XIII. — COOPÉRATION MES FACTEURS
169. — Ainsi, toutes les choses vivantes, aussi bien que les choses en général, se conforment aux lois universelles de la redistribution de la matière et du mouvement, qu'on les considère dans l'histoire des individus, dans celle des espèces, ou dans celle de l'agrégat qu'elles forment. Les actions que nous avons spécifiées comme étant successives sont en réalité simultanées ; et il faut les concevoir ainsi, si Von veut bien comprendre révolution organique. Le tableau ci-joint (p. 122), représentant la coopération des facteurs, aidera en quelque mesure à comprendre ces actions.
170. — Il semble qu'il y ait lieu de croire qu'aussitôt que les facultés essentielles se multiplient, et que le nombre des organes coopérant à une fonction donnée augmente, l'équilibration indirecte par la sélection naturelle devient de moins en moins capable de produire des adaptations spécifiques , et n'est entièrement capable que de maintenir l'adaptation générale de la constitution aux conditions. Simultanément, la production des adaptations par l'équilibration directe prend la première place — l'équilibration indirecte servant à la faciliter.