas, les chances d'avoir commis cette erreur varient directement avec le nombre de fois que nous aurons réclamé sa garantie.

436. — Ce n'est point de la constitution de la garantie ellemême qu'une erreur est à craindre, mais de ce manque d'attention qui nous fait supposer que nous avons la garantie quand nous ne l'avons pas. Il n'y a, du reste, qu'à se rappeler les traités écrits sur les sopbismes, pour voir qu'à part une erreur possible dans les principes logiques eux-mêmes, une erreur est souvent faite, même par les plus attentifs, dans l'application de ces principes, et que, par conséquent, la probabilité d'erreur augmente en raison directe de la longueur d'un raisonnement.

137. — Ne discernons-nous pas ici un critérium rigoureux des valeurs relatives de conclusions opposées? Non seulement de par le jugement instinctif, mais aussi de par celui qui est fondé sur une logique sévère, cette conclusion doit être la plus certaine, qui implique le moins souvent le postulat.

XIII. — SIS COROLLAIRES 438. — De Cet examen critique «les processus par lesquels on

peut évaluer les jugements opposes, nous retournons maintenant aux jugements qui nous concernent spécialement, ceux des

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métaphysiciens. Que le lecteur débarrasse son esprit de toute hypothèse, et contemple un objet: ce livre, par exemple. Tant qu'il se refusera à traduire les faits en hypothèse, il est simplement conscient du livre, et non d'une impression du livre ; d'une chose objective, et non d'une chose subjective. Par suite, iant qu'il continue d'examiner le livre, sa croyance en lui comme réalité extérieure possède la plus haute validité possible. Il a la garantie directe du Postulat Universel, et ne suppose celui-ci qu'une seule fois.

439. — Quand la conscience est occupée à interpréter les impressions connexes qu'un objet présente, et à reconnaître l'objet comme tel et tel, il lui est impossible de se mettre à considérer ces impressions comme des affections du moi, et plus encore de considérer les diverses autres affections qui produisent la conscience du moi. Les impressions présentées, associées en un plexus de rapports les uns avec les autres et avec les impressions représentées, et associées aussi avec ces rapports d'espace qui constituent la connaissance de l'extériorité et de la position, forment une conscience consolidée dont les éléments sont pour le moment inséparables.

440. — Puisque chacune des nombreuses suppositions que le Réalisme Hypothétique et les hypothèses dérivées de l'Idéalisme, celles de l'Idéalisme Absolu et du Scepticisme, sont obligés de faire, n'a tout au plus que la même garantie, que la supposition unique du Réalisme Positif, il suit, des possibilités multipliées d'erreur, que la conclusion atteinte par les premières doit être bien moins certaine que celle qu'atteint le dernier.

44i. — Voyant que toute incertitude hypothétique de la conception Réaliste doit être infiniment dépassée par l'incertitude résultant de tout raisonnement anti-Réaliste, nous trouvons le Réalisme négativement justifié.

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