Ceux qui croient que la science dissipe les croyances
INSTITUTIONS ECCLÉSI ASTIQUES 509
religieuses paraissent ignorer que toul ce qu'elle peut ôter de mystère aux anciennes interprétations s'ajoute aux nouvelles. Ou plutôt nous pouvons dire que le transfert de L'une à l'autre est accompagné d'un accroissement, puisque, à une explication qui a une apparence plausible, la science substitue une explication qui. ne nous ramenant en arrière qu'à quelque distance, nous y laisse en présence de l'inexplicable. Une vérité doit (\r\onir de plus en plus lumineuse : la vérité qu'il existe un Être Inscrutable, qui se manifeste partout, dont l'homme de science ne peut trouver ni concevoir ni le commencement ni la lin. Au milieu des mystères qui deviennent de plus en plus mystérieux plus on les fouille parla pensée, se dresse un»' certitude absolue, à savoir que nous sommes toujours en présence d'une Énergie Infinie et Éternelle, d'où procèdent toutes eboses.
« Ici, suivant le programme du « Système de Philosophie Synthétique », devraient suivre les chapitres sur « V Organisation Industrielle », le « Progrès des Langues », le « Progrès Intellectuel », le « Progrès Esthétique », le « Progrès Moral ». J/rt/s ces parties ne sont pas encore écrites. M. Spencer a été amené* à dévier de Tordre qu'il s'était primitivement proposé, par la crainte que la persistance à s'y conformer >ïeût pour résultat de laisser inachevé le dernier ouvrage de la série (Les Principes de la Morale) «...Probabilité que je [M. Spencer] n'aime pas à envisager. » Bien que « la première division de l'ouvrage qui termine la Philosophie Synthétique ne puisse, naturellement, contenir les conclusions spécifiques qui doivent être exposées dans l'ouvrage entier, elle les implique, cependant, de telle sorte que pour les formuler d'une façon définie il suffit de la déduction logique. »
Le chapitre suivant traitera donc la première section de la cinquième partie : Les Principes de la Morale.