XII. — RÉSERVES II RÉSI UÉ
268. — Celui qui ferait une étude spéciale des analogies entre l'organisation Individuelle et L'organisation sociale pourrait pousser celles-ci plus loin en plusieurs directions. Nous pouvons,
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cependant, laisser maintenant la comparaison au point où elle est arrivée.
269. — Qu'on nous permette d"affîrmer encore une fois qu'il n'existe aucune autre analogie entre le corps politique et un corps vivant, que celles que nécessite cette dépendance mutuelle de leurs parties qui est leur caractère commun. Bien que, dans les chapitres précédents, on ait fait plusieurs comparaisons entre les structures et les fonctions sociales, et les structures et les fonctions du corps humain, on ne les a faites que parce que les structures et les fonctions du corps humain offrent des exemples familiers de structures et de fonctions en général. Le seul point commun entre les deux genres d'organisme, c'est que les principes fondamentaux de l'organisation sont communs à l'un et à l'autre.
270. — La comparaison des sociétés dans leurs degrés ascendants a rendu manifestes certains faits cardinaux concernant leur croissance, leurs structures et leurs fonctions : faits relatifs aux systèmes de structures de soutien, de distribution, et de régulation dont elles sont composées ; relatifs aux rapports de ces structures avec les conditions environnantes et les formes dominantes d'activités sociales imposées ; et relatifs aux métamorphoses de types causées par des changements dans les activités. Les inductions, constituant une grossière ébauche de Sociologie Empirique, auxquelles nous sommes arrivés, montrent qu'il y a, dans les phénomènes sociaux, un ordre général de coexistence et de séquence, et que par conséquent les phénomènes sociaux forment la matière du sujet d'une science réductible du moins, en quelque mesure, à la forme déductive.
271. — Les premiers faits examinés concourent à prouver que l'évolution sociale est une partie de l'évolution en général, car les sociétés nous présentent un progrès vers un volume croissant, la cohésion, la multiformité, et la netteté définie des formes. Donc, guidés par la loi de l'évolution en général, et en conséquence par les inductions qui précèdent, nous sommes préparés à aborder la synthèse des phénomènes sociaux. Commençons par les plus simples, ceux que présente l'évolution de la famille.