V. — l'homme primitif au point de vue physique
2\. — Puisque la supériorité de la taille esl avantageuse dans les conflits entre les races, il es1 permis Ai- supposer que L'homme primitif moyen était un peu moins grand que l'homme civilisé moyen. Par conséquent, il a dû y avoir pendanl ces premières périodes, où les groupes d'hommes étaienl petits, et leurs armes imparfaites, de beaucoup plus grandes difficultés dans leurs rapports avec les animaux ennemis, ou qui leur servaient de proie.
25. — ■ L'infériorité de leurs membres Inférieurs, soit comme grandeur, soil comme structure, a dû aussi mettre les hommes primitifs en une position désavantageuse pour lutter avec des animaui puissants el agiles, soit pour leur échapper, soif pour les maîtriser.
26. — L'appareil alimentaire de l'homme primitif, plus grand,
adapté à l'irrégularité dans les repas composés de nourriture le plus souvent de qualité inférieure, malpropre, non cuite, outre qu'il amenait une déperdition d'action mécanique, ne donnait à l'homme primitif qu'une provision irrégulière de puissance nerveuse, plus petite en moyenne que celle qui accompagne une bonne nourriture.
27. — À part la taille et le développement musculaire, l'homme sauvage est moins fort que le civilisé. Il est incapable de dépenser subitement une aussi grande somme de force, et il est incapable de continuer aussi longtemps cette dépense de force.
28. — Parmi les traits physiologiques qui distinguent l'homme dans son état primitif de l'homme actuel, il faut citer son endurance corporelle relative.
29. — Avec cette plus grande aptitude à supporter des actions nuisibles, il y a une indifférence relative aux sensations désagréables ou douloureuses qui en sont les effets ; ou plutôt les sensations sont moins aiguës. Les États de Conscience qui détermineraient les efforts d'amélioration sont, par conséquent, faibles.
30. — Enfin, l'homme primitif atteignait plus tôt sa maturité. Sa croissance et sa structure étant complétées en un temps plus court, sa nature était moins plastique ; la rigidité de l'âge adulte, survenant plus tôt, rend difficiles les modifications. Elle accroît aussi les obstacles au progrès.