‹ Résumé de la philosophie de Herbert SpencerChapitre 70 sur 409 · Pourquoi le mode monocotylédoné de germination · texte numérisé non relu

Pourquoi le mode monocotylédoné de germination

coexiste-t-il avec le mode endogène de développement, et le mode dicotylédoné ou polycotylédoné avec le mode exogène de croissance? Si la force nécessaire pour conserver l'attitude verticale est le résultat de l'enroulement endogène des frondes, la fronde primaire cachera de plus en plus la secondaire, en restreignant sa quantité d'air et de soleil. Par suite, la prééminence de la première fronde ou de ce qui la représente doit toujours se continuer pour que la germination soit monocotylédone. Inversement, si la force est obtenue par la nervure médiane continue, la seconde fronde est la plus favorisée par les circonstances, et se trouve rapidement sur un pied d'égalité avec la première. Les deux structures, autrefois successives, se produisant simultanément, la germination devient, en conséquence, dicotylédoné.

196. — L'unité élémentaire d'une Phanérogame est la portion d'une pousse qui répond à une des frondes primordiales. Cette portion se compose d'un appendice foliaire et de l'entre-nœud précédent, comprenant le bourgeon axillaire quand celui-ci est développé. L'organe foliaire est l'élément le plus constant ; l'entre-nœud et le bourgeon axilliaire le sont moins. Quand on approche de la fleur, le bourgeon axillaire disparaît. Dans la fleur même, les bourgeons axillaires et les entre-nœuds manquent; il ne reste qu'une surface foliaire, qui, dans les organes terminaux extrêmes de la fructification, est réduite à un simple rudiment.

11*7. — La synthèse précédente explique diverses irrégularités. Quand nous voyons des feuilles produire quelquefois des folioles par leurs bords, nous reconnaissons dans cette anomalie un retour à un mode originel de croissance. La production de bulbilles, qu'on observe parfois chez les Phanérogames, cesse de nous surprendre quand nous voyons qu'elle existe habituelle* ment chez les Acrogènes inférieurs, et que ce n'est qu'une répétition, sur une plus grande échelle, de la scission qui est commune chez les frondes produites par prolifération. Nous ne tardons pas non plus à trouver la solution du problème de la transformation des organes foliaires en organes axiaux, bransformation qui n'est pas un l'ait rare.

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